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	<title>Indiscipline ! &#187; Non classé</title>
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	<description>Recherche, université, culture, institutions et critique sociale</description>
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		<title>Propos de Claude Guéant sur les civilisations : De la contre-productivité d’une certaine forme d’antiracisme</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 16:06:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regis.Clinquart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[antiracisme]]></category>
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		<description><![CDATA[On sait le bruit médiatique et les réactions outrées qu’ont suscité, chez de nombreux intellectuels et responsables politiques de gauche, les désormais fameux propos de Claude Guéant sur les civilisations qui, selon lui, « ne se valent pas ». La ficelle semble si grosse qu’on s’étonne que les uns – médias en quête de « petites phrases » qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On sait le bruit médiatique et les réactions outrées qu’ont suscité, chez de nombreux intellectuels et responsables politiques de gauche, les désormais fameux propos de Claude Guéant sur les civilisations qui, selon lui, « ne se valent pas ».</p>
<p>La ficelle semble si grosse qu’on s’étonne que les uns – médias en quête de « petites phrases » qui font vendre et alimentent le buzz – comme les autres – responsables politiques de gauche si prévisibles qu’ils se jettent à corps perdu dans le premier piège qu’on leur tend – ne semblent pas s’être demandé une seconde à qui profiterait cette polémique, plus encore que les propos initialement incriminés.</p>
<p>Elle profite évidemment à la « droite dure » si bien représentée par Messieurs Guéant, Sarkozy, Hortefeux et consorts, comme nous le démontrerons aisément, et d’une manière bien plus complète et insidieuse qu’on ne nous l’a dit, feignant de croire ou croyant de bonne foi – mais non sans naïveté – que ces propos avaient pour seul objectif de « rabattre des voix d’électeurs du Front National » au profit du Président-candidat Sarkozy, en vue de l’élection présidentielle qui s’annonce.</p>
<p>Ces propos, justement, resituons-les dans leur double contexte : contexte au sens littéral, d’une part (d’où est extraite la fameuse petite phrase ? et que dit Monsieur Guéant avant et après, qui lui permette d’avancer une telle opinion, <em>a priori</em> scandaleuse à l’aune de la doxa antiraciste et postcoloniale ?) et contexte d’énonciation d’autre part (qui parle, où, quand et à qui ?).</p>
<p>Les propos dans leur contexte, rapportés par le Journal du Dimanche dans son édition du 5 février 2012, les voici :</p>
<p><span id="more-1028"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Or il y a des comportements, qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier, de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Remarquons d’abord que les propos restitués dans le discours au sein duquel ils apparaissent, non seulement ne sont pas racistes, mais sont même ouvertement et objectivement <em>antiracistes</em> (et suggérons au passage que ce n’est pas pour rien…). Est-il raciste d’affirmer que « [les civilisations] qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale <em>ou ethnique</em>&nbsp;&raquo; (c’est moi qui souligne) ? Même s’il eût mieux valu, pour éviter toute ambiguïté liée au caractère très connoté du terme « civilisation » (nous y reviendrons, mais là encore le choix du terme n’est pas innocent), parler de « système de valeurs » ou, de manière plus restrictive, de « système politique », on ne peut pas dire que cet énoncé soit raciste. Ou bien, renversant la proposition le temps d’une démonstration par l’absurde, faudrait-il affirmer à rebours que les civilisations qui défendent la haine sociale ou ethnique valent celles qui les combattent ? On voit bien que cet énoncé constituerait, pour le coup, une promotion objective du racisme.</p>
<p>Alors, pourquoi de tels cris d’orfraie ? D’une part à cause de l’emploi controversé et controversable du terme « civilisations », et d’autre part à cause des intentions que l’on prête à Claude Guéant lorsqu’il utilise ce terme et évoque, même en vertu d’arguments parfaitement recevables par un antiraciste convaincu, une hiérarchie des civilisations au nom de certaines valeurs, qui justifierait que l’on « protège » la nôtre (de civilisation), et les nôtres (de valeurs).</p>
<p>Les « civilisations » dont il est question, il n’est pas anodin de le noter, Claude Guéant ne les nomme jamais. Chacun met ainsi ce qu’il veut derrière le terme, qui semble qualifier assez vaguement un groupe de population globalement homogène lié par des croyances, des valeurs et peut-être une tradition (une histoire) commune d’où seraient issues ces valeurs. Mais pour les « élites éduquées », partageant une même culture universitaire et politique, dont font partie à l’évidence les journalistes et responsables politiques, le terme renvoie à une référence précise : le célèbre essai <em>Le Choc des civilisations</em>, de Samuel Huntington, qui fonde la notion de civilisation sur le partage, par une population donnée, de valeurs principalement issues d’une même religion, et affirme en outre que les civilisations sont en lutte pour imposer leurs valeurs. Or si Huntington n’établit pas lui-même une hiérarchie morale entre les civilisations (mais une hiérarchie tout de même quant aux chances de développement économique et à l’aptitude au libéralisme ou à l’autoritarisme politique des sociétés humaines en fonction de leur appartenance à telle ou telle civilisation), sa thèse a été et est régulièrement interprétée par les tenants d’une supériorité « essentielle » du modèle occidental, comme une double justification de cette supériorité supposée d’une part, et de la nécessité de protéger ou défendre « notre » civilisation (en l’occurrence la civilisation occidentale, tirant ses origines du christianisme) contre celle(s) qui la menace(raient), au premier rang desquelles la civilisation islamique, d’autre part. Par exemple via la « guerre contre le terrorisme », y compris « préventive », mais aussi par la répression, dans les pays de civilisation occidentale majoritaire, de pratiques et parfois d’opinions jugées non conformes aux valeurs de la civilisation occidentale.</p>
<p>Ainsi quand Claude Guéant affirme que toutes les civilisations ne se valent pas et que la « nôtre » est « plus avancée », bien qu’il évite – d’ailleurs à dessein – toute référence directe à quelque religion que ce soit, le microcosme politico-médiatique s’offusque non pas de ce qu’il <em>dit</em>, mais de ce qu’il <em>sous-entend</em> pour un public d’initiés. Au risque de n’être pas compris par l’immense majorité des citoyens-électeurs qui, elle, n’y verra pas ce sous-entendu, mais prenant connaissance des propos effectivement prononcés par Claude Guéant, jugera <em>à juste titre</em> qu’ils ne sont pas racistes, voire qu’ils condamnent le racisme.</p>
<p>Car l’accusation portée contre Claude Guéant est en fait une accusation de double discours : Claude Guéant tiendrait un discours en apparence antiraciste, mais implicitement formulé de telle manière qu’il soit compris comme raciste par les racistes, ces derniers interprétant la profession de foi antiraciste de Claude Guéant non pas comme l’expression de ses convictions, mais comme un simple artifice rhétorique destiné à ce que ses propos implicitement racistes ne puissent tomber sous le coup de la loi, et qui ne reflète en rien sa pensée profonde.</p>
<p>Notre conviction – celle de l’auteur de cet article – est que cette accusation est fondée. Reste qu’elle est extrêmement difficile à étayer, précisément parce que la dénonciation d’un double discours repose sur le procès d’intention, au sens littéral, si facile à contester par l’intéressé : ne pouvant incriminer directement les propos, on accuse celui qui les tient de ne pas dire ce qu’il pense, et même de dire le contraire de ce qu’il pense, au nom des intentions qu’on lui prête. L’auteur des propos et ses soutiens ont beau jeu, dès lors, de contester ces intentions, et d’affirmer que nous cherchons, mensongèrement, à faire croire au public que l’auteur des propos a dit exactement le contraire de ce qu’il a dit… et pense. Et ainsi, l’accusé retourne l’accusation, et se pose en victime d’une diffamation : à ce compte là, peut-il arguer, n&#8217;importe quel propos peut être compris comme raciste même s&#8217;il ne l&#8217;est pas, pour peu qu&#8217;on suppose des intentions racistes à leur auteur. Quoi que je dise, et même si j’affirme que les civilisations qui combattent le racisme sont supérieures à celles qui l’acceptent, on me traite de raciste. Alors cette condamnation n&#8217;a aucune importance : c&#8217;est la posture habituelle de la gauche qui n&#8217;a pas de programme et se contente de jeter l&#8217;anathème sur l’adversaire, faute d&#8217;idées, etc.</p>
<p>La défense, après tout, et quelle que soit notre intime conviction, est recevable, et prospérerait sans le moindre doute devant un tribunal si une association antiraciste, par exemple, s’avisait de citer M. Guéant à comparaître pour rendre compte de ses propos (ce qu’aucune n’a d’ailleurs fait à ce jour, et pour cause).</p>
<p>Aussi les dommages possibles dans l’opinion d’une telle polémique et des positions qu’elle amène l’un et l’autre camp à prendre surpassent de loin, on le voit, la question désormais traditionnelle de « l’appel du pied » du camp sarkozyste aux électeurs potentiels du Front National. Et c’est ce qui nous amène, au-delà de la question du sens caché des propos tenus par Claude Guéant et de ses intentions réelles, à nous poser une deuxième question, non moins essentielle à nos yeux : à qui Claude Guéant s’adressait-il réellement, et doit-on croire que ses propos n’avaient pas vocation à sortir de la salle dans laquelle il les a tenus ?</p>
<p>Notons d’abord cette évidence (mais est-ce une évidence ?) que le « off » a vécu, et que c’est prendre les politiciens pour des enfants de chœur de croire que les propos qu’ils tiennent, même en petit comité devant un public choisi, ne sont pas intentionnellement destinés à « fuiter ». On aurait grand tort de s’imaginer que Claude Guéant a commis une sorte de lapsus, ou un « dérapage » comme on dit maintenant – suggérant que les politiciens ne se contrôlent pas et passent leur temps, les pauvres, à se laisser déborder par l’expression soudaine et inopinée de leur inconscient, révélant au public ébaudi la dégueulasserie habituellement masquée de ce qu’ils pensent vraiment.</p>
<p>En outre, pourquoi Claude Guéant se serait-il embarrassé de telles circonvolutions devant un public acquis à sa cause, et connu pour être marqué très à droite, en affirmant le contraire de ce qu’il sous-entend, s’il n’avait craint – ou souhaité – que ses propos fussent portés à la connaissance d’un public beaucoup plus large, <em>a priori</em> beaucoup plus hostile au sens caché de son discours ? Après tout, M. Guéant a suffisamment souvent tenu par le passé des propos ouvertement racistes  (« il y a une immigration comorienne qui est la cause de beaucoup de violences », 11 septembre 2011) ou tendant à légitimer le racisme (« Les Français, à force d&#8217;immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux »,17 mars 2011) et même pris, une fois au moins dans le cadre de ses fonctions, une mesure objectivement discriminatoire à l’encontre des ressortissants étrangers (circulaire du 31 mai 2011 restreignant la possibilité pour des diplômés étrangers d&#8217;obtenir un statut de salarié après leurs études), pour qu’on se demande pourquoi, cette fois-ci, il se serait senti tenu de masquer le sens véritable de son propos en le dissimulant sous un « vernis » antiraciste. Pour ne pas être une fois de plus accusé de racisme ? Si tel est le cas, le moins qu’on puisse dire est que c’est raté.<strong> </strong></p>
<p>Supposons donc, non sans raison de très fortement supposer que nous supposons juste, que les propos de Claude Guéant n’aient pas été destinés en premier lieu à son public direct, les étudiants de l’UNI, mais aux médias et adversaires politiques qui s’en sont effectivement saisi : bref, qu’ils aient eu vocation, précisément, à susciter la polémique qu’ils ont suscitée.</p>
<p>La question, c’est : pourquoi faire ? En vue de quels bénéfices pour le camp sarkozyste, dans le contexte actuel de campagne électorale ?</p>
<p>Nous en voyons quatre, dont nous avons tout lieu de penser, pour toutes les raisons évoquées précédemment, qu’ils ont été largement atteints. En tenant ces propos sur les civilisations de la manière dont ils ont été tenus (c’est-à-dire à mots couverts) et en déclenchant la polémique qui s’est ensuivie, Claude Guéant et le camp sarkozyste qu’il représente ont réussi ce quadruple tour de force :</p>
<ul>
<li>D’adresser un signal d’amitié, à l’extrême droite, aux partisans de la thèse du « choc des civilisations » et du combat politique contre l’Islam.</li>
<li>De décrédibiliser le discours antiraciste de gauche à son encontre, présenté comme une lubie obsessionnelle sans rapport avec les faits.</li>
<li>De rassurer l’électorat de droite modérée et de centre droit, traditionnellement réfractaire aux dérives racistes de la droite dure, en proclamant (contre l’évidence et les faits) son attachement à combattre « la haine sociale ou ethnique ».</li>
<li>De se présenter en victime perpétuelle d’une gauche à court d’arguments, réduite à manier l’invective et n’hésitant pas pour cela à déformer, à caricaturer ses idées et ses propos, voire à leur faire dire le contraire exact de ce qu’ils disent.</li>
</ul>
<p>Surtout, en prenant ses adversaires en flagrant délit d’accusation de racisme improuvable, le camp sarkozyste suggère, non sans habileté, que l’ensemble des accusations de racisme dont il fait si fréquemment l’objet (dont certaines se sont d’ailleurs vues jugées comme fondées et ont été condamnées par les tribunaux) sont infondées ou pourraient l’être, parce qu’elles relèveraient d’un « fantasme » de la gauche qui chercherait par ce moyen à le discréditer.</p>
<p>Ainsi, en dénonçant les propos de Claude Guéant dont il est question au seul et unique motif qu’il y est fait mention d’une hiérarchie des civilisations, les responsables politiques de gauche jettent un soupçon de parti pris sur toutes leurs indignations liées à la question du racisme, quand bien même elles sont, le plus souvent, légitimes ET susceptibles d’être comprises, donc partagées, par une grande partie des citoyens.</p>
<p>Que Claude Guéant soit personnellement raciste, c’est plus que vraisemblable (il a en tout cas, on l’a dit, déjà donné maintes raisons par le passé qu’on l’en soupçonne). Que les propos qu’il a tenus devant les étudiants de l’UNI aient été destinés à être compris comme racistes par les racistes (donc à rabattre des voix d’électeurs potentiels du Front National, comme on l’a abondamment supposé), nous avons toutes les raisons de le penser…  Mais fallait-il dénoncer précisément, comme on l’a fait, ce qu’il a effectivement dit sur la valeur relative des civilisations les unes par rapport aux autres, au vu des arguments avancés pour étayer cette idée ?  Ne pas être dupe de ses intentions implique-t-il forcément que l’on doive accepter de faire le jeu de l’adversaire politique ?</p>
<p>N’y avait-il vraiment aucun moyen d’affronter Claude Guéant sur son propre terrain et de le contraindre à se dévoiler, à  s’expliquer sur la portée et les possibles conséquences politiques et légales de ses propos, autrement qu’en se jetant sur le chiffon rouge de l’inégalité des civilisations, réaction pavlovienne dont nous venons de démontrer le caractère notoirement contre-productif, puisque profitable à l’adversaire politique, et nuisible par contrecoup à la cause antiraciste elle-même ?</p>
<p>N’aurait-il pas mieux valu interroger Claude Guéant sur le fond, et lui demander, par exemple :</p>
<ul>
<li>Si notre &laquo;&nbsp;civilisation&nbsp;&raquo; sous régime sarkoziste défend effectivement la liberté, l&#8217;égalité et la fraternité (ou au contraire y porte atteinte continuellement, en favorisant les plus favorisés, en instaurant la surveillance généralisée, en violant l’indépendance du pouvoir judiciaire, en dressant des catégories de population les unes contre les autres, etc.), et si elle n&#8217;est pas à ranger au nombre de celles, inférieures selon lui, qui promeuvent &laquo;&nbsp;la haine sociale ou ethnique&nbsp;&raquo;, au vu des propos divers tenus par Messieurs Sarkozy, Guéant et d&#8217;autres membres du gouvernement sur les chômeurs, les ROM, les bénéficiaires du RSA, les &laquo;&nbsp;assistés&nbsp;&raquo;, les Français de naturalisation récente, ceux avec qui « ça va » quand il y en a un, mais qui causent des « problèmes » quand il y en a plusieurs…</li>
</ul>
<ul>
<li> Ce qu&#8217;il entendait précisément par &laquo;&nbsp;protéger&nbsp;&raquo; notre civilisation : contre qui, contre quoi, et par quels moyens ? Par exemple concernant la « civilisation islamique », que M. Guéant doit juger inférieure puisqu’elle est, tendanciellement, moins soucieuse que n’est censé être la « nôtre » d’égalité des sexes, les lois antis-burqa suffisent-elles, ou faut-il aller beaucoup plus loin et envisager, par exemple, de demander aux Musulmans étrangers souhaitant devenir Français d’abjurer officiellement leur religion pour espérer obtenir la nationalité française, ou de pousser les Arabes dans la Seine ?&#8230;</li>
</ul>
<p>Il y avait moyen – et l’on peut parler d’occasion manquée – de déjouer le piège rhétorique tendu par Claude Guéant à ses adversaires politiques, et, peut-être, de le retourner contre lui.</p>
<p>Espérons que les intellectuels et responsables politiques de gauche auront tiré les leçons de ce fiasco. Il y a malheureusement lieu de croire qu’il n’en est rien, et lieu, pour qui rejette les fondements idéologiques nauséabonds de la politique sarkozyste en matière d’intégration et de gestion de l’immigration, de s’en désoler. L’enfer, c’est bien connu, est pavé de bonnes intentions. Il n’est cependant jamais trop tard pour se reprendre, et s’assurer, lorsqu’on dénonce avec raison les sous-entendus odieux d’une droite qui n’en finit plus de se « droitiser », que l’on a une chance d’être compris et entendu par l’opinion, et qu’on ne sert pas malgré soi les intérêts de l’adversaire que l’on combat.</p>
<p>&nbsp;
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>En el Perú: LA OCLOCRACIA ARRINCONÓ A LA DEMOCRACIA</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/972/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 03:11:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joan Guimaray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda lyonnais des cours et séminaires hors les murs]]></category>
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		<description><![CDATA[  Escribe Joan Guimaray El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: center">Escribe Joan Guimaray</p>
<p style="text-align: justify">El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola con premeditación y derribándola en su propia ánfora.<span id="more-972"></span></p>
<p style="text-align: justify">La democracia está en coma desde el aciago domingo diez de abril. Las masas de menesterosos, millones de indigentes, muchedumbres famélicas, le han asestado un duro golpe. Pero no lo hicieron solos, arremetieron con la venia y complicidad de aquellos que decían defenderla. Desde luego, mientras los supuestos defensores se desgañitaban disputándose el liderato de la mejor defensa y mayor representatividad, los millones de indigentes materiales y mentales se aprestaban a desfilar por las mesas de sufragio para arrasar con la fragilidad de la democracia, y finalmente, lograron aplastarla.</p>
<p style="text-align: justify">Claro está, que los estómagos vacíos no saben de democracia, los hemisferios en blanco no tienen nociones de país, la indigencia no conoce las bondades de la libertad, la miseria no entiende de la autoestima. De modo que jamás podrán valorar algo que no conocen. Nunca podrán defenderla a la que ignoran, ni se atreverán a proteger a la que no está en sus mentes.</p>
<p style="text-align: justify">La democracia no se toma con vaso de leche, no se come en los comedores populares, ni se recibe como prebenda electoral, porque esas pequeñas dádivas y esos minúsculos regalos también lo dan los dictadores de cualquier pelaje y oclócratas de cualquier color. Pues la democracia es el ejercicio constante de los ciudadanos educados, medianamente cultos, ligeramente instruidos. La democracia es el fruto de la educación, es el ejercicio del saber, el aliento del conocimiento, es la fuerza de la conciencia despierta, y en suma, es el equilibrio de la razón entre el deber y el derecho, y bajo la luz de la libertad.</p>
<p style="text-align: justify">Desde luego, creer que la democracia ganó porque las masas nescientes e inconscientes obligadas por la ley depositaron en las ánforas sus hambres pidiendo asistencia, es una falta de respeto a la inteligencia ciudadana, un desdén por el concepto de la democracia, y una absoluta falsedad, ya sea por conveniencia o por ignorancia; porque el estómago vació y la indigencia mental no deciden por la democracia, sino por la oclocracia.</p>
<p style="text-align: justify">Es posible que la derrota de la democracia y el triunfo de la oclocracia no le interese mucho a la envanecida y cicatera clase política que únicamente aspira llegar al poder de cualquier modo, pero no cabe duda que para la ciudadanía clasemediera es un desencanto, una preocupación, una desazón. Puesto que en una sociedad piramidal, la clase media, es la única clase de principios democráticos, por cuanto los de arriba y los de abajo carecen de principios: los primeros por defender sus grandes intereses y los segundos por mitigar con algo sus apremios.</p>
<p style="text-align: justify">Pero al final, la oclocracia es el engendro del modelo económico, es la creación de las dictaduras, la prole de gobiernos asistencialistas, hija de populistas y criada de los representantes de la rancia oligarquía que creen en dioses pero no en la educación, que predican la fe pero detestan el saber, que aman la mano de obra e instruyen para la producción pero desdeñan el conocimiento y rechazan el desarrollo del pensamiento; sin embargo, se alucinan ser predestinados conductores del Perú hacia la órbita del primer mundo, vociferan que sin ellos el país quedará sin rumbo y se adjudican la autoría del crecimiento macroeconómico, cuando ni siquiera la propia democracia está fortalecida, consolidada y maciza.</p>
<p style="text-align: justify">Los oclócratas están de fiesta y los demócratas estamos de duelo. Pero volveremos a las calles a recuperar lo que nos pertenece. Llenaremos plazas y avenidas rescatando a la que no supieron defender nuestros anodinos dirigentes. Volveremos hacer nuestra a la que perdieron en plena campaña, nuestros apocados representantes. Y mientras la vieja oligarquía, ama y señora de la oclocracia nos observe como siempre desde su balcón, volveremos a abrazar a la que jamás debimos perder: la democracia.</p>
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<item>
		<title>Ce soir, 7 février : espérance, confiance, courage</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/ce-soir-lesperance-la-confiane-le-courage-le-7-fevrier-au-theatre-de-la-colline/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 23:02:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joëlle Le Marec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous suivons sur l’écran d’ordinateur, la retransmission en direct de la rencontre organisée par Médiapart au Théâtre de la Colline ce 7 février 2011 (http://www.mediapart.fr/journal/international/070211/de-tunis-au-caire-jusqua-paris-en-direct-du-theatre-de-la-colline) Nous aurions aimé être là-bas mais il n’y avait plus de places disponibles depuis plusieurs semaines. Sur le plateau Stephane Hessel, Edgar Morin et Claude Alphandéry. Moncef Marzouki et Radhia [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous suivons sur l’écran d’ordinateur, la retransmission en direct de la rencontre organisée par Médiapart au Théâtre de la Colline ce 7 février 2011</p>
<p>(http://www.mediapart.fr/journal/international/070211/de-tunis-au-caire-jusqua-paris-en-direct-du-theatre-de-la-colline)</p>
<p>Nous aurions aimé être là-bas mais il n’y avait plus de places disponibles depuis plusieurs semaines. Sur le plateau Stephane Hessel, Edgar Morin et Claude Alphandéry. Moncef Marzouki et Radhia Nasraoui viennent témoigner de la révolution tunisienne. Darina Al-Joundi rend hommage à la jeunesse égyptienne  L&#8217;Egypte est  représentée avec l&#8217;écrivain Mahmoud Hussein et la Palestine avec Elias Sambar, Ambassadeur à l’Unesco. Edwy Plenel anime.</p>
<p>Un grand souffle dans ces voix multiples qui portent enfin une parole, si simple, si forte : comme si nous en avions été privés depuis longtemps, si longtemps – quand c’était ? – et qu’elle surgissait là toute belle et puissante comme le peuple tunisien, comme le peuple égyptien, apparus sous nos yeux ou plutôt sur nos écrans,  à la place des figures constamment agitées pourtant par tant de professionnels de la communication et de la politique : les marchés, Paris, les agences de notation, Washington, les Islamistes, la Chine  instances vides marionnettes que s’évertuent à animer des éditorialistes, des commentateurs tout gonglés de l&#8217;orgueil qu&#8217;ils tirent de leur intimité avec ces fétiches.</p>
<p>Il y avait là par contre des anciens, presque tous âgés, mais qui ont une confiance merveilleuse en la jeunesse, celle que certains dénoncent comme étant uniquement occupée à consommer et s’ennuyer alors que c’est pourtant ce qu’ils souhaitent profondément qu’elle soit, la méprisant ainsi et se méprisant de tant la préférer réduite à de la presque publicité, perdant alors leur dignité et privés à jamais du pouvoir de la reconnaître chez autrui, chez des hommes massés dans la rue autour des chars et sous les pierres.</p>
<p>Cette jeunesse sortie en France dans la rue à l’occasion des manifestations de la rentrée 2011, et que des éditorialistes idiots ou de mauvaise foi ont critiquée pour sembler tant attachée à sa retraite future, idiots car il fallait être idiots pour ne pas sentir l’aspiration à un autre monde, la joie d’être ensemble pour partager cette aspiration. Cette jeunesse qui est en nous comme elle l’est chez ces vieux résistants, chez qui les combats l’ont comme saisie et maintenue vivante et claire comme la vigilance. Cette unité de l’homme par la jeunesse de son espérance dans des pays différents, Morin l’a rappelée et l’a saluée, lui qui avait organisé il y a près de 40 ans un colloque sur cette espérance et ce projet intellectuel proposé aux sciences. Hélas, les communautés scientifiques ont perdu la voie, elles ont perdu ce projet, elles se battent pour être utiles à l’économie des pays et des régions, elles se jalousent pour décrocher des contrats avec des dictatures, elles se soumettent à un « principe de réalité » : les marionnettes inlassablement agitées par les politiciens et les éditorialistes, et qui ô stupeur, leur semblent plus réelles que les réalités sociales vivantes qu’ils observent et décrivent dans leurs ouvrages tant ils sont fatigués et sonnés par les forts courants convergents de l&#8217;autoritarisme et du nouveau management.</p>
<p><span id="more-940"></span></p>
<p>La dignité : un des intervenants dit que les peuples tunisiens et égyptiens n’ont pas retrouvé leur dignité puisqu’ils ne l’ont jamais perdue.Parfois il nous semble, dans ce début de désespérance que nous vivons, il nous semble que c’est peine perdue que d’essayer malgré tout de maintenir la possibilité d’une alliance, de témoigner de la confiance, de s’indigner aussi, puisque depuis tout semble aller de mal en pis. Mais ces gens nous disent : soyez vigilant, ce qui veut dire gardez votre dignité ; gardez votre dignité, ce qui veut dire soyez vigilants. Le jour venu vous serez prêt à reconnaître la dignité d’autrui, et vous serez son semblable.</p>
<p>Les peuples : Elias Sambar dit que les commentateurs n’arrivent pas à prononcer  ce mot, « ça ne passe pas » : de fait on ne dit pas dans les journaux et à la radio « le peuple tunisien », « le peuple égyptien ». Mais à la tribune ce soir le mot peuple éclate, repris cent fois, inlassablement, neuf à nos oreilles incrédules : c’est bien lui et non une abstraction, non une figure du discours, non une représentation. Mahmoud Hussein le dit : certains considèrent encore que les clameurs du peuple en Égypte et en Tunisie sont une sorte de bruit de fond car ils ne peuvent croire que le peuple existe réellement. Elias Sambar lui encore : ce n’est pas facebook, ce ne sont pas des ordinateurs qui ont été dans la rue, qui tiennent la place du Caire « dégage, nous avons envie de revoir nos femmes ! ».</p>
<p>Les possibles : il a fallu ouvrir des possibles, en quantité, pour que puisse naître une révolution, deux révolutions. Elles ne sont pas advenues par hasard, elles ne sont pas des « bouffées de fièvre » ou des épidémies, elles ne sont pas un mouvement pulsionnel né d’on ne sait où et allant au chaos. Combien de commentaires, là-bas et ici sur le thème de « ils n’ont pas de projet », « nous n’avons pas de projet de société », « il n’y a pas l’ombre d’une proposition ». Quel aveuglement. Retrouver la liberté, éprouver la fraternité c’est un projet, qui couve, et qui un jour s’exprime et prend corps dans le peuple. Ce sont les illusions qui font l’histoire dit un autre de nos sages combattants.</p>
<p>Il n’y a pas d’autre projet, pas d’autre utopie nécessaire, que celui qui n’a jamais vieilli et qui est resté devant nous comme l’horizon de nos espérances. Ce soir en écoutant ces hommes et ces femmes si âgés souvent, si heureux et si déterminés au théâtre de la Colline, c’était comme si les paroles confisquées pour devenir la manière de ce bruit de fond s’échappaient elles aussi, libres et fraternelles, de ces hommes libres et fraternels.
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>La ronde infinie des obstinés au Louvre lundi 7 décembre</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 12:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des universités contraintes à une pseudo autonomie qui introduit entre les personnels, entre les établissements, une concurrence contraire à l&#8217;idée de recherche&#8230;. Des universités qui, demain, auront à &#171;&#160;gérer&#160;&#187; par elles-mêmes une austérité qui les fera augmenter les droits d&#8217;inscription des étudiants et précariser un nombre croissant d&#8217;emplois&#8230; Des IUFM qui vont être remplacées par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des universités contraintes à une pseudo autonomie qui introduit entre les personnels, entre les établissements, une concurrence contraire à l&#8217;idée de recherche&#8230;.<br />
Des universités qui, demain, auront à &laquo;&nbsp;gérer&nbsp;&raquo; par elles-mêmes une austérité qui les fera augmenter les droits d&#8217;inscription des étudiants et précariser un nombre croissant d&#8217;emplois&#8230;<br />
Des IUFM qui vont être remplacées par des agences d&#8217;intérim justes bonnes à gérer dates d&#8217;examen et remplacements des personnels&#8230;<br />
Des musées où la chasse au personnel est ouverte, où il s&#8217;agit de &laquo;&nbsp;rentabiliser&nbsp;&raquo; la culture jusqu&#8217;au point où l&#8217;idée même de service public en sera exempte&#8230;</p>
<p>Les raisons de se défendre contre ce pouvoir sont tout à la multiples et convergentes, de la RGPP à la LRU en passant par la réforme de la formation des enseignants, c&#8217;est partout la même logique.</p>
<p>Lundi 7 décembre, la ronde infinie des obstinés tournera de 18h à 20h devant la Pyramide du Louvre pour marquer cette solidarité des luttes avec les personnels du ministère de la culture.</p>
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Nos cours et séminaires hors les murs (labo C2SO et section sciences de l&#8217;information et de la communication, ENS-LSH): le lundi 9 mars 09</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 16:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda lyonnais des cours et séminaires hors les murs]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre des séminaires hors les murs du laboratoire &#171;&#160;Communication, Culture et société&#160;&#187; (C2So) de l&#8217;Ecole Normale Lettres et Sciences humaines, nous vous invitons à une séance sur le thème : &#171;&#160;Expositions et musées de l’immigration en Europe&#171;&#160;. Cette séance fait partie du séminaire doctoral et de master &#171;&#160;Dispositifs, pratiques et publics de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre des séminaires hors les murs du laboratoire &laquo;&nbsp;<a href="http://c2so.ens-lsh.fr">Communication, Culture et société</a>&nbsp;&raquo; (C2So) de l&#8217;Ecole Normale Lettres et Sciences humaines, nous vous invitons à une séance sur le thème : &laquo;&nbsp;<strong>Expositions et musées de l’immigration en Europe</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Cette séance fait partie du séminaire doctoral et de master &laquo;&nbsp;<em>Dispositifs, pratiques et publics de la  culture et du savoir : musées, bibliothèques, médias et réseaux</em>&laquo;&nbsp;. Les séances sont publiques et gratuites, accessibles à tous dans la limite des places disponibles. Ce séminaire se déroule hors les murs durant toute la durée de la grève, en signe de protestation contre les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche.</p>
<p>L&#8217;intervenante sera <strong>Laurella Rinçon</strong>, conservateur  au Musée des  Civilisations de l&#8217;Europe et de la Méditerranée et doctorante au C2SO.</p>
<p>La séance aura lieu lundi 9 mars de 13h30 à 15h30 au <strong>CEDRATS </strong>(Centre de ressources sur les alternatives sociales), 27 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon.</p>
<p>Metro Croix Paquet</p>
<p>Tél. 04 78 29 90 67</p>
<p>Nous remercions le Cedrats pour son accueil.
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Indiscipline</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 21:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Indiscipline se donne pour objectif de rassembler des textes élaborés dans différents domaines trop souvent séparés : réflexions sur les sciences, la recherche et les technologies, analyse des institutions culturelles, de la rationalisation des pratiques professionnelles, culturelles et politiques, etc. Il s’agit de mener de front une analyse, une critique et une élaboration de propositions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-733" title="logo_indiscipline" src="http://indiscipline.fr/wp-content/uploads/2009/03/logo_indiscipline1.jpg" alt="logo_indiscipline" width="200" height="200" />Indiscipline se donne pour objectif de rassembler des textes élaborés dans différents domaines trop souvent séparés : réflexions sur les sciences, la recherche et les technologies, analyse des institutions culturelles, de la rationalisation des pratiques professionnelles, culturelles et politiques, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit de mener de front une analyse, une critique et une élaboration de propositions alternatives pour contribuer à changer le cours des choses dans ces domaines d’action et de réflexion. En effet, nous sommes nombreux à constater une dégradation constante des liens sociaux, du rapport au savoir et au politique, des libertés et plus généralement de valeurs fondamentales qui sont constitutives de la démocratie et qui structurent les aspirations individuelles et collectives depuis les Lumières. L’Histoire ne manque pas de nous alerter régulièrement sur les risques tragiques que l’humanité court lorsqu’elle méprise ces valeurs au nom d’un réalisme cynique et résigné.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre la résignation, contre le danger des retours à la barbarie, contre le désenchantement, contre la démission face aux responsabilités que nous avons à l’égard des générations futures, nous prônons l’indiscipline.</p>
<p style="text-align: justify;">L’indiscipline, c’est la nécessaire contestation de l’état du monde tel qu’il se présente. C’est la vigilance quotidienne au moment d’exercer des choix, dans tous les contextes où nous pouvons agir. Dans nos cadres professionnels en particulier, car c’est là où il est le plus difficile de résister aux pressions, à la bureaucratie, à l’apathie intellectuelle, au conformisme.</p>
<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/en/indiscipline/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/en_US.png" alt="English" title="English" border="0">English</a></li>
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/es/indiscipline/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/es_ES.png" alt="Spanish" title="Spanish" border="0">Spanish</a></li>
</ul>
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		<title>Nos cours et séminaires hors les murs (labo C2SO et section sciences de l&#8217;information et de la communication, ENS-LSH) : le lundi 23 février 09</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/230209-cours-hors-les-murs-sarah-cordonnier-universite-lyon-2-les-centres-d%e2%80%99arts-editeurs/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 13:51:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda lyonnais des cours et séminaires hors les murs]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du séminaire hors les murs de Master 2  “Dispositifs, pratiques et publics de la culture et du savoir : musées, bibliothèques, médias et réseaux” du laboratoire &#171;&#160;Communication, Culture et Société&#160;&#187; de l&#8217;Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines. Conférence de Sarah Cordonnier (maître de conférence à l&#8217;Université Lyon 2, chercheur associé au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre du séminaire hors les murs de Master 2  “Dispositifs, pratiques et publics de la culture et du savoir : musées, bibliothèques, médias et réseaux” du laboratoire &laquo;&nbsp;<a href="http://c2so.ens-lsh.fr">Communication, Culture et Société</a>&nbsp;&raquo; de l&#8217;Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines.<a title="Lien permanent pour Séminaire “Dispositifs, pratiques et publics de la culture et du savoir : musées, bibliothèques, médias et réseaux”" rel="bookmark" href="../seminaire-dispositifs-pratiques-et-publics-de-la-culture-et-du-savoir-musees-bibliotheques-medias-et-reseaux/"> </a></p>
<p>Conférence de <strong>Sarah Cordonnier</strong> (maître de conférence à l&#8217;Université Lyon 2, chercheur associé au laboratoire &laquo;&nbsp;Communication, Culture et société) : &laquo;&nbsp;<strong><em>Les centres d’arts éditeurs</em></strong>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Entrée publique gratuite dans la limite des places disponibles.</p>
<p>La conférence aura lieu <strong>lundi 23 février</strong> 2009 de <strong>13h30 à 17h</strong></p>
<p>à la <strong>Galerie Mathieu</strong>, 48 rue Burdeau (69001, Lyon).</p>
<p>Métro Croix Paquet
<ul class="lang_switch"></ul>
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		<title>Nouveau look pour le blog Indiscipline !</title>
		<link>http://indiscipline.fr/fr/nouveau-look-pour-le-blog-indiscipline/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 01:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà voilà, nous avons quitté Spip après plusieurs années de bons et loyaux services. Nous voici sous WordPress, plus simple à manier. Vous trouverez certainement quelques erreurs résiduelles dans le blog, et nous vous remercions d&#8217;avance de nous les signaler. Si vous êtes auteurs dans Indiscipline, et que vous avez des difficultés à vous connecter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà voilà, nous avons quitté Spip après plusieurs années de bons et loyaux services. Nous voici sous WordPress, plus simple à manier. Vous trouverez certainement quelques erreurs résiduelles dans le blog, et nous vous remercions d&#8217;avance de nous les signaler. Si vous êtes auteurs dans Indiscipline, et que vous avez des difficultés à vous connecter depuis le changement de plate-forme, n&#8217;hésitez pas à nous contacter : on règlera ça rapidement. Si vous faites un lien vers un ou des articles de ce site, ou encore si vous êtes abonné à un lien de syndication, pensez à mettre à jour ces liens. Bonne lecture !
<ul class="lang_switch"></ul>
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