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	<title>Indiscipline ! &#187; Positions</title>
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	<description>Recherche, université, culture, institutions et critique sociale</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Feb 2012 10:16:50 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Université : une chercheuse Belge démissionne pour de bonnes raisons</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:13:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Positions]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un texte, rédigé par une philosophe Belge qui a décidé de démissionner de son université suite à une réflexion très générale sur les évolutions contemporaines de nos métiers, sur l&#8217;inanité des politiques de &#171;&#160;l&#8217;excellence&#160;&#187;, et sur la victoire de l&#8217;utilitarisme et du technicisme. Ce texte circule dans divers réseaux depuis peu, et il me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voici un texte, rédigé par une philosophe Belge qui a décidé de démissionner de son université suite à une réflexion très générale sur les évolutions contemporaines de nos métiers, sur l&#8217;inanité des politiques de &laquo;&nbsp;l&#8217;excellence&nbsp;&raquo;, et sur la victoire de l&#8217;utilitarisme et du technicisme. Ce texte circule dans divers réseaux depuis peu, et il me semble contribuer à une nécessaire et urgente réflexion. J&#8217;adhère à 100% aux constats de ce texte, en espérant qu&#8217;ici et là il reste encore quelques énergies dans les interstices pour contrer la monté de la médiocrité de l&#8217;idéologie de l&#8217;excellence et de l&#8217;utilitarisme économique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://indiscipline.fr/wp-content/uploads/2012/02/démission.pdf">démission</a> (le texte en version pdf)</p>
<p style="text-align: center;">-*-</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">POURQUOI JE DÉMISSIONNE DE L’UNIVERSITÉ APRÈS DIX ANS D’ENSEIGNEMENT</p>
<p style="text-align: justify;">Plus que jamais il est nécessaire de réfléchir au rôle que doivent jouer les universités dans des sociétés en profond bouleversement, sommées de choisir dans l’urgence le type de civilisation dans lequel elles veulent engager l’humanité. L’université est, jusqu’à présent, la seule institution capable de préserver et de transmettre l’ensemble des savoirs humains de tous les temps et de tous les lieux, de produire de nouveaux savoirs en les inscrivant dans les acquis du passé, et de mettre à la disposition des sociétés cette synthèse d’expériences, de méthodes, de connaissances dans tous les domaines, pour les éclairer dans les choix de ce qu’elles veulent faire de la vie humaine. Qu’à chaque époque l’université ait manqué dans une certaine mesure à son projet fondateur, nous le lisons dans les critiques qui lui ont constamment été adressées à juste titre, et il ne s’agit pas de s’accrocher par nostalgie à l’une de ses formes anciennes. Mais jamais elle n’a été aussi complaisante envers la tendance dominante, jamais elle n’a renoncé à ce point à utiliser son potentiel intellectuel pour penser les valeurs et les orientations que cette tendance impose à l’ensemble des populations, y compris aux universités elles mêmes. D’abord contraintes par les autorités politiques, comme on l’a vu de manière exemplaire avec le processus de Bologne, il semble que ce soit volontairement maintenant que les directions universitaires (à quelques rares exceptions près) imposent la même fuite en avant, aveugle et irréfléchie, vers des savoirs étroitement utilitaristes dominés par l’économisme et le technologisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce phénomène repose très clairement sur l’adhésion idéologique de ceux qui exercent le pouvoir institutionnel, il ne se serait pas imposé à l’ensemble des acteurs universitaires si l’on n’avait pas instauré en même temps une série de contraintes destinées à paralyser toute opposition, par la menace de disparition des entités qui ne suivraient pas la course folle de la concurrence mondiale : il faut attirer le « client », le faire réussir quelles que soient ses capacités (« l’université de la réussite » !), lui donner un diplôme qui lui assure une bonne place bien rémunérée, former en le moins de temps possible des chercheurs qui seront hyper productifs selon les standards éditoriaux et entrepreneuriaux, excellents gestionnaires et toujours prêts à siéger dans les multiples commissions et conseils où se prennent les simulacres de décisions — simulacres, puisque tant les budgets que les critères d’attribution et de sélection sont décidés ailleurs. De qualité, de distance critique, de réflexion sur la civilisation, il n’est plus jamais question. La nouvelle notion d’« excellence » ne désigne en rien la meilleure qualité de l’enseignement et de la connaissance, mais la meilleure capacité à engranger de gros budgets, de grosses équipes de fonctionnaires de laboratoire, de gros titres dans des revues de plus en plus sensationnalistes et de moins en moins fiables. La frénésie d’évaluations qui se déploie à tous les niveaux, depuis les commissions internes jusqu’au classement de Shanghaï, ne fait que renforcer l’absurdité de ces critères.</p>
<p><span id="more-1021"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il en résulte tout le contraire de ce qu’on prétend promouvoir : en une dizaine d’années d’enseignement, j’ai vu la majorité des meilleurs étudiants abandonner l’université avant, pendant ou juste après la thèse, lorsqu’ils ont pris conscience de l’attitude qu’il leur faudrait adopter pour continuer cette carrière ; j’ai vu les autres renoncer à leur profondeur et à leur véritable intérêt intellectuel pour s’adapter aux domaines et aux manières d’agir qui leur offriraient des perspectives. Et bien sûr j’ai vu arriver les arrivistes, à la pensée médiocre et à l’habileté productive, qui savent d’emblée où et avec qui il faut se placer, qui n’ont aucun mal à formater leur écriture pour répondre aux exigences éditoriales, qui peuvent faire vite puisqu’ils ne font rien d’exigeant. Hormis quelques exceptions, quelques personnes qui ont eu la chance d’arriver au bon moment avec la bonne qualification, ce sont ceux-là, les habiles médiocres, qui sont en train de s’installer — et la récente réforme du FNRS vient de supprimer les dernières chances des étudiants qui n’ont que leurs qualités intellectuelles à offrir, par la prépondérance que prend l’évaluation du service d’accueil sur celle de l’individu. Ces dérives présentent des variantes et des degrés divers selon les disciplines et les pays, mais partout des collègues confirment les tendances générales : concurrence fondée sur la seule quantité ; choix des thèmes de recherche déterminé par les organismes financeurs, eux-mêmes au service d’un modèle de société selon lequel le progrès humain se trouve exclusivement dans la croissance économique et dans le développement technique ; inflation des tâches administratives et managériales aux dépens du temps consacré à l’enseignement et à l’amélioration des connaissances. Pour l’illustrer par un exemple, un Darwin, un Einstein, un Kant n’auraient aucune chance d’être sélectionnés par l’application des critères actuels. Quelles conséquences pense-t-on que donnera une telle sélection sur la recherche et les enseignements futurs ? Pense-t-on pouvoir encore longtemps contenter le « client » en lui proposant des enseignants d’envergure aussi étroite ? Même par rapport à sa propre définition de l’excellence, la politique des autorités scientifiques et académiques est tout simplement suicidaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains diront peut-être que j’exagère, qu’il est toujours possible de concilier quantité et qualité, de produire du bon travail tout en se soumettant aux impératifs de la concurrence. L’expérience dément cet optimisme. Je ne dis pas que tout est mauvais dans l’université actuelle, mais que ce qui s’y fait de bon vient plutôt de la résistance aux nouvelles mesures imposées que de leur application, résistance qui ne pourra que s’affaiblir avec le temps. On constate, en effet, que toutes les disciplines sont en train de s’appauvrir parce que les individus les plus « efficaces » qu’elles sélectionnent sont aussi les moins profonds, les plus étroitement spécialisés c’est-à-dire les plus ignorants, les plus incapables de comprendre les enjeux de leurs propres résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Même les disciplines à fort potentiel critique, comme la philosophie ou les sciences sociales, s’accommodent des exigences médiatiques et conservent toujours suffisamment de conformisme pour ne pas être exclues de la bataille productiviste, — sans compter leur incapacité à affronter l’incohérence entre leurs théories critiques et les pratiques que doivent individuellement adopter leurs représentants pour obtenir le poste d’où ils pourront se faire entendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que beaucoup de collègues partagent ce jugement global et tentent héroïquement de sauver quelques meubles, sur un fond de résignation et d’impuissance. On pourrait par conséquent me reprocher de quitter l’université au moment où il faudrait lutter de l’intérieur pour inverser la tendance. Pour avoir fait quelques essais dans ce sens, et malgré mon estime pour ceux qui s’efforcent encore de limiter les dégâts, je pense que la lutte est vaine dans l’état actuel des choses, tant est puissante la convergence entre les intérêts individuels de certains et l’idéologie générale à laquelle adhère l’institution universitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Plutôt que de s’épuiser à nager contre le courant, il est temps d’en sortir pour créer autre chose, pour fonder une tout autre institution capable de reprendre le rôle crucial de transmettre la multiplicité des aspects des civilisations humaines et de stimuler la réflexion indispensable sur les savoirs et les actes qui font grandir l’humanité. Tout est à construire, mais il y a de par le monde de plus en plus de gens qui ont l’intelligence, la culture et la volonté pour le faire. En tous cas, il n’est plus temps de perdre ses forces à lutter contre la décadence annoncée d’une institution qui se saborde en se trompant d’excellence.</p>
<p style="text-align: justify;">Annick Stevens,</p>
<p style="text-align: justify;">Docteur en philosophie,</p>
<p style="text-align: justify;">Chargée de cours à l’Université de Liège depuis 2001.</p>
</blockquote>
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>FACUNDO CABRAL IN MEMORIAM</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 19:11:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel Salinas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Textos en español]]></category>

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		<description><![CDATA[¡¡Han asesinado a otro hermano!! “Ha de elegir bien su melga quien se tenga por cantor Porque sólo el impostor se acomoda en toda huella: Que siga una sola estrella Quien quiera ser sembrador”. Facundo Cabral siguió la enseñanza de Atahualpa Yupanqui, y sembró mucho, de lo mejor, por cierto, y por muchas partes. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>¡¡Han asesinado a otro hermano!!</p>
<p align="center">“Ha de elegir bien su melga quien se tenga por cantor</p>
<p align="center">Porque sólo el impostor se acomoda en toda huella:</p>
<p align="center">Que siga una sola estrella</p>
<p align="center">Quien quiera ser sembrador”.</p>
<p>Facundo Cabral siguió la enseñanza de Atahualpa Yupanqui, y sembró mucho, de lo mejor, por cierto, y por muchas partes.</p>
<p>La barbarie ha interrumpido para siempre la siembra de humanidad que este tierno-viejo-fraterno-cantor llevara a cabo durante varias décadas</p>
<p>¿Qué decir, qué sentir, qué hacer, ante el horror y el daño irreparable.</p>
<p>Las palabras que convendría pronunciar, ya casi no circulan, o han perdido su sentido original, pues no pertenecen al vocabulario “nuestro de cada día”. Es que el lenguaje actual está aquejado de raquitismo terminal a causa del virus de la mercadofilia y de los miasmas televisivos, que reservan a la palabra la infeliz tarea de transmitir el miserable narcisismo de los caraduras de la política y los negocios y de los “rostros” de la televisión.</p>
<p>Decir cuánto pesar nos embarga, hablar de lo que perdemos cuando un artista es asesinado, clamar nuestra indignación, todo ello es necesario e insoslayable, pero nuestros dichos desaparecerán, inevitablemente en el océano de deshechos y pacotillas de esta Modernidad de mercachifles neoliberales.</p>
<p>Nos queda, sin embargo, por decir algo que puede ser decisivo, podemos, y debemos decir NO:</p>
<p>NO MÁS aceptación fatalista del horror como si se tratase de un ineludible tributo a pagar, en virtud de no sé qué destino.</p>
<p>NO MÁS complicidad de los gobiernos, de sus policías y sus magistrados con los criminales.</p>
<p><span id="more-1015"></span></p>
<p>NO más puestas en escena de grotescos simulacros de justicia.</p>
<p>NO más recochineo comunicacional en el que necrófilos “periodistas” y obscenos opinólogos, banalizan el mal traficando con la verdad.</p>
<p>En esta hora de duelo, ¿qué sentimiento albergar para impedir que la indignación, la desazón, no enciendan en nosotros primarios instintos destructores que nos obnubilen y degraden haciéndonos experimentar odio, rencor y el mismo apetito de venganza, que los criminales?</p>
<p>Es imprescindible y urgente, que erradiquemos de nosotros el sentimiento de impotencia.</p>
<p>La indefensión en que cada uno de nosotros se halla frente a la violencia y al poder de aquellos que la ejercen e imponen por doquier, es dramática y agobiadora. Pero, la impunidad que la perpetúa tiene sus raíces en nosotros, en el miedo nuestro que insidiosa y malignamente nos induce a callar, nos persuade de que no es juicioso ir contra la corriente, nos invita a eclipsarnos cuando se requiere de nuestra presencia. Ese miedo que nos ayuda a comulgar con ruedas de molino, miedo que nos impide ver como el conformismo nos va tornando amnésicos, pusilánimes y cobardes; miedo que, en fin de cuentas, nos convierte en desencantados calculadores.</p>
<p>Este no es un cándido llamado al heroísmo que supuestamente cada quien lleva escondido en su fuero interior; las Rigobertas Menchú, desgraciadamente, no nacen todos los días ni en todas las latitudes. Lo que debemos, y podemos hacer, es vencer los obstáculos que en nuestro espíritu, se oponen a la comprensión de la realidad en que vivimos y que contribuimos a perpetuar, pero que, también podemos modificar.</p>
<p>Es urgente que reconozcamos, en nosotros mismos, los caudales de energía de los que somos depositarios; energías que hoy son despilfarradas en la penosa tarea de subsistir forjándonos ilusorias y devoradoras perspectivas que no conducen a ninguna parte.</p>
<p>Debemos asumir la difícil tarea de descubrir que somos sujetos aptos, no tan sólo para opinar, sino para decidir acerca de cosas importantes para cada quien y para la comunidad. Debemos redescubrir hoy, la tremenda significación de lo que “osar saber” puede tener para cada uno de nosotros aquí y ahora.</p>
<p>Lucidez y coraje pues, es lo que necesitamos, para comprender que el asesinato de nuestros hermanos no es obra de un sino fatal o de una sórdida intriga de inconfesables motivos.</p>
<p>El asesinato de Facundo Cabral, como el de Víctor Jara, y el de tantos otros “compañeros del alma”, son hechos que representan, concentradamente, la esencia del Siglo XX que no termina de morir. Son hechos que, como desgarradores relámpagos, iluminan fugazmente la realidad, mostrando todo aquello que lesiona y ofende a nuestra humana condición.</p>
<p align="center">“En asuntos del cantar, que mire el hombre pa’ dentro</p>
<p align="center">Donde se hacen los encuentros de pesares y sentires;</p>
<p align="center">Después, que tire onde tire</p>
<p align="center">Con la consciencia por centro”.</p>
<p>Descansa en paz hermano.</p>
<p>Gabriel Salinas Álvarez</p>
<p>&nbsp;
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Elecciones en el Perú: AVISEN A LOS COMPATRIOTAS</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 23:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joan Guimaray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Textos en español]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[Escribe Joan Guimaray ¡Ay, el Perú! ¿En dónde y en qué momento se nos perdió el sano juicio? ¿En cuál de los recodos de la historia se nos contaminó el alma? ¿Quién nos convirtió casi, casi en caricaturas humanas? ¿En qué parte de la larga travesía republicana nos asaltaron la memoria? Ahora cuando nos llega [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Escribe Joan Guimaray</p>
<p style="text-align: justify;">¡Ay, el Perú! ¿En dónde y en qué momento se nos perdió el sano juicio? ¿En cuál de los recodos de la historia se nos contaminó el alma? ¿Quién nos convirtió casi, casi en caricaturas humanas? ¿En qué parte de la larga travesía republicana nos asaltaron la memoria? Ahora cuando nos llega el día de elegir nuestro destino, hoy cuando las ánforas nos esperan y en momentos en que la ONPE con su cara de Pacarán y su sonrisa de Chu simula imparcialidad, parece que estuviéramos sin juicio, sin alma, sin memoria y tan sólo como seres antropomorfos, escuchando azorados, absortos e impotentes, a unos cuantos ‘iluminados’ y chismeros que dicen que tienen miedo a Humala y que Keiko es el mal menor, pero que no saben por quién votar, porque ninguno de los candidatos les convence, por ser iguales, idénticos y semejantes.</p>
<p style="text-align: justify;">¡Ay, el Perú! Aquellos que se alucinan ser paradigmas de ciudadanos, los que se creen ser ejemplares demócratas, los que se imaginan ser modelos de la inteligencia, no son sino, parte de la hediente comparsa que con sus vulgares sofismas y sus grotescos paralogismos, disimuladamente confunden y desorientan a los distraídos caminantes sin rumbo y a incautos seres sin ideales a fin de embaucarlos y reclutarlos para engrosar las filas de la insepulta mafia que está a punto de resucitar. Entonces, para lograr sus acometidos no sólo calumnian, difaman y engañan, sino también, confunden diciendo que los candidatos son iguales, como si en la dimensión de sus propuestas, en el volumen de sus ideales, en el tamaño de sus capacidades, y en autoridad moral, fuesen iguales. Así que, sólo la ignorancia invicta y la desvergonzada conveniencia, pueden sostener sin rubor un semejante desatino.</p>
<p style="text-align: justify;">Avisen a los compatriotas. Lo que se trata aquí, es el de eludir el deber ciudadano y de escamotear la higiene moral de pensar en función de país, únicamente para favorecer a la inverecunda hija y sucesora del cleptócrata de la última década del siglo pasado. Una candidata que lejos de transmitir serenidad y equilibrio para la tranquilidad del país, pone en peligro la paz social, al exhibir el mismo perfil autoritario de su padre, como lo pudimos ver y escuchar en el último debate. Pero no sólo, pone en peligro la paz social y la gobernabilidad del país, sino además, se le advierten planes oscuros, intenciones perversas, proyectos impuros. No nos olvidemos que el fujimorismo es impredecible. Es impredecible, porque no es una organización política, sino una asociación de malhechores.</p>
<p><span id="more-1001"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Hace diez años atrás, nadie se hubiera imaginado que la hija que destronó a su propia madre del honorífico cargo de primera dama, iba ser candidata presidencial. Hace una década, nadie hubiera pensado que la mujer que pagó sus estudios universitarios con el dinero del Estado, iba estar a punto de convertirse en la primera jefa de Estado.</p>
<p style="text-align: justify;">De modo que, avisen a nuestros iletrados compatriotas, que si la congresista Keiko Fujimori gana la elección presidencial, se habrá instalado la dinastía Fujimori en el Perú, porque su sucesor inmediato será nada menos que su hermano, el electo congresista Kenyi Fujimori a quien naturalmente lo sucederá su hermana Keiko, luego volverá Kenyi, y así, tendremos por largos períodos las interminables sucesiones.</p>
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Elecciones en el Perú: UN DELATOR EN EL AQUELARRE DE E-KEIKO</title>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2011 20:28:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joan Guimaray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Rubriques]]></category>
		<category><![CDATA[Textos en español]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[Escribe Joan Guimaray La camioneta no era del tío Santiago. No era la que el grupo Colina usó en el trabajito de Los Barrios Altos. Aunque mucho se parecía por los macizos neumáticos y por las lunas polarizadas. Al interior de ella llegaron a la cima del pueblo Lomo de Corvina. La camioneta se estacionó [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Escribe Joan Guimaray</p>
<p>La camioneta no era del tío Santiago. No era la que el grupo Colina usó en el trabajito de Los Barrios Altos. Aunque mucho se parecía por los macizos neumáticos y por las lunas polarizadas. Al interior de ella llegaron a la cima del pueblo Lomo de Corvina. La camioneta se estacionó cerca a los basurales de un terreno destinado para el parque. Al rededor divisaron interminables casitas de esteras, cuyas techumbres de plástico y calamina soportaban la menuda garúa. Era el mes morado. Apenas había empezado el invierno de la primera década del nuevo milenio.</p>
<p>—No me gusta nada de esto —dijo, Keiko arrugando el rostro, un poco fastidiada, y mirando las cajas de atunes y paquetes de galletas.</p>
<p>—Es una tarea que estas obligada a cumplir —advirtió, Rafo exhibiendo sus perennes e inocultables ojeras.</p>
<p>—Y ¿si no gano las elecciones? —preguntó muy dudosa.</p>
<p>—Habrás cumplido con intentarlo ¿no? —respondió secamente.</p>
<p>—No quiero exponerme a que la gente me grite ladrona, asesina o mala hija.</p>
<p>—Ten presente que el plan no es mío —advirtió, otra vez.</p>
<p>—¡Pero hasta cuándo voy a obedecer a este mafioso! —enfureció, ella.</p>
<p>—Hasta que queden libres él y tu padre —respondió, él.</p>
<p>—¿Sabes? Tengo miedo —dijo empequeñeciendo sus rasgados ojos.</p>
<p>—No tienes por qué. Todo está planificado —infundió confianza.</p>
<p>Poco a poco la conversación fue inquietándole a Kenyi que había estado abrigado con su gruesa casaca impermeable y repantigado en el asiento trasero de la camioneta.</p>
<p>—¿Qué es lo que está planificado? —preguntó, con su voz balbuceante.</p>
<p>—Todo lo que estamos haciendo, Kenyi —respondió, Rafo con voz paternal.</p>
<p><span id="more-988"></span></p>
<p>—Si el plan viene de Vladi, yo no quiero ser congresista —dijo con seriedad.</p>
<p>—Kenyi, lo que pasa es que no sabes todo el plan —dijo tratando de reanimarlo. En seguida decidió explicarle. Dijo que era un plan con dos geniales alternativas. Pero, le aclaró diciendo que sólo se cumpliría si ganaban las elecciones.</p>
<p>—Quiere decir que ¿si Keiko llega a ser presidenta? —inquirió con indescifrable atención, interrumpiéndole a Rafo.</p>
<p>—¡Acertaste! —exclamó mirándole con sus ojos de plantígrado y continuó explicándole. Le dijo que la primera alternativa del plan consistía en utilizar los fondos del Estado para atender a todos los pobres, para que la mayoría de gente viera que Keiko sí cumplía, y que aprovechando ese momento de paz social, sorpresivamente ella le diera el indulto a su padre y al tío.</p>
<p>—Pero la gente protestaría exigiendo que vuelvan a la cárcel —dijo, Kenyi.</p>
<p>—No seas ingenuo, Kenyi —dijo moviendo la cabeza—. Cuando la gente salga a protestar para que vuelvan a la cárcel, ellos ya deben de estar a buen recaudo en otro país.</p>
<p>—Pero a mi hermana la sacarían de la presidencia —expuso su preocupación.</p>
<p>—¡Qué tonto eres, Kenyi! —exclamó levantando el rostro hacia el techo de la camioneta—. Keiko es la principal pieza del plan. Ella viajaría a una supuesta cumbre en Estados Unidos, igual que tu papá viajó a Brunei, ¿estamos?</p>
<p>—¡Ah&#8230; ya entiendo! Y se quedaría allá ¿no? —dijo sonriendo.</p>
<p>—Claro, y asunto cerrado. Para entonces, toda la familia ya debe de haber salido del Perú —detalló el plan.</p>
<p>—No, Rafo. Pedirían la extradición de mi hermana —manifestó su duda.</p>
<p>—Ya pues, Kenyi. ¿Eres o te haces? —bromeó, esbozando la más amplia de su sonrisa—. Al margen de que tenga DNI y la nacionalidad peruana, Keiko es naturalmente ciudadana norteamericana. No te olvides que es la esposa de un norteamericano. Y tú sabes que Estados Unidos jamás desprotege a sus ciudadanos ¿estamos?</p>
<p>—‘¡Pucha!’, el tío Vladi es un genio —dijo muy admirado—. Rafo, y ¿cuál es la otra alternativa del plan?</p>
<p>—Ahí sí, Kenyi, entras tú —Intervino, Keiko, luego de guardar un prolongado silencio.</p>
<p>—No&#8230; yo no sé nada. A mí no me comprometan —dijo un poco temeroso.</p>
<p>—Mira, Kenyi —dijo mirándole a los ojos, Rafo—. Nosotros estamos para gobernar quince, veinte o treinta años, incluso más, eso es lo que tienes que meterte en la cabeza, ¿estamos?</p>
<p>—No creo. Ni mi papá pudo durar más de diez años —contradijo, incrédulo.</p>
<p>—Tú papá cayó porque algunos idiotas metieron la pata. Se enfriaron a algunos bobos pensando que eran terrucos, y dejaron huellas al coger unos sencillos que la gente creyó que era mucho dinero —explicó un poco impaciente.</p>
<p>Ante la atenta mirada de Kenyi, le aseguró que cuando termine el período de Keiko, él sería el quien sucedería en el sillón presidencial a su hermana.</p>
<p>—No, Rafo, y&#8230; ¿quién me va a elegir a mí? —preguntó, sorprendido.</p>
<p>—La misma gente que va a elegir a Keiko —precisó de inmediato.</p>
<p>—¡Ah&#8230; ya entiendo! —exclamó feliz nuevamente—. O sea, Keiko es presidenta por cinco años, luego yo entro por cinco años, luego ella vuelve por cinco años, y luego yo vuelvo por cinco años, y&#8230;</p>
<p>—Así de simple, Kenyi. Van a ir sucediéndose en el sillón, uno después de otro. Tú y Keiko están predestinados a gobernar el Perú por muchos años —dijo más seguro que nunca.</p>
<p>—Me encanta la idea. El tío Vladi sí que es un genio. Ahora sí me interesa ser congresista. Quiero ser candidato, Rafo —dijo infinitamente feliz.</p>
<p>En ese momento, la garúa había cesado. La gente comenzó a acercarse hacia la camioneta. Sus dos colaboradores enfundados con polos anaranjados, destaparon las cajas de atún y abrieron las galletas empacadas. Rafo dijo que cada persona debía recibir una lata de atún, dos paquetes de galletas y un almanaque con el rostro de Keiko. En seguida, ella misma se puso a entregarlos esbozando su fingida sonrisa.</p>
<p>*Periodista y escritor peruano.
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Laurent Loty : &#171;&#160;Pour l&#8217;indisciplinarité&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 09:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Laurent Loty nous fait le plaisir de nous envoyer un texte très intéressant sur la notion d&#8217;&#160;&#187;indisciplinarité&#160;&#187;, à laquelle il apporte ses compétences d&#8217;historien des relations entre mots, textes, savoirs et politiques. Ce texte correspond parfaitement aux interrogations qui nous motivent ici. La référence exacte du texte est la suivante : Loty, Laurent. « Pour l&#8217;indisciplinarité », The [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cellf.paris-sorbonne.fr/annuaire/chercheur.php?idr=7&amp;idc=630">Laurent Loty</a> nous fait le plaisir de nous envoyer un texte très intéressant sur la notion d&#8217;&nbsp;&raquo;indisciplinarité&nbsp;&raquo;, à laquelle il apporte ses compétences d&#8217;historien des relations entre mots, textes, savoirs et politiques. Ce texte correspond parfaitement aux interrogations qui nous motivent ici. La référence exacte du texte est la suivante :</p>
<p style="text-align: justify;">Loty, Laurent. « Pour l&#8217;indisciplinarité », <em>The Interdisciplinary Century ; Tensions and convergences in 18th-century Art, History</em> <em>and Literature</em>,  edited by Julia Douthwaite and Mary Vidal, Oxford, Studies on Voltaire  and the Eighteenth Century 2005:04, Voltaire Foundation, 2005,  pp. 245-259.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Introduction du texte :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">INDISCIPLINARITE:  l’invention d’un mot est parfois nécessaire pour lutter contre le poids  des idées inscrites en nos mémoires de génération en génération. Si ce  mot me paraît utile, c’est qu’il peut aider a rejeter l’apprentissage de  la soumission qui va souvent de pair avec le respect des disciplines.  C’est aussi qu’il permet de souligner l’insuffisance de la pluri-, de  l’inter-, ou même de la transdisciplinarité, au regard de mes  aspirations et de ma conception de l’enseignement, de la recherche, et  de leurs fonctions dans la société. J’espère avoir suffisamment suggéré,  dans les lignes qui suivent, à quel point la défense de  l’indisciplinarité est paradoxale (à divers titres, la discipline est  indispensable), mais aussi à quel point elle est nécessaire.  C’est-à-dire utile, pour la liberté, pour la découverte, pour la  création, pour l’affirmation de valeurs qui dépassent largement les  domaines de la recherche et de l’enseignement, à moins que recherche et  enseignement ne soient conçus comme ce qui participe à une dimension  culturelle fondamentale pour nos modes de vie en société.</p>
</blockquote>
<p><span id="more-977"></span></p>
<p><a href="http://science.societe.free.fr/documents/pdf/Loty_Indiciplinarite_2005.pdf">Télécharger le texte (pdf)</a>
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>En el Perú: LA OCLOCRACIA ARRINCONÓ A LA DEMOCRACIA</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 03:11:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joan Guimaray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda lyonnais des cours et séminaires hors les murs]]></category>
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		<description><![CDATA[  Escribe Joan Guimaray El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: center">Escribe Joan Guimaray</p>
<p style="text-align: justify">El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola con premeditación y derribándola en su propia ánfora.<span id="more-972"></span></p>
<p style="text-align: justify">La democracia está en coma desde el aciago domingo diez de abril. Las masas de menesterosos, millones de indigentes, muchedumbres famélicas, le han asestado un duro golpe. Pero no lo hicieron solos, arremetieron con la venia y complicidad de aquellos que decían defenderla. Desde luego, mientras los supuestos defensores se desgañitaban disputándose el liderato de la mejor defensa y mayor representatividad, los millones de indigentes materiales y mentales se aprestaban a desfilar por las mesas de sufragio para arrasar con la fragilidad de la democracia, y finalmente, lograron aplastarla.</p>
<p style="text-align: justify">Claro está, que los estómagos vacíos no saben de democracia, los hemisferios en blanco no tienen nociones de país, la indigencia no conoce las bondades de la libertad, la miseria no entiende de la autoestima. De modo que jamás podrán valorar algo que no conocen. Nunca podrán defenderla a la que ignoran, ni se atreverán a proteger a la que no está en sus mentes.</p>
<p style="text-align: justify">La democracia no se toma con vaso de leche, no se come en los comedores populares, ni se recibe como prebenda electoral, porque esas pequeñas dádivas y esos minúsculos regalos también lo dan los dictadores de cualquier pelaje y oclócratas de cualquier color. Pues la democracia es el ejercicio constante de los ciudadanos educados, medianamente cultos, ligeramente instruidos. La democracia es el fruto de la educación, es el ejercicio del saber, el aliento del conocimiento, es la fuerza de la conciencia despierta, y en suma, es el equilibrio de la razón entre el deber y el derecho, y bajo la luz de la libertad.</p>
<p style="text-align: justify">Desde luego, creer que la democracia ganó porque las masas nescientes e inconscientes obligadas por la ley depositaron en las ánforas sus hambres pidiendo asistencia, es una falta de respeto a la inteligencia ciudadana, un desdén por el concepto de la democracia, y una absoluta falsedad, ya sea por conveniencia o por ignorancia; porque el estómago vació y la indigencia mental no deciden por la democracia, sino por la oclocracia.</p>
<p style="text-align: justify">Es posible que la derrota de la democracia y el triunfo de la oclocracia no le interese mucho a la envanecida y cicatera clase política que únicamente aspira llegar al poder de cualquier modo, pero no cabe duda que para la ciudadanía clasemediera es un desencanto, una preocupación, una desazón. Puesto que en una sociedad piramidal, la clase media, es la única clase de principios democráticos, por cuanto los de arriba y los de abajo carecen de principios: los primeros por defender sus grandes intereses y los segundos por mitigar con algo sus apremios.</p>
<p style="text-align: justify">Pero al final, la oclocracia es el engendro del modelo económico, es la creación de las dictaduras, la prole de gobiernos asistencialistas, hija de populistas y criada de los representantes de la rancia oligarquía que creen en dioses pero no en la educación, que predican la fe pero detestan el saber, que aman la mano de obra e instruyen para la producción pero desdeñan el conocimiento y rechazan el desarrollo del pensamiento; sin embargo, se alucinan ser predestinados conductores del Perú hacia la órbita del primer mundo, vociferan que sin ellos el país quedará sin rumbo y se adjudican la autoría del crecimiento macroeconómico, cuando ni siquiera la propia democracia está fortalecida, consolidada y maciza.</p>
<p style="text-align: justify">Los oclócratas están de fiesta y los demócratas estamos de duelo. Pero volveremos a las calles a recuperar lo que nos pertenece. Llenaremos plazas y avenidas rescatando a la que no supieron defender nuestros anodinos dirigentes. Volveremos hacer nuestra a la que perdieron en plena campaña, nuestros apocados representantes. Y mientras la vieja oligarquía, ama y señora de la oclocracia nos observe como siempre desde su balcón, volveremos a abrazar a la que jamás debimos perder: la democracia.</p>
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>ACERCA DE COSAS QUE SE ESCUCHAN POR DOQUIER</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 07:53:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel Salinas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Gabriel Salinas alvarez, Doctor en Ciencias sociales –U.L.B. Todo lo que pudiera decirse acerca del desastre nuclear en curso, es poco. Resulta consternante ver como los comentarios de mucha gente se desvían de lo esencial. Afirmaciones del tipo &#171;&#160;no existe el riesgo cero&#160;&#187;, &#171;&#160;las energías alternativas no son ni suficientes ni baratas&#8230;&#160;&#187;, &#171;&#160;no hay que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Gabriel Salinas alvarez, Doctor en Ciencias sociales –U.L.B.</p>
<p>Todo lo que pudiera decirse acerca del desastre nuclear en curso, es poco. Resulta consternante ver como los comentarios de mucha gente se desvían de lo esencial. Afirmaciones del tipo &laquo;&nbsp;no existe el riesgo cero&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;las energías alternativas no son ni suficientes ni baratas&#8230;&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;no hay que generalizar, cada caso es particular&#8230;&nbsp;&raquo; etc. etc. Es evidente que, una vez acaecido el desastre, las alternativas inmediatas no existen y los acontecimientos adquieren ese terrorífico carácter de tragedia inevitable.</p>
<p>1. Es verdad que toda acción implica efectos imprevisibles y riesgos imponderables, decirlo no es sino enunciar una tautología, pues es IMPOSIBLE prever todo, ya que la realidad es irreductible a una ecuación que abarque la infinita gama de posibilidades de variación de lo real. Por ello es que, trabajar sobre la realidad con eficacia, supone entender su naturaleza compleja; lo que implica concebir la acción de un modo programado (para dar cuenta de los aspectos constantes de lo real); acción &laquo;&nbsp;programada&nbsp;&raquo; que no sirve de mucho sin una &laquo;&nbsp;estrategia&nbsp;&raquo; que permita llevar a cabo las acciones necesarias para hacer frente a lo imprevisto, a lo que el &laquo;&nbsp;programa&nbsp;&raquo; no puede anticipar.</p>
<p>Corolario: como la realidad es SIEMPRE MÁS RICA QUE TODAS LAS PREVISIONES IMAGINABLES, ANTE EL RIESGO IMPONDERABLE ES IMPRESCINDIBLE LA PRUDENTIA -de los latinos-, (la frónesis de los griegos).  Y en el ámbito del desarrollo técnico-económico-científico: FRUGALIDAD Y SOBRIEDAD (Hans Johnas).</p>
<p>2. Es evidente que las energías alternativas conocidas hoy, no son ni suficientes ni baratas para asegurar el suministro energético de una economía voraz, de una producción despilfarradora y de un modo de vida irracional y mortífero. La energía compatible con ese tipo de economía, con ese tipo de producción y con ese modo de vida, es -por lo menos así lo parece- la energía nuclear. El desastre que estamos COMENZANDO A VIVIR nos indica que, los &laquo;&nbsp;atributos positivos&nbsp;&raquo;, de la energía nuclear están subordinados a esa cláusula fáustica que impone un carísimo rescate a pagar a la sociedad que desea disponer del poder gigantesco que ofrece la manipulaciòn de la energía atómica.</p>
<p>La cuestión central no es la de encontrar el combustible adecuado a las exigencias de un modelo de desarrollo absurdo y necrófilo, sino encontrar la manera de reemplazar este modelo mercadólatra, econocrático e incapaz de satisfacer las necesidades más elementales de la población del planeta. Y al decir &laquo;&nbsp;reemplazar&nbsp;&raquo; no se debe entender, cambiar el personal político que toma las decisiones, sino, cambiar las prioridades a las que obedecen las tomas de decisión en todos los niveles de la vida social. La economía y la tecno-ciencia no deben seguir siendo la primera y última ratio en la gestión de las cosas humanas.</p>
<p><span id="more-962"></span></p>
<p>Corolario: es imprescindible que los destinos de la humanidad no sigan entre las manos de los chapuceros que dirigen las empresas transnacionales, las altas finanzas, los FMI, los BM y los gobiernos que ejecutan sus desiderata. Las gentes de a pie, tenemos mucho que decir acerca de lo que queremos, pero sobre todo, acerca DE LO QUE NO QUEREMOS PARA NOSOTROS Y PARA NUESTROS HIJOS Y NIETOS.</p>
<p>3. El que &laquo;&nbsp;no se debe generalizar&nbsp;&raquo;, el que &laquo;&nbsp;cada caso es particular&nbsp;&raquo; etc. es el tipo de afirmación cuya estupidez y cinismo son tan flagrantes que resulta degradante detenerse a refutarlas. Pero su uso es tan extendido y su obscenidad tan insultante que cuesta mucho permanecer indiferente ante tales afirmaciones. Sólo me permito decir que, después de cada desastre de éstos, todos los responsables, y sus acólitos, siempre han dicho que, &laquo;&nbsp;lo acontecido allá, es inconcebible acá&nbsp;&raquo;. Los pocos días transcurridos desde el maremoto del viernes 11 de marzo, son demasiado ricos en ejemplos de la inanidad de este tipo de declaraciones. Japón ha sido considerado, con razón, un ejemplo de rigor y de avance en el uso generalizado de las más sofisticadas técnicas en los más diversos ámbitos, además la población ha dado muestras de una extraordinaria disciplina, civilidad y temple ante la catástrofe; pero todo esto no impide que lo peor no pueda ocurrir.¿qué podríamos esperar si en nuestro país aconteciese un desastre de semejante envergadura? Una catástrofe análoga puede acontecer aquí, y en cualquiera de los países en los que la vida social, es decir, el conjunto de las actividades humanas, están subordinadas a la lógica mercantil, para la cual los criterios de verdad se reducen al análisis costo/beneficio, lo que equivale a afirmar, que tales desastres pueden ocurrir en todo el planeta, sin excepción; lo que acabo de decir es casi un eufemismo, pues, no es que &laquo;&nbsp;pueda ocurrir&nbsp;&raquo; sino que ESTÁ OCURRIENDO Y EL ESPANTO DE LO QUE ACONTECE HOY EN JAPÓN, ADEMÁS, TIENDE A OBNUBILAR LA MIRADA, RESTANDO AGUDEZA Y URGENCIA A LOS OTROS HORRORES QUE PADECEN NUESTROS HERMANOS DE OTRAS LATITUDES, VÍCTIMAS TAMBIÉN DE UN ORDEN POLÍTICO, ECONÓMICO Y SOCIAL INJUSTO, ABERRANTE Y MORTÍFERO.
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>FAMILIA DESMEMORIADA</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/familia-desmemoriada/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 03:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joan Guimaray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
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		<category><![CDATA[Joan Guimaray]]></category>

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		<description><![CDATA[Cuento sobre el Perú   Escribe Joan Guimaray             Casi harapiento y con estómago vacío, llegó desde el otro lado del mundo a la casa de una numerosa familia. Dijo que tenía hambre y sed. Le dieron de comer y beber. Dijo que quería trabajar y estudiar. Le dieron trabajo y educación. Dijo que era [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong>Cuento sobre el Perú</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
<p>Escribe Joan Guimaray</p>
<p>            Casi harapiento y con estómago vacío, llegó desde el otro lado del mundo a la casa de una numerosa familia. Dijo que tenía hambre y sed. Le dieron de comer y beber. Dijo que quería trabajar y estudiar. Le dieron trabajo y educación. Dijo que era honrado y trabajador. Entonces, le entregaron todas las llaves de la casa. Él les miró sólo de reojo. Y, mostrándoles su asimétrica y extraña sonrisa, se dispuso a recorrer por los patios, pasillos, escaleras, habitaciones, depósitos, sótanos, azoteas y jardines.</p>
<p>            Lo primero que hizo, fue pintar, decorar y amoblar el salón de fiestas. Casi toda la familia le aplaudió. En el momento en que lo estrenaban entre música y tragos, él incendió la pequeña biblioteca. Libros, revistas y valiosos archivos se redujeron a ceniza. La mayoría de la familia calló. Prefirió ignorar que ya no tenía biblioteca. Apenas se escuchó protestar algunas voces, pero nadie hizo caso.</p>
<p>            Más tarde, pintó los pasillos, enceró las escaleras, limpió los balcones. Y cuando la alborozada familia loaba, alababa y endiosaba, él abusó de la inocencia de las doncellas y envenenó el aire que respiraban los niños. Otra vez, alguien advirtió. Otro protestó. Pero los demás prefirieron callar. Decían que él estaba ordenando la casa.</p>
<p>            Luego, pintó la fachada, arregló los retretes y lustró los pisos. Los miembros de la familia, no sabían cómo agradecerle. Le crearon canciones, le escribieron loas de alabanza, le entonaron himnos de gratitud. Escuchó que coreaban su nombre por todas partes. Y él, inmensamente feliz: fornicaba con las casadas, mataba a los padres, perseguía los esposos, torturaba a los hijos y desaparecía a los nietos.</p>
<p>            Mientras una parte de la familia no cesaba de endiosarle, él vendía las joyas de la abuela, remataba los cuadros del abuelo, violentaba todas las purezas, deformaba todos los códigos, alteraba el aroma de la lógica, contaminaba la fragancia de la estética. Se apoderaba de todo cuanto había de valor en casa. La familia que lo había consentido, creía que él ya era parte de ella, aunque él, jamás había olvidado su procedencia y nunca se había desligado de sus raíces. Ni siquiera a la casa que la cobijaba, ni a la familia que le había dado todo, las sentía como suya.</p>
<p><span id="more-956"></span></p>
<p>            Todo le habían confiado a él, pero él había ocultado todo. Ni siquiera el nombre con el que se hacía llamar, había sido su nombre. Ni la sonrisa que mostraba, había sido original. Tampoco la mujer a la que decía amar, había sido verdad.</p>
<p>            Un día descubrieron en el jardín, fosas llenas de cadáveres. Madres, esposas e hijas reconocieron restos de sus seres queridos. Entonces, ante la presión de la parte decente de la familia, alegó su inocencia chillando como un mamífero euterio, pero al final, incluso confesó que su verdadero nombre había sido Kenya.</p>
<p>            A pesar de todo, algunos miembros de la numerosa familia seguían creyéndole. Vivaban su nombre, clamaban su inocencia, recordaban que él había puesto orden en la casa. Le agradecían por haber arreglado el retrete y pintado la fachada, pero no recordaban ninguna de sus fechorías. En sus mentes no estaban registradas las conmovedoras imágenes de las víctimas ni el doloroso llanto de los deudos. Había sido una familia desmemoriada, casi nesciente y sin amor propio. Había sido la familia establecida en la parte centro occidental del gran pueblo sudamericano. Había sido, la familia peruana, él los había llamado, simplemente, ‘perguanos’.</p>
<p>Autor: Joan Guimaray
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Ce soir, 7 février : espérance, confiance, courage</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/ce-soir-lesperance-la-confiane-le-courage-le-7-fevrier-au-theatre-de-la-colline/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 23:02:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joëlle Le Marec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous suivons sur l’écran d’ordinateur, la retransmission en direct de la rencontre organisée par Médiapart au Théâtre de la Colline ce 7 février 2011 (http://www.mediapart.fr/journal/international/070211/de-tunis-au-caire-jusqua-paris-en-direct-du-theatre-de-la-colline) Nous aurions aimé être là-bas mais il n’y avait plus de places disponibles depuis plusieurs semaines. Sur le plateau Stephane Hessel, Edgar Morin et Claude Alphandéry. Moncef Marzouki et Radhia [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous suivons sur l’écran d’ordinateur, la retransmission en direct de la rencontre organisée par Médiapart au Théâtre de la Colline ce 7 février 2011</p>
<p>(http://www.mediapart.fr/journal/international/070211/de-tunis-au-caire-jusqua-paris-en-direct-du-theatre-de-la-colline)</p>
<p>Nous aurions aimé être là-bas mais il n’y avait plus de places disponibles depuis plusieurs semaines. Sur le plateau Stephane Hessel, Edgar Morin et Claude Alphandéry. Moncef Marzouki et Radhia Nasraoui viennent témoigner de la révolution tunisienne. Darina Al-Joundi rend hommage à la jeunesse égyptienne  L&#8217;Egypte est  représentée avec l&#8217;écrivain Mahmoud Hussein et la Palestine avec Elias Sambar, Ambassadeur à l’Unesco. Edwy Plenel anime.</p>
<p>Un grand souffle dans ces voix multiples qui portent enfin une parole, si simple, si forte : comme si nous en avions été privés depuis longtemps, si longtemps – quand c’était ? – et qu’elle surgissait là toute belle et puissante comme le peuple tunisien, comme le peuple égyptien, apparus sous nos yeux ou plutôt sur nos écrans,  à la place des figures constamment agitées pourtant par tant de professionnels de la communication et de la politique : les marchés, Paris, les agences de notation, Washington, les Islamistes, la Chine  instances vides marionnettes que s’évertuent à animer des éditorialistes, des commentateurs tout gonglés de l&#8217;orgueil qu&#8217;ils tirent de leur intimité avec ces fétiches.</p>
<p>Il y avait là par contre des anciens, presque tous âgés, mais qui ont une confiance merveilleuse en la jeunesse, celle que certains dénoncent comme étant uniquement occupée à consommer et s’ennuyer alors que c’est pourtant ce qu’ils souhaitent profondément qu’elle soit, la méprisant ainsi et se méprisant de tant la préférer réduite à de la presque publicité, perdant alors leur dignité et privés à jamais du pouvoir de la reconnaître chez autrui, chez des hommes massés dans la rue autour des chars et sous les pierres.</p>
<p>Cette jeunesse sortie en France dans la rue à l’occasion des manifestations de la rentrée 2011, et que des éditorialistes idiots ou de mauvaise foi ont critiquée pour sembler tant attachée à sa retraite future, idiots car il fallait être idiots pour ne pas sentir l’aspiration à un autre monde, la joie d’être ensemble pour partager cette aspiration. Cette jeunesse qui est en nous comme elle l’est chez ces vieux résistants, chez qui les combats l’ont comme saisie et maintenue vivante et claire comme la vigilance. Cette unité de l’homme par la jeunesse de son espérance dans des pays différents, Morin l’a rappelée et l’a saluée, lui qui avait organisé il y a près de 40 ans un colloque sur cette espérance et ce projet intellectuel proposé aux sciences. Hélas, les communautés scientifiques ont perdu la voie, elles ont perdu ce projet, elles se battent pour être utiles à l’économie des pays et des régions, elles se jalousent pour décrocher des contrats avec des dictatures, elles se soumettent à un « principe de réalité » : les marionnettes inlassablement agitées par les politiciens et les éditorialistes, et qui ô stupeur, leur semblent plus réelles que les réalités sociales vivantes qu’ils observent et décrivent dans leurs ouvrages tant ils sont fatigués et sonnés par les forts courants convergents de l&#8217;autoritarisme et du nouveau management.</p>
<p><span id="more-940"></span></p>
<p>La dignité : un des intervenants dit que les peuples tunisiens et égyptiens n’ont pas retrouvé leur dignité puisqu’ils ne l’ont jamais perdue.Parfois il nous semble, dans ce début de désespérance que nous vivons, il nous semble que c’est peine perdue que d’essayer malgré tout de maintenir la possibilité d’une alliance, de témoigner de la confiance, de s’indigner aussi, puisque depuis tout semble aller de mal en pis. Mais ces gens nous disent : soyez vigilant, ce qui veut dire gardez votre dignité ; gardez votre dignité, ce qui veut dire soyez vigilants. Le jour venu vous serez prêt à reconnaître la dignité d’autrui, et vous serez son semblable.</p>
<p>Les peuples : Elias Sambar dit que les commentateurs n’arrivent pas à prononcer  ce mot, « ça ne passe pas » : de fait on ne dit pas dans les journaux et à la radio « le peuple tunisien », « le peuple égyptien ». Mais à la tribune ce soir le mot peuple éclate, repris cent fois, inlassablement, neuf à nos oreilles incrédules : c’est bien lui et non une abstraction, non une figure du discours, non une représentation. Mahmoud Hussein le dit : certains considèrent encore que les clameurs du peuple en Égypte et en Tunisie sont une sorte de bruit de fond car ils ne peuvent croire que le peuple existe réellement. Elias Sambar lui encore : ce n’est pas facebook, ce ne sont pas des ordinateurs qui ont été dans la rue, qui tiennent la place du Caire « dégage, nous avons envie de revoir nos femmes ! ».</p>
<p>Les possibles : il a fallu ouvrir des possibles, en quantité, pour que puisse naître une révolution, deux révolutions. Elles ne sont pas advenues par hasard, elles ne sont pas des « bouffées de fièvre » ou des épidémies, elles ne sont pas un mouvement pulsionnel né d’on ne sait où et allant au chaos. Combien de commentaires, là-bas et ici sur le thème de « ils n’ont pas de projet », « nous n’avons pas de projet de société », « il n’y a pas l’ombre d’une proposition ». Quel aveuglement. Retrouver la liberté, éprouver la fraternité c’est un projet, qui couve, et qui un jour s’exprime et prend corps dans le peuple. Ce sont les illusions qui font l’histoire dit un autre de nos sages combattants.</p>
<p>Il n’y a pas d’autre projet, pas d’autre utopie nécessaire, que celui qui n’a jamais vieilli et qui est resté devant nous comme l’horizon de nos espérances. Ce soir en écoutant ces hommes et ces femmes si âgés souvent, si heureux et si déterminés au théâtre de la Colline, c’était comme si les paroles confisquées pour devenir la manière de ce bruit de fond s’échappaient elles aussi, libres et fraternelles, de ces hommes libres et fraternels.
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Casseurs d&#8217;enfants, pilleurs d&#8217;espoirs</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 21:47:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joëlle Le Marec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis blanche, je ne suis pas jeune. Je rentre sans doute dans cet imaginaire des &#171;&#160;honnêtes gens&#160;&#187;, des &#171;&#160;bons Français&#160;&#187;, que ne cessent de convoquer les membres de notre gouvernement. Je suis chez moi dans ce pays qui semble-t-il est le mien, aujourd’hui en tout cas, alors que selon ce gouvernement il ne serait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je suis blanche, je ne suis pas jeune. Je rentre sans doute dans cet imaginaire des &laquo;&nbsp;honnêtes gens&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;bons Français&nbsp;&raquo;, que ne cessent de convoquer les membres de notre gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis chez moi dans ce pays qui semble-t-il est le mien, aujourd’hui en tout cas, alors que selon ce gouvernement il ne serait pas celui « des casseurs et des pilleurs », catégorie qui inclut a priori tout adolescent noir ou arabe à capuche. La démonstration en a été faite ces jours-ci à Lyon. Des lycéens et étudiants, des jeunes manifestants, c’est-à-dire des casseurs et pilleurs potentiels, ont été enfermés sur la place Bellecour le 21 octobre dernier, chargés,  asphyxiés, insultés sans relâche pendant cinq heures, et discriminés, les plus blancs et les plus vieux ayant pu sortir avant les plus jeunes et les plus foncés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans la réalité qui heureusement n’est pas le cauchemar qui suinte des cerveaux et des paroles de nos ministres et de notre président, ces jeunes-là sont chez eux ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils sont d’ici, quoi qu’en dise et que veuille notre gouvernement, et quoique ces jeunes disent et veulent eux-mêmes. Il se peut, au train ou vont les choses, que moi-même je me sente de moins en moins chez moi sans pouvoir faire autrement que d’assumer le fait d’être d’ici, de France, cet État de plus en plus répressif, raciste, corrompu.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces jeunes sont non seulement d’ici comme nous (les blancs moins jeunes) mais ils sont aussi nos jeunes, nos enfants. Je les aime. Leurs silhouettes indistinctes et spectaculaires dans la fumée et la cohue ont fait le tour du monde : « la France brûle ».  Vus de près ils sont très jeunes, pour la plupart &laquo;&nbsp;inconnus des services de police&nbsp;&raquo;.  Certains ont cassé des vitrines, d&#8217;autres lancé des boules de papier froissé pris dans leurs cahiers. Ils passent en comparution immédiate.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils sont nos enfants à tous.  C’est ce que nous avons en principe incorporé si la transmission intergénérationnelle a bien fonctionné, leurs parents et nous-mêmes, et ceux qui n&#8217;ont pas d&#8217;enfants à eux mais sont en âge d&#8217;être responsables de la génération qui grandit, tous  sont membres de la communauté humaine des parents, communauté  anthropologique parfois presque oubliée par des décennies de négation ou de déni de ce qui  échappe à la rationalisation des liens intergénérationnels.</p>
<p><span id="more-878"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont nos enfants, ils m’intéressent, je ne sais comment les prendre, ils sont trop loin de moi. Mais je ressens le mépris qu’ils ressentent, je ressens la violence à laquelle ils sont exposés, je sais comme eux que la plupart n’ont pas d’avenir  et c’est insupportable. Je n’ai pas envie  d’une société où il est manifeste qu’ils n’auront pas de place, enserrés dans le  mépris qui les fera devenir les casseurs de ceux qui les suivront.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne cesse à l’antenne et dans la presse de critiquer l’absence d’alternative aux réformes d&#8217;austérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr qu’il y a des alternatives qui s’expriment, bien plus fortes que des propositions techniques en dix points.  Ce sont nos aspirations et l’énergie que nous sommes prêts à investir pour qu’elles prennent corps : prêts à payer plus pour plus de justice sociale, mais pas pour plus d’injustice. Prêts à affronter les changements qui s’imposent face aux crises environnementales qui s’annoncent, mais pas les crises et humeurs des marchés et des agences de notation. Prêts à essayer de mettre en œuvre le principe de fraternité, mais pas à encaisser l’autoritarisme de ceux qui se sentent propriétaires des institutions et des biens publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Prêts surtout à tout faire pour que le monde dans lequel grandissent nos enfants  soit digne d&#8217;eux et de leurs aspirations sans cesse niées  &#8211;   ah! la figure si moquée du jeune, consommateur et apathique, enfant gâté,  pourtant si redouté lorsqu&#8217;il se mobilise, si effrayant qu&#8217;on crie alors à la pulsion infantile encore -  mais  sûrement pas prêts, jamais, à leur pourrir l&#8217;avenir : jamais  des parents, parents au sens large de tous ceux qui sont responsable du sort de la génération qui grandit, jamais des parents  ne pourraient accepter ça.</p>
<ul class="lang_switch"></ul>
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