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Grève administrative : penser à “couvrir” les personnels administratifs quand on est enseignant-chercheur
12 février 2009 Initiatives
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prof_machineLes appels à la grève admi­nis­tra­tive dans l’enseignement supé­rieur et la recherche se mul­ti­plient, car ce type de grève paraît consti­tuer un bon moyen de lutte contre les réformes en cours : il s’agit de “blo­quer” la machine admi­nis­tra­tive là où ça lui fait mal, c’est à dire au niveau des flux d’information. Cette cir­cu­la­tion d’information est en effet elle-même sou­vent direc­te­ment reliée aux flux éco­no­miques internes aux éta­blis­se­ments, aux prises de déci­sion qui les accom­pagnent, et qui relient les éta­blis­se­ments à leurs tutelles.

Mais on ne peut pas appe­ler à la grève admi­nis­tra­tive de manière pure­ment théo­rique sans accom­pa­gner ces appels de moda­li­tés pré­cises des­ti­nées à ne pas péna­li­ser une autre caté­go­rie de per­son­nels : les per­son­nels admi­nis­tra­tifs. En effet, on constate que si nous pra­ti­quons la grève des signa­tures, par exemple pour tous les docu­ments admi­nis­tra­tifs cir­cu­lant entre les res­pon­sables de for­ma­tion et leur direc­tion, ce sont les secré­ta­riats qui sont alors en pre­mière ligne car leurs res­pon­sables exigent d’eux la remise de ces docu­ments, sous peine de sanc­tions.

Il faut donc deman­der à tous les gré­vistes admi­nis­tra­tifs de “cou­vrir” leurs secré­ta­riats. Pour cela, les gré­vistes peuvent signer une lettre type expli­quant qu’ils ne four­ni­ront plus à leurs secré­ta­riats le moindre docu­ment, et que donc ce n’est pas la faute des secré­taires si rien ne remonte via les para­pheurs. A chaque demande de docu­ment de la part d’un ser­vice admi­nis­tra­tif, les secré­taires pour­raient alors glis­ser cette lettre type à la place du ou des docu­ments deman­dés par l’administration.

Cette lettre type pour­rait avoir le conte­nu sui­vant (à cha­cun de l’adapter selon son contexte ins­ti­tu­tion­nel) :

Mon­sieur le [direc­teur, Pré­sident, res­pon­sable de, etc.)

Rien ne semble pou­voir arrê­ter la poli­tique de démo­li­tion menée par le minis­tère de la recherche et de l’enseignement supé­rieur avec le sou­tien actif de cer­taines direc­tions d’organismes et d’université : déman­tè­le­ment du CNRS, réforme des sta­tuts, réduc­tion de l’emploi sta­tu­taire, mas­té­ri­sa­tion de la for­ma­tion des ensei­gnants, etc. Ces réformes sont menées dans le mépris le plus total des per­son­nels concer­nés. C’est pour­quoi la coor­di­na­tion uni­ver­si­taire, Sau­vons l’Université et Sau­vons la Recherche ont lan­cé plu­sieurs appels à la grève et à des actions de pro­tes­ta­tion. La grève admi­nis­tra­tive est l’une des moda­li­tés d’action rete­nues.

C’est pour­quoi, je, sous­si­gné X, res­pon­sable de (la for­ma­tion F, le labo­ra­toire L, etc.) déclare que tant que la Coor­di­na­tion Uni­ver­si­taire, Sau­vons l’université et Sau­vons la Recherche n’auront pas obte­nu satis­fac­tion, je refu­se­rai de trans­mettre, de com­plé­ter, de rédi­ger ou de mettre en cir­cu­la­tion tout docu­ment admi­nis­tra­tif et/ou comp­table.

C’est pour­quoi l’agent A, secré­taire de (la for­ma­tion F, le labo­ra­toire L, etc.), ne vous four­ni­ra pas le docu­ment D (à com­pé­ter ici par l’agent admi­nis­tra­tif) que vous lui avez deman­dé.

Je prends l’entière res­pon­sa­bi­li­té de cette action de réten­tion d’information admi­nis­tra­tive, et c’est pour­quoi l’agent A ne sau­rait en subir les consé­quences.

Rece­vez, Mon­sieur le (Direc­teur, Pré­sident, etc.) l’expression de mes sin­cères salu­ta­tions.

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