Rubrique "Initiatives"

On privilégie dans cette rubrique des textes correspondant à des expérimentations dans le domaine de l’action et de la critique du monde contemporain.


Une initiative à suivre, qui se développe, et à laquelle on ne peut qu’adhérer :

http://www.rezocitoyen.fr/yes-we-camp-le-manifeste.html

 

Manifeste des Indignés : « Pour une démocratie réelle, ici et maintenant ! »

Nous sommes des personnes ordinaires. Nous sommes comme vous : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, travailler ou pour chercher un travail, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre et pouvoir offrir un meilleur avenir à ceux qui les entourent.

Parmi nous, certains se considèrent plus progressistes, d’autres plus conservateurs. Certains sont croyants, d’autres pas. Certains suivent des idéologies précises, d’autres se considèrent apolitiques. Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par la situation politique, économique et sociale autour de nous : par la corruption des politiciens, patrons, banquiers,… qui nous laissent sans défense et sans jamais être entendus. Cette situation est devenue la norme, une souffrance quotidienne et sans espoir aucun. Mais en unissant nos forces nous pouvons la changer. Le moment est venu de changer les choses, de bâtir ensemble une société meilleure. En conséquence nous soutenons avec vigueur les affirmations suivantes :

  • L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.
  • Des droits inaliénables doivent être garantis au sein de notre société : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel et le droit du consommateur à une vie saine et heureuse.
  • L’état actuel de notre système politique et économique ne répond pas à ces priorités et il est par de multiples facettes un obstacle au progrès de l’humanité.
  • La démocratie appartient au peuple (demos = peuple, cratie = pouvoir), ce qui signifie que chacun de nous constitue une partie du gouvernement. Cependant, en Espagne [France], la majorité de la classe politique ne nous écoute même plus. Ses fonctions devraient être de porter notre voix auprès des institutions, en facilitant la participation politique des citoyens à travers des canaux de démocratie directe pour le bénéfice du plus grand nombre, et non pas celle de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des forces économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature bipartie représentée par les sigles inamovibles du PS et de l’UMP (avec le FN comme repoussoir).
  • La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns sont à la source des inégalités, frustrations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et non-durable, entraîne notre système social dans une spirale, qui s’auto-consume, enrichissant une minorité et appauvrissant les autres. Jusqu’à son effondrement.
  • La volonté et le but du système sont l’accumulation d’argent, sans tenir compte ni de l’efficacité ni du bien-être de la société ; gaspillant ses ressources, et détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs mécontents.
  • Les citoyens sont les engrenages d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui se moque de nos besoins. Nous sommes anonymes mais sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons fonctionner le monde.
  • Si en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique abstraite où la majorité ne bénéficie pas de ses avantages, nous pourrons supprimer les abus que nous endurons.

Nous avons besoin d’une révolution éthique. Plutôt que de mettre l’argent avant les êtres humains, il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des objets. Je ne suis pas le produit de ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète. Lire la suite

 

Escribe Joan Guimaray

El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola con premeditación y derribándola en su propia ánfora. Lire la suite

Numérisation et mise en ligne de la revue Labo Contestation

Nous sommes heureux de vous annoncer la numérisation complète ainsi que la mise en ligne du corpus de la revue « Labo Contestation », revue contestataire lyonnaise réalisée par des chercheurs entre 1970 et 1973, et dont l’objectif était de réaliser une critique des conditions de production de la science et une analyse des rapports de domination au sein de l’université.

http://science-societe.fr/labo-contestation/

Labo Contestation est à prendre comme un témoignage, comme un document historique, mais aussi comme une raison de rester vigilant avec lucidité dans nos analyses du champ STS, ainsi que dans nos luttes pour une université et une recherche qui restent à libérer des pouvoirs qui l’enserrent encore.

C’est pourquoi, avec l’aval de Pierre Clément qui était la cheville ouvrière de Labo Contestation à Lyon, nous avons décidé de numériser et de mettre en ligne la collection complète des six numéros de cette revue, ainsi que deux hors-série.

Cette numérisation de la revue Labo Contestation, ainsi que sa mise en ligne, s’inscrivent dans l’une des opérations de recherche du Cluster « Enjeux et représentations de la science, de la technologie et de leurs usages » (opération 1 : « Pour une histoire des recherches sur la vulgarisation et le champ Sciences, Technologies et Société »).

    Sauvons La Recherche propose deux pétitions à signer : 
    
    - L'une pour exiger que cessent les mensonges d’état sur la recherche
      et l’enseignement supérieur :
      http://sauvonslarecherche.fr/spip.php?article3433
    
    - L'autre pour soutenir les précaires de l'École normale supérieure en
      grève depuis plusieurs mois, et soutenus par des élèves et enseignants
      de l'ENS, face à une direction qui reste intransigeante :
      http://sauvonslarecherche.fr/spip.php?article3437
    
    Merci de votre soutien et de diffuser largement autour de vous.
    

      « Journées critiques » – une enquête

      Nous avons reçu cette info, que nous publions bien volontiers :

      « Journées critiques »
      -une enquête-

      Préambule

      Cette enquête fait suite à un colloque tenu en mars 2010 sous le titre de « Journées critiques » à la Faculté d’Anthropologie et de Sociologie de l’Université Lyon 2 et qui a donné lieu ensuite à un « journal intermittent » du même nom. Nous – qui nous avons tous participé, à un titre ou un autre, au projet d’origine des Journées critiques et à l’élaboration du premier numéro du « journal intermittent »

      Nous avons décidé de poursuivre notre projet et de lui donner un tour plus concret . Ainsi, après une brève présentation des raisons qui nous amènent à confronter l’activité critique dans le contexte des confrontations sociales et politiques d’aujourd’hui, nous vous proposons de répondre à une série de questions qui toutes cherchent à poser les rapports entre théorie et pratique dans les conditions actuelles. La forme questionnaire indique bien évidemment que nous n’avons pas de réponses toutes faites aux problèmes que nous posons et ressentons comme n’étant pas uniquement les nôtres.
      D’ailleurs cette enquête donnera aussi à chacun de nous l’occasion de présenter sa réponse
      individuelle. L’enquête doit préparer une « journée de réflexion » autour du sujet : « Quelles
      orientations théoriques pour quelles pratiques ? » Nous allons collecter et publier vos et nos réponses par l’intermédiaire du blog « journées critiques », ce qui constituera un premier échange qui permettra, du moins on peut l’espérer, de déblayer le terrain pour une discussion/ confrontation de vive voix cette fois, lors de la rencontre prévue à Lyon, en principe, le 27 et/ou le 28 mai.

      Lyon, le 19 mars 2011

      Lire la suite

      http://crisdegypte.blogs.liberation.fr/cairote/2011/02/egyp.html

      Le Caire, 3 février 2011.

      L’escalade de la barbarie dépasse l’entendement et atteint des degrés innommables. Des journalistes sont battus, des avocats, des activistes et des manifestants sont arrêtés et tués. Les hommes de main de Moubarak tiennent tous les accès à la place Tahrir ainsi que les ponts de la ville. Ils terrorisent, agressent et des snipers tirent, maintenant à 21h00, à balles réelles sur les manifestants de la place Tahrir. A l’échelle nationale des policiers habillés en civils et des hommes de main battent, molestent et tuent les civils. Le régime Moubarak et son régime sait qu’il n’a plus le soutien international et que, pour survivre, il doit à tout prix casser ce soulèvement populaire. Sa détermination est aussi forte que celle des manifestants. Pour ce régime, aussi, c’est devenu une question de vie ou de mort. Demain, il y aura un bain de sang et des morts par milliers. Demain des millions de manifestants sont attendus dans la rue Egyptienne pour une marche pacifique en direction de la place Tahrir. Le bain de sang a lieu maintenant, sous nos yeux. A 20h45, les caméras des télévisions ne semblent plus avoir accès à la place Tahrir. Nous demandons à tous ceux qui ont accès aux décideurs de ce monde de se mobiliser pour annoncer à la télévision, ce soir et cette nuit, que si Moubarak ne met pas un terme immédiat à cette barbarie, ses comptes bancaires et ceux de son régime seront gelés. Aucune autre mesure ou sanction n’est susceptible de sauver la population égyptienne et tous ceux qui se trouvent parmi nous. Merci.

        Réflexe citoyen et universitaire, nous avons, à l’ENS de Lyon, voulu manifester notre indignation suite à la censure de la conférence de Stéphane Hessel prévue le 18  janvier dernier à l’ENS de Paris. Cette conférence devait se dérouler avec Leïla Shahid, représentante de la Palestine à Bruxelles, les pacifistes israéliens Michel Warschawski et Nurit Peled,  la députée socialiste Elisabeth Guigou et le secrétaire-général-adjoint du Syndicat de la magistrature, Benoist Hurel. Le débat portait sur la répression de l’opération de boycott des produits israéliens, l’opération BDS « Boycott, désinvestissement, sanction ».

        Un appel a été lancé à l’ENS de Lyon, en direction des syndicats, collectifs et individus sur quelques listes de discussion locales. Nous proposions d’écrire à Mme Canto-Sperber pour dénoncer ces abus de pouvoir et ces atteintes à la liberté d’expression, de réunion, de débat, etc. Dans le même temps, nous souhaitions exprimer notre solidarité collective à nos camarades et collègues d’Ulm qui ont dénoncé cette censure, ainsi bien entendu qu’à Stéphane Hessel et aux intervenants censurés (Stéphane Hessel et Régis Debray ont d’ailleurs réagi dans un article du Monde en décrivant ce qu’ils auraient pu dire si la censure ne les avait pas frappés).

        Nos collègues lyonnais étant trop tétanisés à l’idée de prendre position collectivement, nous avons donc envoyé individuellement des mails de protestation à Mme Canto-Sperber. Nous ne savons pas si, par ailleurs, d’autres courriers de protestation ont été envoyés individuellement.

        Lire la suite

        Le 19 Janvier prochain, Nicolas Sarkozy présentera ses vœux « au monde de la connaissance et de la culture », qui inclut la Recherche et l’Enseignement Supérieur. La teneur de son discours est prévisible.

        Il parlera de la modernisation du monde de Recherche et l’Enseignement Supérieur, nous parlerons de destruction systématique de ce secteur comme des autres services publics.

        Il parlera des merveilleux milliards du Grand emprunt, promis aux universités et aux laboratoires au travers des « initiatives d’excellence », nous parlerons de la restructuration sauvage de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche opérée sous couvert de promesses de milliards. Les « initiatives d’excellence » verront l’apparition des IDEX, LABEX, EQUIPEX et autres structures déclinées ad nauseam, créées dans notre dos.

        Il osera parler de la simplification et de la clarification du paysage de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, nous rappellerons les dizaines de nouvelles structures qui, depuis 2004, ont été annoncées à grand bruit par différents gouvernements de la même couleur. Nous dirons que ce prodigieux empilement de sigles, nouvelle tour de Babel, n’a d’autre cohérence que d’affaiblir en les étouffant systématiquement, les structures collégiales existantes, organisme de recherche, universités, laboratoires.

        Il parlera d’excellence, nous parlerons des effets d’aubaine et du clientélisme que produit immanquablement l’apparition soudaine de ressources hors de tout contrôle collégial.

        Lire la suite

        L’Europe angoisse face aux agences internationales de notation, qui font du bench marking une arme d’asservissement massive des peuples : la Grèce, le Portugal et maintenant l’Espagne sont sommés de changer de politique, de supprimer des postes de fonctionnaires, de réduire leur dette publique en faisant appel à des taux d’usuriers auprès de banques qui, elles, feront des bénéfices sur ces mêmes prêts, enclenchant un cycle pervers de nouvel assujettissement du politique à l’économique.

        Mais Standard & Poor’s, ce n’est pas une abstraction : ce sont des gens, avec des bureaux, des ordinateurs, en Europe, aux USA, en Amérique latine, etc. Ces agences ne sont pas des entités surpuissantes et intouchables. En France, Standard & Poor’s c’est à deux pas de chez nous, en plein Paris :

        http://www.standardandpoors.com

        23 Rue Balzac cedex 08 Paris , France 75406
        11-13, Avenue de Friedland Paris, France 75406

        Je m’étonne que l’on ne mette pas la pression sur ces agences pour qu’elles cessent leurs actions de déstabilisation. Après tout, des milliers de familles vont souffrir en Grèce, au Portugal,  peut-être en Espagne, pourquoi pas en France bientôt, suite à leurs actions. Au nom de quoi devrait on les laisser faire ?

        En attendant, voici quelques images de contre-propagande : cliquez dessus pour les agrandir, et n’hésitez pas à les diffuser.

        Lire la suite

        Info transmise par L’Université Autogéré (Lyon) :

        Au terme d’une année riche en luttes, beaucoup de rencontres ont eu lieu. Contre un sentiment
        d’abattement qui en saisit beaucoup aujourd’hui, nous voulons au contraire parier à l’Université
        autogérée sur la richesse de ces rencontres, pour mettre en place une structure où la réflexion/
        action se mènerait ensemble sur le long terme… et avant tout pour se donner rendez-vous à la
        rentrée !
        C’est pourquoi nous vous invitons le 29 juin à partir de 9h30 au 4bis rue de l’université pour
        une présentation de notre projet et une journée d’échange ouverte.
        Discussion générale :
        - Quelle Université voulons-nous ?
        - Décalage organisations/luttes actuelles : à la recherche
        d’un «frisson nouveau»…
        - Esprit de Vincennes, le retour !
        - Quel outil informatique pour l’Université autogérée ?
        - Définition collective des ateliers de l’après-midi et pre-
        mières propositions d’ateliers pour la rentrée.
        Repas partagé
        Nos propositions pour l’après midi :
        - L’Université et les Lumières : sortir de la minorité…
        A partir de Plinio Prado, Le principe d’Université comme
        droit inconditionnel à la critique (www.editions-lignes.com)
        - Université et mouvements sociaux
        A partir de Charlotte Nordmann, Bourdieu, Rancière : la po-
        litique entre philosophie et sociologie
        - Partage des savoirs et informatique…
        En soirée à 20h, au 44 rue Burdeau :
        - Projection de Vincennes, le ghetto expérimental, de Jean-Michel Carré

           Page 1 of 4  1  2  3  4 »