Grève administrative : penser à « couvrir » les personnels administratifs quand on est enseignant-chercheur
Les appels à la grève administrative dans l’enseignement supérieur et la recherche se multiplient, car ce type de grève paraît constituer un bon moyen de lutte contre les réformes en cours : il s’agit de « bloquer » la machine administrative là où ça lui fait mal, c’est à dire au niveau des flux d’information. Cette circulation d’information est en effet elle-même souvent directement reliée aux flux économiques internes aux établissements, aux prises de décision qui les accompagnent, et qui relient les établissements à leurs tutelles.
Mais on ne peut pas appeler à la grève administrative de manière purement théorique sans accompagner ces appels de modalités précises destinées à ne pas pénaliser une autre catégorie de personnels : les personnels administratifs. En effet, on constate que si nous pratiquons la grève des signatures, par exemple pour tous les documents administratifs circulant entre les responsables de formation et leur direction, ce sont les secrétariats qui sont alors en première ligne car leurs responsables exigent d’eux la remise de ces documents, sous peine de sanctions.
Il faut donc demander à tous les grévistes administratifs de « couvrir » leurs secrétariats. Pour cela, les grévistes peuvent signer une lettre type expliquant qu’ils ne fourniront plus à leurs secrétariats le moindre document, et que donc ce n’est pas la faute des secrétaires si rien ne remonte via les parapheurs. A chaque demande de document de la part d’un service administratif, les secrétaires pourraient alors glisser cette lettre type à la place du ou des documents demandés par l’administration.
Cette lettre type pourrait avoir le contenu suivant (à chacun de l’adapter selon son contexte institutionnel) :



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