Rubrique "Brèves"


FACUNDO CABRAL IN MEMORIAM

¡¡Han asesinado a otro hermano!!

“Ha de elegir bien su melga quien se tenga por cantor

Porque sólo el impostor se acomoda en toda huella:

Que siga una sola estrella

Quien quiera ser sembrador”.

Facundo Cabral siguió la enseñanza de Atahualpa Yupanqui, y sembró mucho, de lo mejor, por cierto, y por muchas partes.

La barbarie ha interrumpido para siempre la siembra de humanidad que este tierno-viejo-fraterno-cantor llevara a cabo durante varias décadas

¿Qué decir, qué sentir, qué hacer, ante el horror y el daño irreparable.

Las palabras que convendría pronunciar, ya casi no circulan, o han perdido su sentido original, pues no pertenecen al vocabulario “nuestro de cada día”. Es que el lenguaje actual está aquejado de raquitismo terminal a causa del virus de la mercadofilia y de los miasmas televisivos, que reservan a la palabra la infeliz tarea de transmitir el miserable narcisismo de los caraduras de la política y los negocios y de los “rostros” de la televisión.

Decir cuánto pesar nos embarga, hablar de lo que perdemos cuando un artista es asesinado, clamar nuestra indignación, todo ello es necesario e insoslayable, pero nuestros dichos desaparecerán, inevitablemente en el océano de deshechos y pacotillas de esta Modernidad de mercachifles neoliberales.

Nos queda, sin embargo, por decir algo que puede ser decisivo, podemos, y debemos decir NO:

NO MÁS aceptación fatalista del horror como si se tratase de un ineludible tributo a pagar, en virtud de no sé qué destino.

NO MÁS complicidad de los gobiernos, de sus policías y sus magistrados con los criminales.

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Escribe Joan Guimaray

El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola con premeditación y derribándola en su propia ánfora. Lire la suite

Tunisie, Egypte … espoir démocratique pour le monde arabe

Voici une captation vidéo de conférences de Cherif Ferjani (Professeur de civilisation arabe à Lyon 2) et Clément Steuer (Docteur en science politique, spécialiste de l’Egypte) sur les révolutions en Tunisie et en Égypte.

Cela remet en place de nombreuses idées fausses ou de sens commun sur les révolutions en cours, et en particulier sur le champ politique Égyptien et la place (réduite) des mouvements religieux dans ces mouvements.

Ces conférences sont suivies par un débat avec la salle, et animées par Lahouari ADDI, Professeur de Science politique à l’IEP de Lyon, et spécialiste de l’Algérie.

Merci de faire circuler largement ce lien : il est important qu’en France, pays où l’on fantasme trop sur l’islamisme, on se rende compte de l’espoir extraordinaire qui provient des pays du Maghreb qui sont tous en train de nous donner des leçons de courage, de lucidité et de dignité.

http://www.univ-lyon2.fr/actualite/podcasts/tunisie-egypte-espoir-democratique-pour-le-monde-arabe–428787.kjsp?RH=WWW_FR

    Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. (La Boétie)

      A l’heure où des avions et des hélicoptères survolent les manifestants au Caire, au moment où l’on sait qu’il y a déjà eu des centaines de morts et des milliers de blessés dans tout le pays, visés par des tirs à balles réelles de la police, au moment où le gouvernement Égyptien demande à son armée de tirer sur la foule (ce qu’elle a refusé de faire, pour le moment), nous, français, pouvons être… hum… fiers de l’ambitieuse réponse de notre gouvernement qui porte haut les valeurs universelles de la démocratie et des droits de l’Homme. Voici en effet, en ce 30 janvier 2011, ce que l’Histoire retiendra de la position des autorités diplomatiques françaises :

      http://data.imagup.com/5/1111068228.jpg

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      Peut-être pourrait on envoyer nos hélicoptères et notre armée apporter ses compétences en matière de maintien de l’ordre et de répression des manifestations ? A moins que nous n’exportions plutôt nos  compétences médiatiques en matière de censure de l’internet et d’aveuglement journalistique ?

      Oui, vraiment, il y a de quoi avoir honte de l’oligarchie servile et cynique qui prétend représenter la démocratie française…

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      Pour Paris Match, Hortefeux « entérine » la violence

      Magnifique perle, aujourd’hui, sur le site du torchon populiste parisien « Paris Match » : le rédacteur de l’article intitulé « Lyon : scènes de chaos en centre-ville« , sans doute pressé par l’urgence de dénoncer les casseurs qui s’en prennent à la vraie France, celle qui travaille et qui consomme en se taisant, a commis un lapsus extrêmement cocasse en écrivant « Briec (sic) Hortefeux a réaffirmé sa volonté d’entériner la violence« . Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir : le lapsus sera sans doute corrigé sur le site. Le style et l’orthographe du reste du texte et des commentaires de l’article relèvent également d’un niveau que même un  écolier n’aurait aucune difficulté à dépasser. Les fautes d’orthographe, c’est comme les auvergnats, c’est quand il y en a trop que c’est un problème…

        Loi de licenciement massif des fonctionnaires

        Un texte de loi est actuellement en débat à l’assemblée. On en trouve une analyse sur l’excellent blog « La science au XXIème siècle » :

        http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/03/cnrs-et-loi-de-licenciement-massif-des-fonctionnaires.html

        Quelques extraits :

        CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires

        Le 3 juillet, l’Assemblée Nationale a mis en ligne une nouvelle version du projet de loi de licenciement massif des fonctionnaires, appelé pour la forme « projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ». Le texte est issu des débats d’hier et semble destiné à être adopté rapidement mardi prochain. Il guidera donc, entre autres, l’application du contrat d’objectifs 2009-2013 entre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l’Etat approuvé la semaine dernière et qui place la grande majorité des personnels du Centre dans une situation « atypique ». Les perspectives, très inquiétantes, ne paraissent guère différentes pour l’ensemble de la fonction publique.

        Avec, notamment, ces deux petites phrases à la portée très générale :

        « En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé ».

        « La réorientation professionnelle (…) peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite ».

        Il s’agit d’une machine légale qui permet de licencier de fait pratiquement tout fonctionnaire. C’est à cette machine, que le Conseil Scientifique du CNRS a ouvert la voie avec son vote du 16 juin favorable au contrat d’objectif.

          « Succès monstre de la Nuit des Universités à Lyon 2 : plus de 2000 personnes y ont participé dans une ambiance très festive, avec un Grand Amphi (450 places) blindé de 19h à 7h du matin pour une trentaine de conférences…

          Toute la nuit est déjà « podcastée » et accessible en ligne sur le site de Lyon 2.

          Je vous invite notamment à écouter la belle intervention introductive de Bruno Gelas, ancien président de l’université. »

          Jacques Gerstenkorn Vice-Président de Lyon 2, chargé de la culture

          Lire aussi l’article de Libé Lyon rendant compte de la Nuit Blanche.

            Sur la « radicalisation » des luttes universitaires

            blocageLa quasi-totalité des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche et leurs représentants (syndicats, coordinations, groupes informels), et ce de manière assez inédite depuis 1968, luttent actuellement ensemble contre des réformes catastrophiques et régressives. Face à ce front uni, ce qui caractérise la réponse gouvernementale face à ces remises en cause des « réformes » de l’université et de la recherche, c’est son autisme : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire à part des inepties ou des mensonges, et surtout  – mais ça, on le savait déjà -  ne rien penser. Dans ce contexte tendu de blocage du débat public, il est évident que la question de la radicalisation des formes d’action va se poser. Elle se pose d’ailleurs déjà, comme en témoigne le retour des occupations de bâtiments universitaires, encore assez sporadiques pour le moment, mais qui pourraient se multiplier si cet autisme perdure.

            On risque alors de voir réapparaître de vieilles querelles au sein du front uni contre les réformes : quid de l’utilité et de la légitimité des blocages de bâtiments ?  Partisans et opposants au blocage pourraient, comme lors de la lutte contre la LRU ou le CPE, se renvoyer à leurs conceptions opposées de la légitimité des actions. Quel est donc le sens de ce qu’on appelle « radicalisation » dans ce contexte ?

            Ce qu’il serait important de comprendre d’un point de vue tactique, c’est que la « radicalité » ne se résume pas à l’utilisation de la force pour bloquer physiquement un bâtiment universitaire ou de recherche. Il y a une radicalité de l’imagination, de l’inventivité, qui ne passe pas forcément par la violence. La théâtralisation des luttes (flash mobs, freeze in, etc.) ou la recherche de dispositifs alternatifs pour faire son travail (cours hors les murs, recherches hors financement et hors institution, dépôt systématique des résultats d’une recherche sous licence science commons au lieu d’une prise de brevet, etc.), ou encore la désobéissance civile (refus de remontée des maquettes de masters, grèves administratives, grève des signatures d’articles) sont des modes d’action au moins aussi radicaux que le blocage physique d’un bâtiment.

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            Sur le site Indépendance des chercheurs, on lit :

            Sans doute, il serait utile d’ajouter à ce débat une réflexion sur le rôle des intérêts privés dans la définition de politiques que l’on cherche à justifier par un « intérêt général » supposé. Voir nos articles du 28 novembre et du 29 novembre.

            Par exemple, les intérêts d’un grand groupe privé comme le groupe Bolloré dans le domaine de la recherche sont connus de longue date. Un article publié par Les Echos le 27 novembre 2006, intitulé « Bolloré met ses batteries en voiture » faisait déjà apparaître que les « recherches depuis 1992 » de ce groupe industriel « se sont appuyé[e]s sur les travaux menés par le CEA, EDF et différents laboratoires du CNRS ».

            Les rapports entre le groupe Bolloré et le secteur public vont donc beaucoup plus loin que ce qui avait été dévoilé à l’occasion des vacances de Nicolas Sarkozy à Malte. Raison de plus pour éviter, au niveau gouvernemental et ailleurs, toute apparence de risque de confusion d’intérêts.

            D’après Wikipédia, Valérie Pécresse est fille du président de Bolloré Télécom et mariée au directeur général délégue d’Imerys. Il s’agit de deux multinationales avec des intérêts directs dans la recherche et la technologie de pointe. Valérie Pécresse a été nommée à un ministère stratégique le 18 mai 2007. Dans les jours précédents, le voyage à Malte de Nicolas Sarkozy, aux frais de Vicent Bolloré avec notamment un jet de son groupe, avait déclenché une sérieuse polémique. Quelques mois plus tard, la même polémique rebondissait avec le voyage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte. » Précisément, les multinationales seront les grandes bénéficiaires de l’actuel processus de démolition de la recherche publique et des universités.

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