<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : Projet d’Institut autonome des sciences humaines et sociales</title>
	<atom:link href="http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/</link>
	<description>Recherche, université, culture, institutions et critique sociale</description>
	<lastBuildDate>Tue, 13 Mar 2012 17:44:40 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
	<item>
		<title>Par : Joëlle Le Marec</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/comment-page-1/#comment-7</link>
		<dc:creator>Joëlle Le Marec</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 19:11:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/?p=193#comment-7</guid>
		<description>Merci Nicolas pour ce commentaire, j’ai lu les réponses d’Igor et je réponds à mon tour. J’avais l’idée de l’Institut Autonome à un moment où je me demandais comment on pouvait maintenir l’institution (dans le sens volontariste qui a pris corps à la Révolution, mais qui est aussi le sens anthropologique) contre les établissements professionnellement gérés qui aujourd’hui l’ont absorbée. Pourquoi le besoin d’imaginer maintenir l’Institution ? parce que je ne vois rien de plus fort : les principes sont là, on n’a jamais réussi pour le moment à aller au bout de leur logique. Ça coïncidait avec l’envie d’Igor d’une sortie des cadres : la plupart des mouvements de contestation se font dans les cadres existant sur le monde &quot;on n’est pas contre la nécessité de réformer mais il faut de la concertation&quot;. D’où l’Institut : au fond, l’idée d’institution appartient à tous, mais ce n’est qu’en revenant à l’échelle de petits collectifs qu’on peut vraiment s’en emparer dans ce qu’elle a d’intéressant, et de toujours révolutionnaire. Je ne suis pas contre les &quot;réserves&quot; et les clôtures d’ailleurs : l’idéal de la fin des frontières, de l’ouverture totale, est un idéal de dominant. Mais par contre, il ne s’agit pas de s’enfermer entre chercheurs confirmés, mais de se créer un espace, entre individus qui ne sont pas liés par un &quot;niveau&quot; ou un statut mais tout autre chose, une vision commune la recherche et l’enseignement. En effet on est fonctionnaires et c’est ce qui a inspiré l’idée du fonctionnement de l’Institut. Maintenant si l’idée intéresse vraiment des personnes qui n’ont pas leur subvention mensuelle à redistribuer, alors il faut réfléchir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Nicolas pour ce commentaire, j’ai lu les réponses d’Igor et je réponds à mon tour. J’avais l’idée de l’Institut Autonome à un moment où je me demandais comment on pouvait maintenir l’institution (dans le sens volontariste qui a pris corps à la Révolution, mais qui est aussi le sens anthropologique) contre les établissements professionnellement gérés qui aujourd’hui l’ont absorbée. Pourquoi le besoin d’imaginer maintenir l’Institution ? parce que je ne vois rien de plus fort : les principes sont là, on n’a jamais réussi pour le moment à aller au bout de leur logique. Ça coïncidait avec l’envie d’Igor d’une sortie des cadres : la plupart des mouvements de contestation se font dans les cadres existant sur le monde &laquo;&nbsp;on n’est pas contre la nécessité de réformer mais il faut de la concertation&nbsp;&raquo;. D’où l’Institut : au fond, l’idée d’institution appartient à tous, mais ce n’est qu’en revenant à l’échelle de petits collectifs qu’on peut vraiment s’en emparer dans ce qu’elle a d’intéressant, et de toujours révolutionnaire. Je ne suis pas contre les &laquo;&nbsp;réserves&nbsp;&raquo; et les clôtures d’ailleurs : l’idéal de la fin des frontières, de l’ouverture totale, est un idéal de dominant. Mais par contre, il ne s’agit pas de s’enfermer entre chercheurs confirmés, mais de se créer un espace, entre individus qui ne sont pas liés par un &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; ou un statut mais tout autre chose, une vision commune la recherche et l’enseignement. En effet on est fonctionnaires et c’est ce qui a inspiré l’idée du fonctionnement de l’Institut. Maintenant si l’idée intéresse vraiment des personnes qui n’ont pas leur subvention mensuelle à redistribuer, alors il faut réfléchir.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Igor Babou</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/comment-page-1/#comment-6</link>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 19:10:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/?p=193#comment-6</guid>
		<description>J’oubliais votre dernière remarque :



&lt;blockquote&gt;    La démocratie, même directe, peut toujours cacher une oligarchie : pourquoi le vote est-il réservé aux chercheurs, et retiré aux doctorants ? Une vieille manie sans doute … Avec tout mon intérêt.&lt;/blockquote&gt;



Dans les labos, les doctorants ont le droit de vote (disons, dans les gros labos très structurés) : vous avez l’impression d’une bonne démocratie ? Rien à voir en ce qui me concerne avec des habitudes mandarinales : d’ailleurs, si nous n’avions que ce type d’habitude et d’enjeux, nous nous contenterions de nos carrières académiques... sans nous compliquer la vie avec un Institut Autonome ! Sinon, on aimerait bien que les doctorants vivent dans l’espace idéal du savoir sans avoir d’autres contraintes que l’élaboration d’une bonne thèse. Si on commence à distribuer des responsabilités administratives aux doctorants, alors on reconstitue l’université telle qu’elle est, je le crains. Mais je pense qu’il faut qu’on en discute, effectivement. Je pense que le fondement de cette idée, c’est qu’on ne veut pas re-créer l’université mais créer un espace spécifique dôté de règles spécifiques. Tiens, une métaphore : un café n’est pas une démocratie. Dans le sens où, quand on rentre dans un café, on discute avec des gens, on boit des coups, mais on ne vote pas pour changer la décoration du bar. Avec notre institut, c’est un peu la même chose : on veut d’abord réaliser la déco à notre goût avant de la mettre au vote...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J’oubliais votre dernière remarque :</p>
<blockquote><p>    La démocratie, même directe, peut toujours cacher une oligarchie : pourquoi le vote est-il réservé aux chercheurs, et retiré aux doctorants ? Une vieille manie sans doute … Avec tout mon intérêt.</p></blockquote>
<p>Dans les labos, les doctorants ont le droit de vote (disons, dans les gros labos très structurés) : vous avez l’impression d’une bonne démocratie ? Rien à voir en ce qui me concerne avec des habitudes mandarinales : d’ailleurs, si nous n’avions que ce type d’habitude et d’enjeux, nous nous contenterions de nos carrières académiques&#8230; sans nous compliquer la vie avec un Institut Autonome ! Sinon, on aimerait bien que les doctorants vivent dans l’espace idéal du savoir sans avoir d’autres contraintes que l’élaboration d’une bonne thèse. Si on commence à distribuer des responsabilités administratives aux doctorants, alors on reconstitue l’université telle qu’elle est, je le crains. Mais je pense qu’il faut qu’on en discute, effectivement. Je pense que le fondement de cette idée, c’est qu’on ne veut pas re-créer l’université mais créer un espace spécifique dôté de règles spécifiques. Tiens, une métaphore : un café n’est pas une démocratie. Dans le sens où, quand on rentre dans un café, on discute avec des gens, on boit des coups, mais on ne vote pas pour changer la décoration du bar. Avec notre institut, c’est un peu la même chose : on veut d’abord réaliser la déco à notre goût avant de la mettre au vote&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Igor Babou</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/comment-page-1/#comment-5</link>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 19:07:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/?p=193#comment-5</guid>
		<description>Je vous réponds à titre personnel, et laisserai mes amis indisciplinés donner leur avis s’ils le souhaitent.

&lt;blockquote&gt;Alléchant. Néanmoins, quitte à viser une organisation libertaire, pourquoi s’arrêter en si bon chemin :&lt;/blockquote&gt;

Je ne pense pas que nous envisagions d’être (ni de devenir) une organisation &quot;libertaire&quot;. Surtout si par &quot;libertaire&quot; on entend absence de règle, ce qui est trop souvent le cas, et ne correspond pas à ce que j’imagine d’un véritable esprit libertaire, qui est plutôt celui d’une élaboration continue et collective des règles de fonctionnement du collectif. Notre visée (du moins la mienne) est celle de la recherche et de l’enseignement, celle du savoir, qui est, ou devrait être, &quot;autonome&quot; plus que &quot;libertaire&quot;. En ce sens, ce sont plus les Lumières qui nous servent de fondement idéologique, moyennant quelques critiques (notamment en ce qui concerne le rapport à la nature).

   &lt;blockquote&gt;le titre de docteur conféré par l’État n’est qu’un filtre, un garant de la reproduction des élites ; l’adopter comme critère pour les membres revient à replanter le germe de l’inégalité produite par l’université institutionnelle ;&lt;/blockquote&gt;

Dans ce cas là, pourquoi faites vous une thèse à l’EPHE ?

Le titre de docteur n’est pas &quot;que&quot; un filtre, et encore moins un &quot;garant de la reproduction des élites&quot;. Bien au contraire. Il correspond, si on oublie un peu l’Etat qui le délivre (ou plutôt l’université... si on pouvait avoir un peu plus d’Etat et un peu moins de libéralisme suite à la LRU, on se porterait sans doute mieux....), à un travail intellectuel signifiant que celui qui l’a accompli a réussi à dépasser, dans un secteur délimité du réel, ses propres préjugés. A se libérer de la tutelle du &quot;donné&quot;, des fausses évidences. Que ce soit l’Etat qui confère ce titre renvoie à l’histoire des sciences qui est inséparable d’une conception de l’Etat &quot;providence&quot; (cf. Bacon) comme garant d’une équité sur un territoire et de la perennisation des structures permettant à une pensée autonome et libérée des puissances de l’argent et de la religion de se déployer. Que l’Etat ait manqué à cette mission, qui est avant tout une utopie, est différent de la nature même de cette mission, qui me paraît toujours aussi respectable. Peut-être faudrait-il rappeler plus souvent que les institutions sont issues de la révolution et de l’énorme travail d’émancipation de la pensée produit dès le XVIIème siècle, et pas seulement un espace de coercision comme les années 60 à 70 se sont plues à le définir. Si vous voulez aller jusqu’au bout de votre critique, alors il faudrait rappeler que le titre de docteur était déjà délivré au moyen âge par les facultés de théologie, et non par l’Etat républicain.

Quant à la reproduction, je préfère celle des pairs s’organisant collectivement et en public à partir de règles explicites à celle de la jungle du marché et des certifications Microsoft, ou à la conception sarkozyste du droit du Prince implantée dans la LRU...



&lt;blockquote&gt;    « nous sommes des fonctionnaires » ? tant mieux pour vous, mais ce n’est ni le cas ni le souhait de tous.&lt;/blockquote&gt;



Certes, mais nous, nous le sommes, et n’en avons pas honte et pour le moment, depuis le lancement de cette idée d’institut, seuls d’horribles fonctionnaires ont montré leur intérêt actif et régulier. Donc, on construira avec qui sera là, pour nous-mêmes. Ensuite on partagera une proposition, en espérant qu’elle intéresse. Mais on peut bien entendu imaginer des solutions pour des membres non fonctionnaires.



&lt;blockquote&gt;pourquoi se parquer dans une « réserve » pour chercheurs confirmés, quant on peut adopter le principe de l’accès pour qui le souhaite à l’enseignement et à la recherche ? (...)&lt;/blockquote&gt;



J’assume la distinction entre chercheurs confirmés et chercheurs débutants. Elle est inhérente à l’idée même de savoir, c’est à dire de quelque chose qui dépend d’un déplacement intellectuel, d’un apprentissage, de la figure du &quot;maître&quot; (ou du guide, du conseiller, du tuteur, si vous préférez. D’ailleurs, même dans les communautés anar, il y a des anars confirmés, et des anars débutants, et les légitimités n’ont certainement pas disparu dans les milieux dits &quot;anti-autoritaires&quot; : elles se déplacent, mais ne disparaissent jamais...). Si on supprimait cette disctinction pour le savoir, on se trouverait vite au café du commerce, non ? L’obscurantisme libéral n’est fait que de ça : du refus de tenir compte de la différence de statut cognitif entre ceux qui tentent de dépasser leurs préjugés sur un domaine et de construire une pensée organisée à partir d’un travail valant &quot;plus&quot; que le fait de n’avoir rien fait ni rien soutenu publiquement dans un environnement de pairs, et d’autre part ceux qui prétendent que tout se vaut, que le savoir est à celui qui parle le plus fort ou qu’il ne doit pas être confié à des commnunautés qui s’y dédient corps et âme.

En fait, nous sommes des classiques, et moi je suis fondamentalement bachelardien : je pense que la vraie révolution, c’est d’être classique.

Ensuite, il y a des conditions pratiques : il ne s’agit pas de reconstituer l’université. Des vies entières d’indisciplinés n’y suffiraient pas ! Et encore une fois, si certains veulent s’impliquer dans l’enseignement ouvert à tous, parfait, mais pour le moment, nous ne sommes pas assez nombreux. Enfin, il existe déjà des universités populaires. Notre propos est plus situé en direction de l’enseignement doctoral. Mais bon, sans dogmatisme non plus !

Cordialement</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous réponds à titre personnel, et laisserai mes amis indisciplinés donner leur avis s’ils le souhaitent.</p>
<blockquote><p>Alléchant. Néanmoins, quitte à viser une organisation libertaire, pourquoi s’arrêter en si bon chemin :</p></blockquote>
<p>Je ne pense pas que nous envisagions d’être (ni de devenir) une organisation &laquo;&nbsp;libertaire&nbsp;&raquo;. Surtout si par &laquo;&nbsp;libertaire&nbsp;&raquo; on entend absence de règle, ce qui est trop souvent le cas, et ne correspond pas à ce que j’imagine d’un véritable esprit libertaire, qui est plutôt celui d’une élaboration continue et collective des règles de fonctionnement du collectif. Notre visée (du moins la mienne) est celle de la recherche et de l’enseignement, celle du savoir, qui est, ou devrait être, &laquo;&nbsp;autonome&nbsp;&raquo; plus que &laquo;&nbsp;libertaire&nbsp;&raquo;. En ce sens, ce sont plus les Lumières qui nous servent de fondement idéologique, moyennant quelques critiques (notamment en ce qui concerne le rapport à la nature).</p>
<blockquote><p>le titre de docteur conféré par l’État n’est qu’un filtre, un garant de la reproduction des élites ; l’adopter comme critère pour les membres revient à replanter le germe de l’inégalité produite par l’université institutionnelle ;</p></blockquote>
<p>Dans ce cas là, pourquoi faites vous une thèse à l’EPHE ?</p>
<p>Le titre de docteur n’est pas &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; un filtre, et encore moins un &laquo;&nbsp;garant de la reproduction des élites&nbsp;&raquo;. Bien au contraire. Il correspond, si on oublie un peu l’Etat qui le délivre (ou plutôt l’université&#8230; si on pouvait avoir un peu plus d’Etat et un peu moins de libéralisme suite à la LRU, on se porterait sans doute mieux&#8230;.), à un travail intellectuel signifiant que celui qui l’a accompli a réussi à dépasser, dans un secteur délimité du réel, ses propres préjugés. A se libérer de la tutelle du &laquo;&nbsp;donné&nbsp;&raquo;, des fausses évidences. Que ce soit l’Etat qui confère ce titre renvoie à l’histoire des sciences qui est inséparable d’une conception de l’Etat &laquo;&nbsp;providence&nbsp;&raquo; (cf. Bacon) comme garant d’une équité sur un territoire et de la perennisation des structures permettant à une pensée autonome et libérée des puissances de l’argent et de la religion de se déployer. Que l’Etat ait manqué à cette mission, qui est avant tout une utopie, est différent de la nature même de cette mission, qui me paraît toujours aussi respectable. Peut-être faudrait-il rappeler plus souvent que les institutions sont issues de la révolution et de l’énorme travail d’émancipation de la pensée produit dès le XVIIème siècle, et pas seulement un espace de coercision comme les années 60 à 70 se sont plues à le définir. Si vous voulez aller jusqu’au bout de votre critique, alors il faudrait rappeler que le titre de docteur était déjà délivré au moyen âge par les facultés de théologie, et non par l’Etat républicain.</p>
<p>Quant à la reproduction, je préfère celle des pairs s’organisant collectivement et en public à partir de règles explicites à celle de la jungle du marché et des certifications Microsoft, ou à la conception sarkozyste du droit du Prince implantée dans la LRU&#8230;</p>
<blockquote><p>    « nous sommes des fonctionnaires » ? tant mieux pour vous, mais ce n’est ni le cas ni le souhait de tous.</p></blockquote>
<p>Certes, mais nous, nous le sommes, et n’en avons pas honte et pour le moment, depuis le lancement de cette idée d’institut, seuls d’horribles fonctionnaires ont montré leur intérêt actif et régulier. Donc, on construira avec qui sera là, pour nous-mêmes. Ensuite on partagera une proposition, en espérant qu’elle intéresse. Mais on peut bien entendu imaginer des solutions pour des membres non fonctionnaires.</p>
<blockquote><p>pourquoi se parquer dans une « réserve » pour chercheurs confirmés, quant on peut adopter le principe de l’accès pour qui le souhaite à l’enseignement et à la recherche ? (&#8230;)</p></blockquote>
<p>J’assume la distinction entre chercheurs confirmés et chercheurs débutants. Elle est inhérente à l’idée même de savoir, c’est à dire de quelque chose qui dépend d’un déplacement intellectuel, d’un apprentissage, de la figure du &laquo;&nbsp;maître&nbsp;&raquo; (ou du guide, du conseiller, du tuteur, si vous préférez. D’ailleurs, même dans les communautés anar, il y a des anars confirmés, et des anars débutants, et les légitimités n’ont certainement pas disparu dans les milieux dits &laquo;&nbsp;anti-autoritaires&nbsp;&raquo; : elles se déplacent, mais ne disparaissent jamais&#8230;). Si on supprimait cette disctinction pour le savoir, on se trouverait vite au café du commerce, non ? L’obscurantisme libéral n’est fait que de ça : du refus de tenir compte de la différence de statut cognitif entre ceux qui tentent de dépasser leurs préjugés sur un domaine et de construire une pensée organisée à partir d’un travail valant &laquo;&nbsp;plus&nbsp;&raquo; que le fait de n’avoir rien fait ni rien soutenu publiquement dans un environnement de pairs, et d’autre part ceux qui prétendent que tout se vaut, que le savoir est à celui qui parle le plus fort ou qu’il ne doit pas être confié à des commnunautés qui s’y dédient corps et âme.</p>
<p>En fait, nous sommes des classiques, et moi je suis fondamentalement bachelardien : je pense que la vraie révolution, c’est d’être classique.</p>
<p>Ensuite, il y a des conditions pratiques : il ne s’agit pas de reconstituer l’université. Des vies entières d’indisciplinés n’y suffiraient pas ! Et encore une fois, si certains veulent s’impliquer dans l’enseignement ouvert à tous, parfait, mais pour le moment, nous ne sommes pas assez nombreux. Enfin, il existe déjà des universités populaires. Notre propos est plus situé en direction de l’enseignement doctoral. Mais bon, sans dogmatisme non plus !</p>
<p>Cordialement</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Nicola, doctorant (EPHE)</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/comment-page-1/#comment-3</link>
		<dc:creator>Nicola, doctorant (EPHE)</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Feb 2008 19:02:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/?p=193#comment-3</guid>
		<description>Alléchant. Néanmoins, quitte à viser une organisation libertaire, pourquoi s’arrêter en si bon chemin :
- le titre de docteur conféré par l’État n’est qu’un filtre, un garant de la reproduction des élites ; l’adopter comme critère pour les membres revient à replanter le germe de l’inégalité produite par l’université institutionnelle ;
- « nous sommes des fonctionnaires » ? tant mieux pour vous, mais ce n’est ni le cas ni le souhait de tous.
- pourquoi se parquer dans une « réserve » pour chercheurs confirmés, quant on peut adopter le principe de l’accès pour qui le souhaite à l’enseignement et à la recherche ? L’émancipation ne se réalise que par l’échange libéré du conventionnel et de l’institutionnel.
- la démocratie, même directe, peut toujours cacher une oligarchie : pourquoi le vote est-il réservé aux chercheurs, et retiré aux doctorants ? Une vieille manie sans doute … Avec tout mon intérêt.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Alléchant. Néanmoins, quitte à viser une organisation libertaire, pourquoi s’arrêter en si bon chemin :<br />
- le titre de docteur conféré par l’État n’est qu’un filtre, un garant de la reproduction des élites ; l’adopter comme critère pour les membres revient à replanter le germe de l’inégalité produite par l’université institutionnelle ;<br />
- « nous sommes des fonctionnaires » ? tant mieux pour vous, mais ce n’est ni le cas ni le souhait de tous.<br />
- pourquoi se parquer dans une « réserve » pour chercheurs confirmés, quant on peut adopter le principe de l’accès pour qui le souhaite à l’enseignement et à la recherche ? L’émancipation ne se réalise que par l’échange libéré du conventionnel et de l’institutionnel.<br />
- la démocratie, même directe, peut toujours cacher une oligarchie : pourquoi le vote est-il réservé aux chercheurs, et retiré aux doctorants ? Une vieille manie sans doute … Avec tout mon intérêt.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Joëlle Le Marec</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/comment-page-1/#comment-10</link>
		<dc:creator>Joëlle Le Marec</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2007 19:16:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/?p=193#comment-10</guid>
		<description>Merci à vous ! Je ne connaissais pas Oskar Negt mais je ne vais pas tarder à connaître Je comprends bien la remarque, et elle est d’autant plus intéressante qu’elle postule la possibilité pour l’Institut d’être une structure empirique effective fonctionnant à partir des volontés existantes. Or ce passage d’un ensemble de principes à la proposition effective reste à faire. C’est une étape difficile parce que dans le contexte actuel, nous avons envie de sentir jusqu’à quel point on a (encore) envie de partager des principes fermes, pas des &quot;horizons&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci à vous ! Je ne connaissais pas Oskar Negt mais je ne vais pas tarder à connaître Je comprends bien la remarque, et elle est d’autant plus intéressante qu’elle postule la possibilité pour l’Institut d’être une structure empirique effective fonctionnant à partir des volontés existantes. Or ce passage d’un ensemble de principes à la proposition effective reste à faire. C’est une étape difficile parce que dans le contexte actuel, nous avons envie de sentir jusqu’à quel point on a (encore) envie de partager des principes fermes, pas des &laquo;&nbsp;horizons&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Igor Babou</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/comment-page-1/#comment-9</link>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2007 19:14:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/?p=193#comment-9</guid>
		<description>Merci pour vos encouragements et votre remarque, qui est tout à fait légitime. Nous avons raisonné à partir de nos pratiques de chercheurs statutaires, sans tenir compte des contractuels de recherche. Mais c’est bien là l’intérêt de discuter de ce texte, qui n’est vraiment qu’un premier jet. Si vous avez une idée pour aller dans le sens défini par ce projet tout en intégrant mieux les autres profils de chercheurs pouvant être intéressés, n’hésitez surtout pas !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour vos encouragements et votre remarque, qui est tout à fait légitime. Nous avons raisonné à partir de nos pratiques de chercheurs statutaires, sans tenir compte des contractuels de recherche. Mais c’est bien là l’intérêt de discuter de ce texte, qui n’est vraiment qu’un premier jet. Si vous avez une idée pour aller dans le sens défini par ce projet tout en intégrant mieux les autres profils de chercheurs pouvant être intéressés, n’hésitez surtout pas !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Alex Neumann</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/projet-d%e2%80%99institut-autonome-des-sciences-humaines-et-sociales/comment-page-1/#comment-8</link>
		<dc:creator>Alex Neumann</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2007 19:12:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/?p=193#comment-8</guid>
		<description>Bonjour,

quel souffle, quel élan et quelle cohérence, bravo.

L’esprit général me fait penser à une analyse de l’évolution de l’enseignement supérieur dans les années... 1960 par Oskar Negt, dont je viens de publier les écrits en français (L’espace public oppositionnel, Payot, 2007).

Une remarque cependant : étant rémunéré comme chercheur contractuel pour les activités que je mène au sein du labo, je ne saurais me consacrer entièrement aux activités d’un institut autonome, à moins de risquer un licenciement rapide...

Votre démarche ne prend peut-être pas suffisamment en compte l’état de précarisation du métier, même si la définition du chercheur confirmé ne suit pas la séparation administrative titulaires / docteurs etc. Je vous invite amicalement à repenser votre conception prometteuse en fonction de ce phénomène.

Cordialement, Alexander Neumann, chargé de recherche post-doc et ...

redacteur en chef de Variations - revue internationale de théorie critique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>quel souffle, quel élan et quelle cohérence, bravo.</p>
<p>L’esprit général me fait penser à une analyse de l’évolution de l’enseignement supérieur dans les années&#8230; 1960 par Oskar Negt, dont je viens de publier les écrits en français (L’espace public oppositionnel, Payot, 2007).</p>
<p>Une remarque cependant : étant rémunéré comme chercheur contractuel pour les activités que je mène au sein du labo, je ne saurais me consacrer entièrement aux activités d’un institut autonome, à moins de risquer un licenciement rapide&#8230;</p>
<p>Votre démarche ne prend peut-être pas suffisamment en compte l’état de précarisation du métier, même si la définition du chercheur confirmé ne suit pas la séparation administrative titulaires / docteurs etc. Je vous invite amicalement à repenser votre conception prometteuse en fonction de ce phénomène.</p>
<p>Cordialement, Alexander Neumann, chargé de recherche post-doc et &#8230;</p>
<p>redacteur en chef de Variations &#8211; revue internationale de théorie critique.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

