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Par Michel Barthélémy, Sociologue, CNRS.

Suivi d’une réponse de Jean-Michel Roddaz, Responsable Département SHS/ANR

Après le débat consacré à l’AERES (1), des enseignants-chercheurs de l’EHESS organisaient une deuxième rencontre (2) portant cette fois sur une autre institution récente, l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) (3). Celle-ci a pour objet de financer des recherches sur projet, émanant d’équipes de recherche publiques comme privées (entreprises, notamment), autour de certaines thématiques, et concernant les grandes branches de la connaissance. A côté de ces programmes, il existe la possibilité de soutenir un petit nombre de projets de recherches libres quant à leur sujet, appelés « programmes blancs ». Les financements portent sur une période maximale de quatre ans (4).

L’apport ambivalent de l’ANR à la recherche

Les constats des participants à ce débat qui ont soit participé au conseil scientifique de l’ANR à ses débuts ou bien bénéficié d’un contrat de cet organisme, se rejoignent sur un certain nombre de points. Ils reconnaissent tout d’abord que les sommes que l’ANR met au service des équipes dépassent de loin ce qu’ils auraient pu obtenir de leurs laboratoires de recherche. L’ANR a pu ainsi concourir à la réalisation de recherches de qualité y compris en finançant des disciplines sous-dotées.

Si au départ l’apport financier de l’ANR se faisait dans une perspective de supplémentation des ressources dont les équipes disposent sur les crédits récurrents de leur laboratoire, l’évolution négative de ces crédits tend de plus en plus à faire prévaloir un caractère substitutif.

Par ailleurs, un problème soulevé par divers intervenants tient à l’absence de modulation possible dans le soutien financier qui ne concerne que des projets assez lourds, pas toujours adaptés aux besoins de la recherche en SHS, ceux où quelques milliers d’euros suffisent. Or ce n’est pas le format des contrats ANR.

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LA NUIT BLANCHE DE L’UNIVERSITÉ

Université Lumière Lyon 2-Université de Lyon

mercredi 8 avril (19h00) / jeudi 9 avril (08h00)

Grand Amphi

« Rien dans le jour.

Les mouvements du Navire Night devraient témoigner d’autres mouvements qui se produiraient ailleurs et qui seraient de nature différente. »

(Marguerite Duras, Le Navire Night)

« - Oui, mais il faut parier. Cela n’est pas volontaire, vous êtes embarqués. »

(Blaise Pascal, Pensées)

Déclaration d’intention

Un vaste plan de réformes gouvernemental met en cause les principes fondamentaux et la nature même de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce plan réformiste menace plus largement le sort de l’Éducation nationale dans son ensemble, de l’école maternelle jusqu’à l’université. Plus largement encore, il conduit à un démantèlement des services publics de la République française. Les communautés concernées, loin d’un supposé « immobilisme », sont les premières à se préoccuper sans cesse d’une refonte dynamique de leurs structures. Mais elles s’opposent de façon massive à la révision des politiques publiques par le gouvernement actuel. Elles dénoncent en globalité et en détail un réformisme mal venu, portant atteinte de façon systématique aux structures et, plus profondément, aux valeurs du bien public.

Un front commun sans précédent, un « mouvement », rend ainsi solidaires des tendances très diverses parmi les personnels de l’enseignement, de la recherche, de l’administration, parmi les étudiants. Des initiatives comme l’Appel de la Sorbonne, un grand nombre d’organisations y contribuent (syndicats, Sauvons l’université, Sauvons la recherche, sociétés savantes, collectifs et comités non apparentés…). La mobilisation universitaire, déclenchée à l’échelle nationale le 2 février 2009, est d’une rare ampleur, et s’avère durable. Elle converge désormais avec les luttes de plusieurs autres secteurs menacés au sein de l’Éducation, de la Fonction publique (notamment culture, santé, justice…), ainsi que du secteur privé. Dans un contexte général de crise de société néolibérale, le mouvement qui s’amplifie, d’ores et déjà historique, n’est pas seulement de protestation : il est de réflexion constructive. C’est en faveur de ce mouvement que nous parions.

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Réflexions sur le débat à l’EHESS sur le thème « L’AERES et après ? »

Par Michel Barthélémy, Sociologue, Cnrs

Le premier des « Grands Débats de l’EHESS » à s’inscrire dans le prolongement de l’opération « Changeons le programme » s’est tenu le 25 mars 2009. Il a présenté un ensemble de témoignages, de réflexions et d’analyses présentés quasiment à chaud sur la dernière vague en voie d’achèvement de l’évaluation des équipes de recherche par les comités de visite de l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) (1). Ces interventions étaient le fait d’universitaires dont l’unité avait été l’objet de l’une de ces visites.

Le présent texte ne prétend pas restituer en détail les différents points du débat (2). Il est plus limitativement consacré à discuter l’affirmation courante, et du reste réitérée par le représentant de l’AERES qui participait au débat, qui tient que l’évaluation à laquelle concourent ces comités est le fait de « pairs ». En ajoutant que le choix offert était entre cette configuration là ou bien le recours à un cabinet de consultants externes ou encore à des administratifs – « comme en Allemagne », a-t-il précisé.

D’un point de vue formel, il est indéniable que les participants à ces comités de visite sont composés de membres de la communauté universitaire. Un certain nombre d’entre eux sont des universitaires étrangers. A ce titre, ils peuvent se réclamer légitimement de ce statut de « pairs » vis-à-vis des membres des unités de recherche qu’ils viennent évaluer (3). Toutefois, une bonne partie du débat a avancé des arguments rendant cette identité pour le moins problématique. Le point faisant problème était précisément la signification qu’il convient d’accorder au terme évaluation en comparant les anciennes aux nouvelles pratiques qui se mettent en place.

Si l’on reprend l’affirmation du représentant de l’AERES, et qu’on la compare à l’intervention de N. Dodier, on s’aperçoit que les deux formes d’évaluation qui se font face sont très différentes l’une de l’autre dans leur esprit comme dans leur procédure. L’évaluation en vigueur jusque là, dans les commissions des organismes de recherche, notamment, est le fait de petits groupes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, dont une partie sont élus par leurs pairs, pour une durée de quelques années et qui mettent en place des règles d’évaluation ad hoc. Ils le font en fonction de critères qu’ils dégagent de l’intérieur même de leur comité et pour les fins pratiques de la tâche qui leur est assignée, soit l’évaluation d’équipes, projets de colloque ou d’édition, chercheurs, etc. La mise en place des critères jugés pertinents donc objectifs, c’est à dire acceptables par les participants comme fondement adéquat de leur travail d’évaluation, et reconnaissable sous ce jour par les instances supérieures de même que, potentiellement, par l’ensemble des membres de la communauté scientifique à laquelle ils appartiennent, suppose de faire activement partie de ces commissions et de prendre part à leur définition collective. En ce sens, la commission est à une double place d’observateur et de juge de la vie de la communauté dont elle est appelée à se prononcer sur les réalisations les plus récentes de ses membres ainsi que sur les activités projetées. Elle évalue leur intérêt et portée scientifique, sur la base de critères localement établis, internes à la profession, à son état et ses pratiques disciplinaires du moment, à la nature et à la teneur des dossiers à traiter ici-et-maintenant, en mobilisant la compétence et l’expertise variées de ses membres qui sont appelés à parvenir à une position commune sur les principes leur permettant de traiter les dossiers soumis à l’appréciation de la commission. C’est une version éprouvée de la parité et de la collégialité. Perfectible, certes, mais effective.

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La Ronde Infinie des Obstinés

La Ronde Infinie des Obstinés est une initiative formidable initiée par l’Université Paris 8. Elle fait suite à un ultimatum lancé par des enseignants-chercheurs et étudiants mobilisés contre les « réformes » universitaires, et adressé au ministère, ultimatum qui exigeait le retrait de ces réformes. L’ultimatum ayant expiré, et devant l’autisme et le mépris du gouvernement, les obstinés de Paris 8 ont entrepris de tourner en rond, en groupe, sur la place de Grève à Paris, jour et nuit, jusqu’au retrait des réformes. Ils en profitent pour entrer en contact avec les passants, pour leur expliquer le sens du mouvement de contestation. Dans la mesure où il est maintenant clair que ce n’est pas par une (ou même des) grosse manifestation qu’on arrivera à une solution à ce conflit, et qu’il faut inscrire nos résistances dans la durée et dans de nouvelles formes d’action, cette ronde, si elle était dupliquée et étendue à diverses villes de France (comme c’est le cas en ce moment), pourrait avoir un fort impact.

On aimerait bien voir exister une telle à Lyon : avis aux amateurs, Indiscipline est partant pour entrer dans la ronde ! Surtout si elle s’inscrit dans la convergence des luttes.

Ça se passe là (pour le blog) : http://rondeinfinie.canalblog.com/

Je recopie ici les textes du collectif, puis les principes pratiques tels qu’ils sont exprimés par les auteurs de l’initiative :

Communiqué de presse du 24 mars 2009

Les Universités toujours en grève depuis 7 semaines et n’ayant reçu aucune réponse favorable à leurs revendications ont entamé le 23 mars à midi LA RONDE INFINIE DES OBSTINÉS en place de grève (Parvis de l’hôtel de ville à Paris).
Cette ronde tourne depuis cette date jour et nuit en permanence.
A l’université de Paris 8, se sont jointes les universités de Paris X Nanterre, Paris 1, Paris 2, Paris 4, Paris 6, Paris 7, Paris 12, l’IUFM de Paris, ainsi que les collectifs SLU et SRL. L’université de Picardie Jules Verne (Amiens) ouvrira une ronde jeudi 26 mars de 8h30 à 18h Place Gambetta à Amiens, et l’université à Fort-de-France en Martinique prépare aussi une ronde.

Nous appelons tous les citoyens solidaires à venir se joindre à la ronde infinie des obstinés.

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antisocial#027 – !!!!CTXRB!!!!!!!

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Tout ce qui est rare est cher, or un cheval bon marché est rare, donc un cheval bon marché est cher.

A l’occasion de la loi Creation et Internet, le netlabel Antisocial propose d’apporter sa pierre au problème du téléchargement sur internet et de la rémunération des artistes avec la proposition de nouvelles règles.

Première règle
Seules les personnes accédant au site internet du projet de 15 h à 16h peuvent télécharger les morceaux. En dehors de ces heures, le téléchargement ne sera techniquement pas possible.

Deuxième règle
Afin d’empêcher leur diffusion en radio, les morceaux ne font qu’une minute.
La durée autorisée d’une chanson pour un passage en Radio étant de 3 minutes et 22 secondes, une durée d’une minute empêche logiquement toute diffusion sur les ondes.

Troisième règle

Afin d’empêcher les gens d’en parler, le nom des morceaux est imprononçable.

Quatrième règle
Afin de limiter la dissémination de ces morceaux, les auditeurs ne peuvent donner ces morceaux qu’à destination de leurs amis (comme cadeau par exemple). La liste de ces amis doit être consigné sur un cahier et présenté sur simple demande à un officier de justice.

Cinquième règle
Une action listé avec chaque morceau doit être effectué obligatoirement pendant l’écoute face à votre ordinateur.
S’il n’est pas possible de réaliser l’action demandé pour des raisons matérielles, il est interdit d’écouter le morceau de l’artiste.

(Avant la première écoute, les auditeurs doivent impérativement installer le logiciel SURVEILLESMOA.exe disponible avec la compilation).
Ce logiciel est issu des dernières recherches en matière d’informatiques et utilise la webcam, la connexion internet et les données d’identification de votre ordinateur.
Grâce à un algorithme ultra perfectionné de reconnaissance des mouvements et d’identification de la mélodie, le logiciel vérifie le respect de cette cinquième règle et envoie un rapport quotidien au serveur du netlabel ainsi qu’au ministère de l’intérieur.
Le non respect de cette règle déclenche le paiement d’une amende versée à l’artiste concerné puis une riposte totale (confiscation du matériel audiovisuel, interdiction à vie de toute connexion internet, etc…).

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Originellement publié dans John Dewey and the Promise of America, Progressive Education Booklet n°14, Colombus, American Education Press, 1939, ce texte a été présenté par le traducteur, Samuel Renier (samuel.renier@univ-lyon2.fr), lors d’un atelier organisé dans le cadre de la grève de l’ENS LSH, le mercredi 4 février 2009

Télécharger le texte anglais (pdf)

Dans les circonstances présentes, je ne peux espérer me réconcilier avec le fait que j’ai réussi à vivre quatre-vingt ans. Je mentionne ce fait pour vous en suggérer un plus important – à savoir que des événements de la plus haute importance se sont produits pendant les quatre cinquièmes de siècle écoulés, période qui couvre plus de la moitié de l’histoire nationale [américaine] actuelle. Pour d’évidentes raisons, je ne m’essayerai pas à résumer ne serait-ce que les plus importants de ces événements. Je me réfère ici à ceux-ci en vertu de leur influence sur la question à laquelle ce pays s’est attelé lorsque fut formée la nation – la création de la démocratie, question qui se révèle aujourd’hui aussi urgente qu’elle le fut il y a cent cinquante ans quand les plus expérimentés et sages de nos hommes se sont réunis afin de faire l’état des lieux et de créer le cadre politique d’une société qui se gouverne elle-même.

Parmi les changements qui se sont produits ces derniers temps, le plus net réside en ce que les modes de vie ainsi que les institutions qui à l’origine étaient naturelles, presque inévitables et résultant d’heureuses conditions, ont désormais à être atteintes par de conscients et résolus efforts. Bien que l’ensemble du pays ne se trouvait pas concerné par la démarche pionnière il y a quatre-vingt ans, il restait néanmoins toujours si proche, à l’exception de quelques grandes villes, de l’époque des pionniers que la légende du pionnier, et par suite de la grande frontière, jouaient un rôle actif dans la formation des esprits et des croyances de ceux qui y étaient nés. Dans les esprits tout du moins le pays conservait une frontière ouverte, faite de ressources encore inexploitées. C’était alors un pays d’opportunités matérielles et d’invitation. Même ainsi, la naissance de cette nation impliquait plus qu’une merveilleuse conjonction de circonstances matérielles. Il existait effectivement un groupe de personnes qui étaient capables de réadapter les vieilles idées et institutions afin de faire face aux situations que fournissaient ces nouvelles conditions matérielles – un groupe d’hommes dotés d’une extraordinaire inventivité politique.

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Umberto Eco est-il un fainéant ?

Dans la traduction de 1998, Umberto Eco dans « Comment voyager avec un saumon – nouveaux pastiches et postiches », exprimait le décalage entre la perception du caractère naturel des limites de disponibilité de n’importe quel professionnel considéré comme sérieux, et l’idée que l’agenda de l’universitaire peut accueillir sans cesse de nouvelles tâches, puisqu’il est fainéant par nature.

Depuis que notre président a officialisé le constat de cette fainéantise du chercheur ou de l’enseignant-chercheur, nous sommes amenés à devoir faire avec cette vérité officielle, qui ouvre les vannes d’un sens commun désormais largement repris et assumé dans nombre de médias, blogs, forums, y compris par les enseignants-chercheurs eux-mêmes lorsqu’ils parlent de l’éternel collègue qui ne fait rien, ou, dans le cas des chercheurs retraités, lorsqu’ils adoptent la position du repenti fier d’apporter sa contribution au débat (« je l’affirme : on ne faisait rien dans notre labo « ).

Il nous faut donc remonter le rocher, patiemment, et apporter des éléments qui puissent permettre d’ébranler la vérité officielle et le sens commun déshinibé par l’expression de cette vérité officielle. Umberto Eco, justement, frère d’infortune, fainéant d’universitaire obligé lui aussi, déjà de rendre compte du détail de son agenda nous apporte sa précieuse contribution, il y a plus de dix ans déjà.

Reste à actualiser ce travail. En dix ans, tout semble avoir été fait pour amener l’universitaire à rajouter à la liste des tâches énumérées par Umberto Eco, toutes celles, fort nombreuses, qui consistent à devoir faire la preuve que son temps est effectivement employé en totalité.

Le programme d’Umberto Eco évoque presque un monde perdu, magique : le récit évoque le temps où l’humaniste (fainéant donc) est tout entier à son travail intellectuel et pédagogique.

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    Par Igor Babou et Joëlle Le Marec.

    Bruno Latour, sociologue des sciences, vient de publier un article d’opinion dans Le Monde sous le titre : « Autonomie, que de crimes on commet en ton nom ! » (Le Monde, 25.02.09. Lire l’article en ligne).

    Enfonçant les poncifs journalistiques, l’article de Bruno Latour commence par une phrase choc accusant les intellectuels (tous les intellectuels) de gauche (selon le poncif, un intellectuel est forcément de gauche) d’immobilisme : tel des « chauffeurs de taxi », les universitaires seraient installés « dans la défense obstinée du statu quo ». Merci de la comparaison avec les chauffeurs de taxi : on ne sait pas trop, cependant, qui cette plate analogie est chargée d’insulter, et pour le moment, le syndicat des chauffeurs de taxi n’a pas réagi. Dans la foulée du discours méprisant de Nicolas Sarkozy le 22 janvier 2009, Bruno Latour naturalise sans honte, outre le registre de l’insulte et de la stigmatisation qui fait le lit de l’anti-intellectualisme ambiant, ce qu’il ne peut pas ne pas savoir être un mensonge : contrairement aux accusations d’immobilisme, il y a un rythme intensif des changements dans l’enseignement supérieur et la recherche. Ces changements ont pu être liés aux initiatives du milieu universitaire lui-même. Mais cette dynamique des changements internes est désormais paralysée par le rythme frénétique des mutations imposées pat l’État, et elles seront évidemment entravées par la logique tatillonne, gestionnaire, managériale de la loi sur l’Autonomie des Universités.

    Réaffirmons-le avec force : l’université n’a en aucun cas été un lieu d’immobilisme durant les dernières décennies. Elle a formé des centaines de milliers d’étudiants, a développé d’innombrables filières, a créé feu les IUP (Instituts Universitaires Professionnalisés), qui ont été des succès remarquables avant de se voir supprimés par des réformes imposées sans aucune connaissance de ce qui se faisait localement à l’initiative des dynamiques propres de chaque université.

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    Réponse à l’appel d’offre

    « Veille de l’opinion »

    du

    Ministère de l’Amour du Savoir et de la Libre Pensée

    brazil

    Proposé par :

    Laboratoire d’Ergonomie de la Connaissance Pure

    Université Autonome de l’Élysée

    janvier 1984

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    Table des matières

    Objectifs. 4

    1. Diagnostic scientifique de la situation politique et morale française. 4

    2. Problématique : liquider la pensée déviante. 4

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