L’institution muséale gardée par ses publics : confrontation de modèles au musée
Depuis dix ans, le recours au marketing s’est fortement développé comme un moyen de gérer les relations entre les (grands) musées et leurs publics. Dans un contexte où les objectifs politiques définis à l’échelle européenne sont de faire entrer dans l’espace marchand la production de connaissances, l’éducation et la culture, cette montée du marketing est ressentie une sorte de nécessité naturelle à tel point que les débats qu’il suscite dans les milieux professionnels portent sur l’accompagnement et les aménagements de ce processus, plus que sur sa signification. Pourtant, l’intérêt pour les publics et pour la communication muséale a suscité des enquêtes bien avant que n’émerge la problématique du lien entre musées et marché, et il se développe au nom d’intérêts et de valeurs qui peuvent être opposées à celles que porte le marketing . Le consensus apparent sur l’importance de la question des publics peut masquer des conflits majeurs dans les représentations, les valeurs et les pratiques de toutes les instances qui revendiquent ce souci du public, mais aussi de ceux qui se sentent faire partie du public. En particulier, il n’est pas certain que les représentations que se font les visiteurs du lien entre les institutions muséales et leur publics soit bien connu et bien compris. Cet élément est d’autant plus important que la définition des missions muséales ne relève pas d’une compétence technique ni même de la décision d’instances d’administration politique : elle résulte de l’investissement d’un ensemble d’acteurs, y compris des membres du public, dont on sous-estime trop souvent la sensibilité à la dimension politique de l’institution muséale. Ainsi, dans les limites de cette contribution, je soumettrai quelques éléments issus d’études de publics, pour proposer un point de vue sur les risques de malentendus croissants entre les institutions et leurs publics, alors même que l’impression de mieux connaître les publics peut se renforcer.
La connaissance des publics et de leurs pratiques : éviter la fixation des stéréotypes

Las reflexiones que siguen, carecen, en sentido estricto, de toda originalidad, y declararlo no esni cláusula de estilo ni precaución oratoria, destinadas a maquillar una falsa modestia. En efecto, la gran mayoría, sino la totalidad, de las ideas aquí expresadas, han sido ya desarrolladas por numerosos autores, respecto de quienes mi deuda es evidente e inmensa. Entre ellos, sólo menciono aquí a jean Chesneaux cuyos luminosos análisis de la Modernidad desarrollados en De la Modernité (1981) y Modernité-Monde (1983), constituyen buena parte del fundamento de este texto. El cuarto de siglo transcurrido desde la publicación de ambos libros, no hace sino confirmar las hipótesis de Chesneaux, dando a sus proposiciones una singular pertinencia y una indiscutible actualidad. Si alguna novedad hay en este ensahyo, ella radica, no en las ideas y conceptos expuestos en él, sino en el intento de urdir con ellos una trama explicativa radicalmente opuesta al discurso oficial. La novedad que pueden reivindicar estas líneas, es aquella de la que habla Fernandopessoa : « …aquella que ha retomado todos los hilos de la tradición, y los ha tejido formando un motivo que la tradición no podía tejer. » [1]
Yo pienso que es necesario un fundamento, porque desgraciadamente en los últimos veinte o treinta años nos hemos olvidado de que nuestros actos y pensamientos están fundados en algo, tienen un fundamento que es lo que da solidez y, en cierta medida, valida nuestra acción. Sin embargo, desde hace un tiempo, hemos puesto todo el interés, toda la atención en la búsqueda de eficacia, la mayor posible en el menor lapso de tiempo imaginable. Esto ha significado que, el tiempo de la especulación, de la reflexión, de la discusión, el tiempo de filosofar, en suma, el tiempo de confrontar nuestra práctica con nuestros principios, con sus fundamentos, sea considerado como pérdida de tiempo, y en todo caso, como tiempo inútil, un tiempo muerto. De un modo análogo, la reflexión social y sociológica tiende a ser substituida por técnicas de encuesta y sondeos de opinión, con la consiguiente gibarización de la reflexión y la desaparición del pensamiento crítico. Hoy en ves de saber lo que pasa a través de la discusión, del diálogo, de la conversación en las casas, en los barrios, en las asambleas, se realiza un Focus grup o se “sondea” la opinión, de preferencia telefónicamente reduciendo al mínimo los costos y optimizando al máximo la rentabilidad de la operación. Con bastante frecuencia, ocurre que los sondeos y los informes de costosas investigaciones son cruelmente desmentidos por la realidad, pero ello es considerado por los “expertos” como un hecho “normal” destinado a ser OLVIDADO LO ANTES POSIBLE…
Que l’on soit chercheur, enseignant, organisateur d’activités culturelles institutionnalisées ou pas, artiste, professionnels de l’action sociale, de la santé, du droit, que l’on soit parent, militant associatif, étudiant, on ressent partout la même incohérence entre une sorte de pragmatisme désabusé et les valeurs au nom desquelles on exerce ces activités, ou on assume ces statuts. La même désespérance, le même sentiment de paralysie anime les conversations quotidiennes. Car chacun est sommé de s’inscrire dans des visions réformistes et acritiques dont les promoteurs sont eux-mêmes incapables de défendre la portée politique. Il ne s’agit que de changement, de compétitivité, de mise en visibilité, de rationalisation, etc. Le fait d’agir au nom de principes (principes républicains par exemple) est publiquement disqualifié comme relevant d’une pensée dogmatique et théorique, dépassée, et éloignée de la demande sociale. Chacun sent confusément le piège des inversions idéologiques : la critique serait passéiste, l’émergence et la créativité sympathiques mais relevant d’un amateurisme insupportable, le don et la gratuité dangereux voire « intolérables ». [1]

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