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	<title>Commentaires sur : Pour la pleine Séparation de l’Enseignement public et des écoles privées !</title>
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	<description>Recherche, université, culture, institutions et critique sociale</description>
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		<title>Par : Igor Babou</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/comment-page-1/#comment-207</link>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 13:48:33 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;ai décidé de fermer les commentaires de ce forum car les réponses qui nous parviennent depuis quelques temps ne tiennent compte ni du contenu de l&#039;article initial, ni de nos réponses : ils se contentent de ressacer sempiternellement leur adhésion à l&#039;enseignement privé, secondaire ou primaire, sans tenir compte que nous parlons avant tout ici de collation des grades UNIVERSITAIRES (et de la présence de crucifix dans les centres d&#039;examen laïque dans le cas de l&#039;enseignement privé secondaire lors du bac). En l&#039;absence d&#039;argumentation raisonnée et de recherche d&#039;intercompréhension, et pour couper court au ton désagréable qui s&#039;installe (je ne parle pas des précédents commentaires, mais de ceux qui n&#039;ont pas été publiés), je préfère donc que nous nous en tenions là : Indiscipline n&#039;est pas une tribune pour les apôtres de l&#039;enseignement privé. Ils peuvent tout à fait trouver ailleurs des tribunes adéquates à leur prosélytisme. L&#039;enseignement laïque et républicain, lui, a avant tout besoin d&#039;être défendu, et nous refusons de contribuer aux clichés de sa dénonciation.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai décidé de fermer les commentaires de ce forum car les réponses qui nous parviennent depuis quelques temps ne tiennent compte ni du contenu de l&#8217;article initial, ni de nos réponses : ils se contentent de ressacer sempiternellement leur adhésion à l&#8217;enseignement privé, secondaire ou primaire, sans tenir compte que nous parlons avant tout ici de collation des grades UNIVERSITAIRES (et de la présence de crucifix dans les centres d&#8217;examen laïque dans le cas de l&#8217;enseignement privé secondaire lors du bac). En l&#8217;absence d&#8217;argumentation raisonnée et de recherche d&#8217;intercompréhension, et pour couper court au ton désagréable qui s&#8217;installe (je ne parle pas des précédents commentaires, mais de ceux qui n&#8217;ont pas été publiés), je préfère donc que nous nous en tenions là : Indiscipline n&#8217;est pas une tribune pour les apôtres de l&#8217;enseignement privé. Ils peuvent tout à fait trouver ailleurs des tribunes adéquates à leur prosélytisme. L&#8217;enseignement laïque et républicain, lui, a avant tout besoin d&#8217;être défendu, et nous refusons de contribuer aux clichés de sa dénonciation.</p>
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		<title>Par : Igor Babou</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/comment-page-1/#comment-205</link>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 15:45:27 +0000</pubDate>
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		<description>En l&#039;occurrence, nous parlons d&#039;établissements d&#039;enseignement supérieur. Autrement dit, l&#039;État français délègue par voie législative à un État religieux le droit de décider du contenu et de l&#039;évaluation de travaux scientifiques : je trouve cela inacceptable. D&#039;autant qu&#039;avec les positions réactionnaires de l&#039;actuel chef du Vatican, on peut craindre le pire.

A titre personnel, je suis définitivement pour la séparation de l&#039;Église et de l&#039;État, et pour le non financement des établissements confessionnels par la puissance publique : nous sommes (pour longtemps encore ?) un État laïque. Et je souhaite que nous le restions le plus longtemps possible... Après tout, le Vatican n&#039;a qu&#039;à financer lui-même ses lieux de prosélytisme : il en a largement les moyens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En l&#8217;occurrence, nous parlons d&#8217;établissements d&#8217;enseignement supérieur. Autrement dit, l&#8217;État français délègue par voie législative à un État religieux le droit de décider du contenu et de l&#8217;évaluation de travaux scientifiques : je trouve cela inacceptable. D&#8217;autant qu&#8217;avec les positions réactionnaires de l&#8217;actuel chef du Vatican, on peut craindre le pire.</p>
<p>A titre personnel, je suis définitivement pour la séparation de l&#8217;Église et de l&#8217;État, et pour le non financement des établissements confessionnels par la puissance publique : nous sommes (pour longtemps encore ?) un État laïque. Et je souhaite que nous le restions le plus longtemps possible&#8230; Après tout, le Vatican n&#8217;a qu&#8217;à financer lui-même ses lieux de prosélytisme : il en a largement les moyens.</p>
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		<title>Par : Anne B.</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/comment-page-1/#comment-204</link>
		<dc:creator>Anne B.</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 11:21:07 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;ai parfaitement tout lu, merci de vous en inquiéter. Et j&#039;ai vraiment du mal à saisir votre argumentation : jusqu&#039;à preuve du contraire, les établissements privés, qu&#039;ils soient primaires ou secondaires, ne sont pas des établissements consulaires ou diplomatiques. Ils ne représentent donc pas les intérêts d&#039;un Etat étranger. Chaque établissement ne représente que ses propres intérêts...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai parfaitement tout lu, merci de vous en inquiéter. Et j&#8217;ai vraiment du mal à saisir votre argumentation : jusqu&#8217;à preuve du contraire, les établissements privés, qu&#8217;ils soient primaires ou secondaires, ne sont pas des établissements consulaires ou diplomatiques. Ils ne représentent donc pas les intérêts d&#8217;un Etat étranger. Chaque établissement ne représente que ses propres intérêts&#8230;</p>
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	<item>
		<title>Par : Igor Babou</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/comment-page-1/#comment-203</link>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 19:28:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/fr/?p=701#comment-203</guid>
		<description>Vous avez raison de soulever ces problèmes, mais avez vous bien lu et l&#039;article que nous avons reproduit et la réponse au commentaire que nous avons faite ? Le cœur de l&#039;affaire n&#039;est pas la vieille querelle public/privé, mais le fait que la collation des grades ait été accordée à un État étranger représentant officiellement une confession (et une seule) : le Vatican. Le reste est accessoire. Je maintiens : dans un État laïque, il est inadmissible que la collation des grades universitaires soit accordée à un État religieux. On ne parle pas de l&#039;école primaire ni de la question des établissements sous contrat avec l&#039;État, mais du fait que c&#039;est le Vatican qui va délivrer des diplômes universitaires français, sur le territoire français. Dans ce cas, pourquoi ne l&#039;accorderait-on pas aussi à d&#039;autres États non laïques, aux talibans ou encore, soyons fous, à Raël ? :-)

Au même moment, en 2009, on a dénié avec violence (et CRS à l&#039;appui) aux universitaires français le droit de déterminer eux-mêmes le sens de leur pratique et leur devenir en leur imposant des réformes ineptes et idéologiques, on oblige les instituteurs à obéir à des lois rétrogrades et on leur fait des ponctions sur salaires quand ils prennent la parole pour exprimer leur opinion : le totalitarisme il est là, déjà installé chez nous, pas besoin d&#039;aller le chercher dans un commentaires de quelques lignes en nous faisant un tel procès d&#039;intentions.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez raison de soulever ces problèmes, mais avez vous bien lu et l&#8217;article que nous avons reproduit et la réponse au commentaire que nous avons faite ? Le cœur de l&#8217;affaire n&#8217;est pas la vieille querelle public/privé, mais le fait que la collation des grades ait été accordée à un État étranger représentant officiellement une confession (et une seule) : le Vatican. Le reste est accessoire. Je maintiens : dans un État laïque, il est inadmissible que la collation des grades universitaires soit accordée à un État religieux. On ne parle pas de l&#8217;école primaire ni de la question des établissements sous contrat avec l&#8217;État, mais du fait que c&#8217;est le Vatican qui va délivrer des diplômes universitaires français, sur le territoire français. Dans ce cas, pourquoi ne l&#8217;accorderait-on pas aussi à d&#8217;autres États non laïques, aux talibans ou encore, soyons fous, à Raël ? :-)</p>
<p>Au même moment, en 2009, on a dénié avec violence (et CRS à l&#8217;appui) aux universitaires français le droit de déterminer eux-mêmes le sens de leur pratique et leur devenir en leur imposant des réformes ineptes et idéologiques, on oblige les instituteurs à obéir à des lois rétrogrades et on leur fait des ponctions sur salaires quand ils prennent la parole pour exprimer leur opinion : le totalitarisme il est là, déjà installé chez nous, pas besoin d&#8217;aller le chercher dans un commentaires de quelques lignes en nous faisant un tel procès d&#8217;intentions.</p>
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	<item>
		<title>Par : Anne B.</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/comment-page-1/#comment-202</link>
		<dc:creator>Anne B.</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 11:52:11 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/fr/?p=701#comment-202</guid>
		<description>Un point me surprend dans l&#039;argumentation de l&#039;article : le fait que les écoles privées ne seraient, par opposition aux écoles publiques, pas &quot;ouvertes à tous&quot;... Il se trouve que, pour des raisons strictement pratiques, mon fils est scolarisé dans un établissement privé. La moitié de ses camarades de classes sont de culture musulmane (je ne parle pas de confession, je ne sais pas qui pratique ou non, et objectivement, c&#039;est le cadet de mes soucis...) et cela ne les a nullement empêchés d&#039;être acceptés dans cette école. Sans compter tous ceux qui, étant de culture judéo-chrétienne, sont élevés dans la plus pure tradition athée... Il faut arrêter de croire que privé rime nécessairement avec confessionnel et que mettre un enfant dans le privé signifie nécessairement un lavage de cerveau et un endoctrinement systématique. Je ne nie pas que cela puisse arriver dans certains établissements, mais c&#039;est loin d&#039;être la majorité, et a fortiori une généralité.

Qui plus est, comme le soulignait le premier commentaire, la plupart des établissements privés sont en effet sous contrat avec l&#039;Etat, leurs personnels enseignants sont des personnels dûment certifiés... Je ne saisis donc pas très bien votre propos. En quoi ces établissements n&#039;ont-ils rien à faire dans un Etat laïque (je parle, bien évidemment, des établissements privés où le caractère confessionnel est tellement transparent qu&#039;il pourrait aussi bien être inexistant, comme c&#039;est le cas dans l&#039;école où se trouve mon fils) ? Et dans ce cas, est-ce à dire que seule la voix de l&#039;Education Nationale ait légitimité à se faire entendre (avec tout ce qu&#039;elle comporte pourtant de dysfonctionnements) ? Qu&#039;il n&#039;y aurait pas, dans un Etat laïque, d&#039;ouverture vers d&#039;autres visions de la pédagogie et de l&#039;éducation ? Ne serait-ce pas, au final, une forme de totalitarisme, que vous êtes pourtant, a priori, censés combattre de façon virulente ?

Je précise que je parle de l&#039;Education nationale en connaissance de cause, y ayant été employée pendant 6 ans et ayant eu tout le temps de réfléchir à ce que j&#039;avais sous les yeux... à un moment où je pensais encore avoir envie d&#039;y entrer comme professeur (depuis, j&#039;ai changé de voie professionnelle et je suis infiniment plus en accord avec mes valeurs).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un point me surprend dans l&#8217;argumentation de l&#8217;article : le fait que les écoles privées ne seraient, par opposition aux écoles publiques, pas &laquo;&nbsp;ouvertes à tous&nbsp;&raquo;&#8230; Il se trouve que, pour des raisons strictement pratiques, mon fils est scolarisé dans un établissement privé. La moitié de ses camarades de classes sont de culture musulmane (je ne parle pas de confession, je ne sais pas qui pratique ou non, et objectivement, c&#8217;est le cadet de mes soucis&#8230;) et cela ne les a nullement empêchés d&#8217;être acceptés dans cette école. Sans compter tous ceux qui, étant de culture judéo-chrétienne, sont élevés dans la plus pure tradition athée&#8230; Il faut arrêter de croire que privé rime nécessairement avec confessionnel et que mettre un enfant dans le privé signifie nécessairement un lavage de cerveau et un endoctrinement systématique. Je ne nie pas que cela puisse arriver dans certains établissements, mais c&#8217;est loin d&#8217;être la majorité, et a fortiori une généralité.</p>
<p>Qui plus est, comme le soulignait le premier commentaire, la plupart des établissements privés sont en effet sous contrat avec l&#8217;Etat, leurs personnels enseignants sont des personnels dûment certifiés&#8230; Je ne saisis donc pas très bien votre propos. En quoi ces établissements n&#8217;ont-ils rien à faire dans un Etat laïque (je parle, bien évidemment, des établissements privés où le caractère confessionnel est tellement transparent qu&#8217;il pourrait aussi bien être inexistant, comme c&#8217;est le cas dans l&#8217;école où se trouve mon fils) ? Et dans ce cas, est-ce à dire que seule la voix de l&#8217;Education Nationale ait légitimité à se faire entendre (avec tout ce qu&#8217;elle comporte pourtant de dysfonctionnements) ? Qu&#8217;il n&#8217;y aurait pas, dans un Etat laïque, d&#8217;ouverture vers d&#8217;autres visions de la pédagogie et de l&#8217;éducation ? Ne serait-ce pas, au final, une forme de totalitarisme, que vous êtes pourtant, a priori, censés combattre de façon virulente ?</p>
<p>Je précise que je parle de l&#8217;Education nationale en connaissance de cause, y ayant été employée pendant 6 ans et ayant eu tout le temps de réfléchir à ce que j&#8217;avais sous les yeux&#8230; à un moment où je pensais encore avoir envie d&#8217;y entrer comme professeur (depuis, j&#8217;ai changé de voie professionnelle et je suis infiniment plus en accord avec mes valeurs).</p>
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	<item>
		<title>Par : Indiscipline</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/comment-page-1/#comment-173</link>
		<dc:creator>Indiscipline</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 07:57:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/fr/?p=701#comment-173</guid>
		<description>Tout d&#039;abord, permettez nous de préciser qu&#039;Indiscipline n&#039;a pas écrit cet article que nous ne faisons que relayer. Ceci dit, si nous le relayons, c&#039;est qu&#039;il nous a semblé intéressant et en accord avec les idées que nous défendons.

Ensuite, permettez moi également d&#039;être très surpris par le fait qu&#039;un professeur de philosophie en CPGE argumente de manière aussi relâchée : vous nous dites qu&#039;il serait inutile d&#039;expliciter votre position, vous restez allusif sur vos raisons, et ne nous permettez pas de comprendre clairement l&#039;objet de votre colère. Ce faisant, vous vous condamnez à rester incompris, et vous traitez vos lecteurs comme s&#039;ils étaient incapables de vous comprendre, ou, pire, comme n&#039;ayant même pas besoin d&#039;arguments : l&#039;expression de votre colère nous suffirait. Enseignant parfois à des élèves normaliens philosophes, ou à des étudiants de différentes disciplines, nous avons à cœur au contraire de favoriser chez eux l&#039;argumentation serrée et les exposés problématisés. Nous en attendons autant d&#039;un enseignant de CPGE.

Nous allons toutefois tenter de vous répondre à partir des bribes que vous nous ne nous laissez pas d&#039;autre choix que d&#039;interpréter. 

Il me semble que cet article de la Libre Pensée s&#039;inscrit dans un contexte de changement radical au plan historique des relations entre enseignement supérieur et confessions : c&#039;est en effet la première fois depuis le gouvernement de Vichy que l&#039;État français accorde la collation des grades à un État étranger, ici le Vatican. Si les établissements sous contrat sont, comme vous le dites, centres d&#039;examens depuis longtemps, il me semble que depuis l&#039;accession au pouvoir du célèbre petit homme à talonnettes le contexte idéologique a grandement changé et que nous avons toutes les raisons d&#039;être inquiets face à des politiques publiques de plus en plus soumises aux intérêts privés, corporatifs ou confessionnels, ce qui est inacceptable. D&#039;où la remontée en puissance des revendications laïques, tout simplement parce que la laïcité est, objectivement, menacée.

J&#039;ai la forte impression, par ailleurs, que ceux qui montent les gens les uns contre les autres ne sont pas les auteurs de cet article, mais directement la &quot;tête&quot; de l&#039;État, avec ses insultes continuelles et avec le mépris que ce dernier affiche à l&#039;égard de l&#039;ensemble du monde enseignant, du moins à l&#039;égard de tous ceux qui pensent en termes d&#039;intérêt général, de laïcité et de service public. 

En ce qui concerne les ENS, contrairement à ce que vous dites, elles sont ouvertes à tous : quelle que soit votre religion, votre classe sociale, votre couleur de peau ou vos idées politiques, vous pouvez passer le concours d&#039;entrée. Et on n&#039;y prône, jusqu&#039;à présent, aucune idéologie religieuse particulière. Je m&#039;étonne qu&#039;un professeur de CPGE ne se soit encore pas rendu compte de ce fait : si les ENS étaient aussi fermées que vous le dites, vous n&#039;auriez tout simplement plus aucun élève, ou du moins ils n&#039;auraient aucune chance d&#039;accéder au concours, ce qui n&#039;est pas le cas. Que les ENS soient sélectives, c&#039;est un fait. Ce fait justifie même l&#039;existence de CPGE. Que cette sélection renforce des processus de reproduction sociale de certaines &quot;élites&quot; est un autre fait incontestable. Mais ce fait est de nature sociale, il n&#039;est pas causé par les ENS. Sa résolution relèverait du politique. En revanche, il est faux de prétendre que les ENS seraient &quot;fermées&quot; : chacun et chacune peut passer le concours d&#039;entrée avec les mêmes chances d&#039;être sélectionné.

Je ne suis pas sur que cette ouverture laïque et républicaine soit identique dans les &quot;établissements sous contrat&quot; qui, à mon sens, n&#039;ont rien à faire dans un État laïque comme la France ou en tout cas qui ne devraient ni être financés par la puissance publique, ni intervenir dans des procédures de concours publics, en particulier quand le contexte politique et idéologique a aussi fortement changé. C&#039;est là que nous rejoignons, du moins tant que vous ne nous aurez pas convaincus de notre erreur, les auteurs de cet article.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout d&#8217;abord, permettez nous de préciser qu&#8217;Indiscipline n&#8217;a pas écrit cet article que nous ne faisons que relayer. Ceci dit, si nous le relayons, c&#8217;est qu&#8217;il nous a semblé intéressant et en accord avec les idées que nous défendons.</p>
<p>Ensuite, permettez moi également d&#8217;être très surpris par le fait qu&#8217;un professeur de philosophie en CPGE argumente de manière aussi relâchée : vous nous dites qu&#8217;il serait inutile d&#8217;expliciter votre position, vous restez allusif sur vos raisons, et ne nous permettez pas de comprendre clairement l&#8217;objet de votre colère. Ce faisant, vous vous condamnez à rester incompris, et vous traitez vos lecteurs comme s&#8217;ils étaient incapables de vous comprendre, ou, pire, comme n&#8217;ayant même pas besoin d&#8217;arguments : l&#8217;expression de votre colère nous suffirait. Enseignant parfois à des élèves normaliens philosophes, ou à des étudiants de différentes disciplines, nous avons à cœur au contraire de favoriser chez eux l&#8217;argumentation serrée et les exposés problématisés. Nous en attendons autant d&#8217;un enseignant de CPGE.</p>
<p>Nous allons toutefois tenter de vous répondre à partir des bribes que vous nous ne nous laissez pas d&#8217;autre choix que d&#8217;interpréter. </p>
<p>Il me semble que cet article de la Libre Pensée s&#8217;inscrit dans un contexte de changement radical au plan historique des relations entre enseignement supérieur et confessions : c&#8217;est en effet la première fois depuis le gouvernement de Vichy que l&#8217;État français accorde la collation des grades à un État étranger, ici le Vatican. Si les établissements sous contrat sont, comme vous le dites, centres d&#8217;examens depuis longtemps, il me semble que depuis l&#8217;accession au pouvoir du célèbre petit homme à talonnettes le contexte idéologique a grandement changé et que nous avons toutes les raisons d&#8217;être inquiets face à des politiques publiques de plus en plus soumises aux intérêts privés, corporatifs ou confessionnels, ce qui est inacceptable. D&#8217;où la remontée en puissance des revendications laïques, tout simplement parce que la laïcité est, objectivement, menacée.</p>
<p>J&#8217;ai la forte impression, par ailleurs, que ceux qui montent les gens les uns contre les autres ne sont pas les auteurs de cet article, mais directement la &laquo;&nbsp;tête&nbsp;&raquo; de l&#8217;État, avec ses insultes continuelles et avec le mépris que ce dernier affiche à l&#8217;égard de l&#8217;ensemble du monde enseignant, du moins à l&#8217;égard de tous ceux qui pensent en termes d&#8217;intérêt général, de laïcité et de service public. </p>
<p>En ce qui concerne les ENS, contrairement à ce que vous dites, elles sont ouvertes à tous : quelle que soit votre religion, votre classe sociale, votre couleur de peau ou vos idées politiques, vous pouvez passer le concours d&#8217;entrée. Et on n&#8217;y prône, jusqu&#8217;à présent, aucune idéologie religieuse particulière. Je m&#8217;étonne qu&#8217;un professeur de CPGE ne se soit encore pas rendu compte de ce fait : si les ENS étaient aussi fermées que vous le dites, vous n&#8217;auriez tout simplement plus aucun élève, ou du moins ils n&#8217;auraient aucune chance d&#8217;accéder au concours, ce qui n&#8217;est pas le cas. Que les ENS soient sélectives, c&#8217;est un fait. Ce fait justifie même l&#8217;existence de CPGE. Que cette sélection renforce des processus de reproduction sociale de certaines &laquo;&nbsp;élites&nbsp;&raquo; est un autre fait incontestable. Mais ce fait est de nature sociale, il n&#8217;est pas causé par les ENS. Sa résolution relèverait du politique. En revanche, il est faux de prétendre que les ENS seraient &laquo;&nbsp;fermées&nbsp;&raquo; : chacun et chacune peut passer le concours d&#8217;entrée avec les mêmes chances d&#8217;être sélectionné.</p>
<p>Je ne suis pas sur que cette ouverture laïque et républicaine soit identique dans les &laquo;&nbsp;établissements sous contrat&nbsp;&raquo; qui, à mon sens, n&#8217;ont rien à faire dans un État laïque comme la France ou en tout cas qui ne devraient ni être financés par la puissance publique, ni intervenir dans des procédures de concours publics, en particulier quand le contexte politique et idéologique a aussi fortement changé. C&#8217;est là que nous rejoignons, du moins tant que vous ne nous aurez pas convaincus de notre erreur, les auteurs de cet article.</p>
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		<title>Par : Moi</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/comment-page-1/#comment-172</link>
		<dc:creator>Moi</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 15:10:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/fr/?p=701#comment-172</guid>
		<description>je suis professeur  de philosophie en CPGE à Grenoble et ce que je viens de lire est absolument scandaleux et hors du temps. Celà fait des années que les établissements sous contrat sont &quot;centre d&#039;examen&quot; et ce pour une excellente raison qui est qu&#039;ils sont justement sous contrat et que leurs professeurs sont agent de l&#039;Etat certifiés ou agrégés comme les autres; Je ne vais pas tenter d&#039;expliquer ce que tout ça signifie celà ne servirait à rien ; par contre je voudrais attirer l&#039;attention sur la désinformation formidable de l&#039;article auquel je réponds. Il est inadmissible de monter les uns contre les autres les professeurs d&#039;un même pays ainsi que de stigmatiser une population d&#039;élèves : fermons alors l&#039;ENS puisqu&#039;elle est loin d&#039;être ouverte à tous !J&#039;arrête ici ; je suis écoeuré.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>je suis professeur  de philosophie en CPGE à Grenoble et ce que je viens de lire est absolument scandaleux et hors du temps. Celà fait des années que les établissements sous contrat sont &laquo;&nbsp;centre d&#8217;examen&nbsp;&raquo; et ce pour une excellente raison qui est qu&#8217;ils sont justement sous contrat et que leurs professeurs sont agent de l&#8217;Etat certifiés ou agrégés comme les autres; Je ne vais pas tenter d&#8217;expliquer ce que tout ça signifie celà ne servirait à rien ; par contre je voudrais attirer l&#8217;attention sur la désinformation formidable de l&#8217;article auquel je réponds. Il est inadmissible de monter les uns contre les autres les professeurs d&#8217;un même pays ainsi que de stigmatiser une population d&#8217;élèves : fermons alors l&#8217;ENS puisqu&#8217;elle est loin d&#8217;être ouverte à tous !J&#8217;arrête ici ; je suis écoeuré.</p>
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