Indiscipline

logo_indisciplineIndiscipline se donne pour objectif de rassembler des textes élaborés dans différents domaines trop souvent séparés : réflexions sur les sciences, la recherche et les technologies, analyse des institutions culturelles, de la rationalisation des pratiques professionnelles, culturelles et politiques, etc.

Il s’agit de mener de front une analyse, une critique et une élaboration de propositions alternatives pour contribuer à changer le cours des choses dans ces domaines d’action et de réflexion. En effet, nous sommes nombreux à constater une dégradation constante des liens sociaux, du rapport au savoir et au politique, des libertés et plus généralement de valeurs fondamentales qui sont constitutives de la démocratie et qui structurent les aspirations individuelles et collectives depuis les Lumières. L’Histoire ne manque pas de nous alerter régulièrement sur les risques tragiques que l’humanité court lorsqu’elle méprise ces valeurs au nom d’un réalisme cynique et résigné.

Contre la résignation, contre le danger des retours à la barbarie, contre le désenchantement, contre la démission face aux responsabilités que nous avons à l’égard des générations futures, nous prônons l’indiscipline.

L’indiscipline, c’est la nécessaire contestation de l’état du monde tel qu’il se présente. C’est la vigilance quotidienne au moment d’exercer des choix, dans tous les contextes où nous pouvons agir. Dans nos cadres professionnels en particulier, car c’est là où il est le plus difficile de résister aux pressions, à la bureaucratie, à l’apathie intellectuelle, au conformisme.

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« LA FUERZA TRANSFORMADORA DE LA EDUCACIÓN DUERME EN LA OLVIDADA AGENDA DE LOS QUE NUNCA FUERON EDUCADOS, Y EL PERIODISMO CARENTE DE NOBLES IDEALES, NAVEGA EN EL MAR DE ROJOS PLACERES, PARDAS FRIVOLIDADES Y NEGROS INTERESES, SIN ADVERTIR QUE SIN TAN SÓLO ÉL (PERIODISMO) NO MINTIERA NI ENCUBRIERA NADA NI A NADIE, ESTE PAÍS SERÍA ADMIRABLEMENTE DISTINTO »

Escribe Joan Guimaray

         En cualquier parte del mundo y para quienes tienen la idea clara de escalar los peldaños de la larga escalera de la civilización, soñar con la libertad, aspirar a la singularidad, anhelar la originalidad, ansiar la justicia y valorar la dignidad, es optar por el supremo valor estético de la humanidad.

         Pero en el Perú, todavía son muy pocos los que tienen la idea de la singularidad, casi desconocen la virtud de la originalidad, y como apenas tienen una vaga idea de lo que significa la justicia y la dignidad, escasean los que tienen sueños de libertad, porque nadie puede aspirar a algo que ignora y anhelar algo que desconoce. Entonces, a pesar de que ya estamos próximo a cumplir dos siglos de vida republicana, aquí todavía muchos siguen siendo simples clones, esclavos de la usanza, reclutas de la moda, rústicas copias de las originales y grotescos remedos de otros.

         Desde luego, casi no entienden de libertad, ni de justicia y menos de dignidad, tampoco aspiran a la soberanía individual, porque la escuela a la que acudieron durante once largos años soportando sobre sus encorvadas espaldas el peso de la mochila llena de inutilidades, en lugar de premunirles de una gigante y luminosa lámpara, apenas les proporcionó un insignificante y rústico mechero para que se alumbren en el largo itinerario de sus destinos. Esa educación en la que creyeron que les iba servir para que se den a luz a fin de que cada cual aprendiera a agilizarse la mente y desarrollarse el pensamiento, lo único que ha hecho es uniformarlos, adocenarlos, masificarlos, cosificarlos, y por último, aplastarles la poca y natural inteligencia con la que se pusieron a disposición de los supuestos educadores; de esos que nunca entendieron ni entenderán lo que significa educar, y de aquellos que no sirven mas que para seguir todas las pautas de moda que vienen de los supuestos entendidos en pedagogía, pero que ignoran con minuciosa rigurosidad la dimensión de la verdadera educación.

         Por eso, tanto la docencia como el periodismo siguen siendo cotidianas actividades del bajo Perú, y quienes ejercen de educadores y de periodistas, continúan transitando por la imperecedera ruta de la medianía. De manera que, no es difícil deducir que de una deficiente formación escolar y de un exiguo ejercicio mental desarrollado en la escuela, puedan resultar excelentes educadores y extraordinarios periodistas. Y aun cuando vayan a la escuela de pedagogía o periodismo, y aun cuando ingresen a las facultades de educación y periodismo, no les servirá de mucho, porque las instituciones superiores no educan, sino, instruyen, adiestran, amaestran, y los que allí enseñan o intentan a enseñar -salvo honrosas excepciones-, no son los pocos modelos ni los escasos paradigmas dignos de admirar, sino, los mismos que con deficiente formación, y sin tener ninguna noción de su propia educación, egresaron de esa masificadora educación básica.

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On sait le bruit médiatique et les réactions outrées qu’ont suscité, chez de nombreux intellectuels et responsables politiques de gauche, les désormais fameux propos de Claude Guéant sur les civilisations qui, selon lui, « ne se valent pas ».

La ficelle semble si grosse qu’on s’étonne que les uns – médias en quête de « petites phrases » qui font vendre et alimentent le buzz – comme les autres – responsables politiques de gauche si prévisibles qu’ils se jettent à corps perdu dans le premier piège qu’on leur tend – ne semblent pas s’être demandé une seconde à qui profiterait cette polémique, plus encore que les propos initialement incriminés.

Elle profite évidemment à la « droite dure » si bien représentée par Messieurs Guéant, Sarkozy, Hortefeux et consorts, comme nous le démontrerons aisément, et d’une manière bien plus complète et insidieuse qu’on ne nous l’a dit, feignant de croire ou croyant de bonne foi – mais non sans naïveté – que ces propos avaient pour seul objectif de « rabattre des voix d’électeurs du Front National » au profit du Président-candidat Sarkozy, en vue de l’élection présidentielle qui s’annonce.

Ces propos, justement, resituons-les dans leur double contexte : contexte au sens littéral, d’une part (d’où est extraite la fameuse petite phrase ? et que dit Monsieur Guéant avant et après, qui lui permette d’avancer une telle opinion, a priori scandaleuse à l’aune de la doxa antiraciste et postcoloniale ?) et contexte d’énonciation d’autre part (qui parle, où, quand et à qui ?).

Les propos dans leur contexte, rapportés par le Journal du Dimanche dans son édition du 5 février 2012, les voici :

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Voici un texte, rédigé par une philosophe Belge qui a décidé de démissionner de son université suite à une réflexion très générale sur les évolutions contemporaines de nos métiers, sur l’inanité des politiques de « l’excellence », et sur la victoire de l’utilitarisme et du technicisme. Ce texte circule dans divers réseaux depuis peu, et il me semble contribuer à une nécessaire et urgente réflexion. J’adhère à 100% aux constats de ce texte, en espérant qu’ici et là il reste encore quelques énergies dans les interstices pour contrer la monté de la médiocrité de l’idéologie de l’excellence et de l’utilitarisme économique.

démission (le texte en version pdf)

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POURQUOI JE DÉMISSIONNE DE L’UNIVERSITÉ APRÈS DIX ANS D’ENSEIGNEMENT

Plus que jamais il est nécessaire de réfléchir au rôle que doivent jouer les universités dans des sociétés en profond bouleversement, sommées de choisir dans l’urgence le type de civilisation dans lequel elles veulent engager l’humanité. L’université est, jusqu’à présent, la seule institution capable de préserver et de transmettre l’ensemble des savoirs humains de tous les temps et de tous les lieux, de produire de nouveaux savoirs en les inscrivant dans les acquis du passé, et de mettre à la disposition des sociétés cette synthèse d’expériences, de méthodes, de connaissances dans tous les domaines, pour les éclairer dans les choix de ce qu’elles veulent faire de la vie humaine. Qu’à chaque époque l’université ait manqué dans une certaine mesure à son projet fondateur, nous le lisons dans les critiques qui lui ont constamment été adressées à juste titre, et il ne s’agit pas de s’accrocher par nostalgie à l’une de ses formes anciennes. Mais jamais elle n’a été aussi complaisante envers la tendance dominante, jamais elle n’a renoncé à ce point à utiliser son potentiel intellectuel pour penser les valeurs et les orientations que cette tendance impose à l’ensemble des populations, y compris aux universités elles mêmes. D’abord contraintes par les autorités politiques, comme on l’a vu de manière exemplaire avec le processus de Bologne, il semble que ce soit volontairement maintenant que les directions universitaires (à quelques rares exceptions près) imposent la même fuite en avant, aveugle et irréfléchie, vers des savoirs étroitement utilitaristes dominés par l’économisme et le technologisme.

Si ce phénomène repose très clairement sur l’adhésion idéologique de ceux qui exercent le pouvoir institutionnel, il ne se serait pas imposé à l’ensemble des acteurs universitaires si l’on n’avait pas instauré en même temps une série de contraintes destinées à paralyser toute opposition, par la menace de disparition des entités qui ne suivraient pas la course folle de la concurrence mondiale : il faut attirer le « client », le faire réussir quelles que soient ses capacités (« l’université de la réussite » !), lui donner un diplôme qui lui assure une bonne place bien rémunérée, former en le moins de temps possible des chercheurs qui seront hyper productifs selon les standards éditoriaux et entrepreneuriaux, excellents gestionnaires et toujours prêts à siéger dans les multiples commissions et conseils où se prennent les simulacres de décisions — simulacres, puisque tant les budgets que les critères d’attribution et de sélection sont décidés ailleurs. De qualité, de distance critique, de réflexion sur la civilisation, il n’est plus jamais question. La nouvelle notion d’« excellence » ne désigne en rien la meilleure qualité de l’enseignement et de la connaissance, mais la meilleure capacité à engranger de gros budgets, de grosses équipes de fonctionnaires de laboratoire, de gros titres dans des revues de plus en plus sensationnalistes et de moins en moins fiables. La frénésie d’évaluations qui se déploie à tous les niveaux, depuis les commissions internes jusqu’au classement de Shanghaï, ne fait que renforcer l’absurdité de ces critères.

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¡¡Han asesinado a otro hermano!!

“Ha de elegir bien su melga quien se tenga por cantor

Porque sólo el impostor se acomoda en toda huella:

Que siga una sola estrella

Quien quiera ser sembrador”.

Facundo Cabral siguió la enseñanza de Atahualpa Yupanqui, y sembró mucho, de lo mejor, por cierto, y por muchas partes.

La barbarie ha interrumpido para siempre la siembra de humanidad que este tierno-viejo-fraterno-cantor llevara a cabo durante varias décadas

¿Qué decir, qué sentir, qué hacer, ante el horror y el daño irreparable.

Las palabras que convendría pronunciar, ya casi no circulan, o han perdido su sentido original, pues no pertenecen al vocabulario “nuestro de cada día”. Es que el lenguaje actual está aquejado de raquitismo terminal a causa del virus de la mercadofilia y de los miasmas televisivos, que reservan a la palabra la infeliz tarea de transmitir el miserable narcisismo de los caraduras de la política y los negocios y de los “rostros” de la televisión.

Decir cuánto pesar nos embarga, hablar de lo que perdemos cuando un artista es asesinado, clamar nuestra indignación, todo ello es necesario e insoslayable, pero nuestros dichos desaparecerán, inevitablemente en el océano de deshechos y pacotillas de esta Modernidad de mercachifles neoliberales.

Nos queda, sin embargo, por decir algo que puede ser decisivo, podemos, y debemos decir NO:

NO MÁS aceptación fatalista del horror como si se tratase de un ineludible tributo a pagar, en virtud de no sé qué destino.

NO MÁS complicidad de los gobiernos, de sus policías y sus magistrados con los criminales.

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Escribe Joan Guimaray

¡Ay, el Perú! ¿En dónde y en qué momento se nos perdió el sano juicio? ¿En cuál de los recodos de la historia se nos contaminó el alma? ¿Quién nos convirtió casi, casi en caricaturas humanas? ¿En qué parte de la larga travesía republicana nos asaltaron la memoria? Ahora cuando nos llega el día de elegir nuestro destino, hoy cuando las ánforas nos esperan y en momentos en que la ONPE con su cara de Pacarán y su sonrisa de Chu simula imparcialidad, parece que estuviéramos sin juicio, sin alma, sin memoria y tan sólo como seres antropomorfos, escuchando azorados, absortos e impotentes, a unos cuantos ‘iluminados’ y chismeros que dicen que tienen miedo a Humala y que Keiko es el mal menor, pero que no saben por quién votar, porque ninguno de los candidatos les convence, por ser iguales, idénticos y semejantes.

¡Ay, el Perú! Aquellos que se alucinan ser paradigmas de ciudadanos, los que se creen ser ejemplares demócratas, los que se imaginan ser modelos de la inteligencia, no son sino, parte de la hediente comparsa que con sus vulgares sofismas y sus grotescos paralogismos, disimuladamente confunden y desorientan a los distraídos caminantes sin rumbo y a incautos seres sin ideales a fin de embaucarlos y reclutarlos para engrosar las filas de la insepulta mafia que está a punto de resucitar. Entonces, para lograr sus acometidos no sólo calumnian, difaman y engañan, sino también, confunden diciendo que los candidatos son iguales, como si en la dimensión de sus propuestas, en el volumen de sus ideales, en el tamaño de sus capacidades, y en autoridad moral, fuesen iguales. Así que, sólo la ignorancia invicta y la desvergonzada conveniencia, pueden sostener sin rubor un semejante desatino.

Avisen a los compatriotas. Lo que se trata aquí, es el de eludir el deber ciudadano y de escamotear la higiene moral de pensar en función de país, únicamente para favorecer a la inverecunda hija y sucesora del cleptócrata de la última década del siglo pasado. Una candidata que lejos de transmitir serenidad y equilibrio para la tranquilidad del país, pone en peligro la paz social, al exhibir el mismo perfil autoritario de su padre, como lo pudimos ver y escuchar en el último debate. Pero no sólo, pone en peligro la paz social y la gobernabilidad del país, sino además, se le advierten planes oscuros, intenciones perversas, proyectos impuros. No nos olvidemos que el fujimorismo es impredecible. Es impredecible, porque no es una organización política, sino una asociación de malhechores.

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Une initiative à suivre, qui se développe, et à laquelle on ne peut qu’adhérer :

http://www.rezocitoyen.fr/yes-we-camp-le-manifeste.html

 

Manifeste des Indignés : « Pour une démocratie réelle, ici et maintenant ! »

Nous sommes des personnes ordinaires. Nous sommes comme vous : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, travailler ou pour chercher un travail, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre et pouvoir offrir un meilleur avenir à ceux qui les entourent.

Parmi nous, certains se considèrent plus progressistes, d’autres plus conservateurs. Certains sont croyants, d’autres pas. Certains suivent des idéologies précises, d’autres se considèrent apolitiques. Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par la situation politique, économique et sociale autour de nous : par la corruption des politiciens, patrons, banquiers,… qui nous laissent sans défense et sans jamais être entendus. Cette situation est devenue la norme, une souffrance quotidienne et sans espoir aucun. Mais en unissant nos forces nous pouvons la changer. Le moment est venu de changer les choses, de bâtir ensemble une société meilleure. En conséquence nous soutenons avec vigueur les affirmations suivantes :

  • L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.
  • Des droits inaliénables doivent être garantis au sein de notre société : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel et le droit du consommateur à une vie saine et heureuse.
  • L’état actuel de notre système politique et économique ne répond pas à ces priorités et il est par de multiples facettes un obstacle au progrès de l’humanité.
  • La démocratie appartient au peuple (demos = peuple, cratie = pouvoir), ce qui signifie que chacun de nous constitue une partie du gouvernement. Cependant, en Espagne [France], la majorité de la classe politique ne nous écoute même plus. Ses fonctions devraient être de porter notre voix auprès des institutions, en facilitant la participation politique des citoyens à travers des canaux de démocratie directe pour le bénéfice du plus grand nombre, et non pas celle de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des forces économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature bipartie représentée par les sigles inamovibles du PS et de l’UMP (avec le FN comme repoussoir).
  • La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns sont à la source des inégalités, frustrations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et non-durable, entraîne notre système social dans une spirale, qui s’auto-consume, enrichissant une minorité et appauvrissant les autres. Jusqu’à son effondrement.
  • La volonté et le but du système sont l’accumulation d’argent, sans tenir compte ni de l’efficacité ni du bien-être de la société ; gaspillant ses ressources, et détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs mécontents.
  • Les citoyens sont les engrenages d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui se moque de nos besoins. Nous sommes anonymes mais sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons fonctionner le monde.
  • Si en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique abstraite où la majorité ne bénéficie pas de ses avantages, nous pourrons supprimer les abus que nous endurons.

Nous avons besoin d’une révolution éthique. Plutôt que de mettre l’argent avant les êtres humains, il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des objets. Je ne suis pas le produit de ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète. Lire la suite

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Escribe Joan Guimaray

La camioneta no era del tío Santiago. No era la que el grupo Colina usó en el trabajito de Los Barrios Altos. Aunque mucho se parecía por los macizos neumáticos y por las lunas polarizadas. Al interior de ella llegaron a la cima del pueblo Lomo de Corvina. La camioneta se estacionó cerca a los basurales de un terreno destinado para el parque. Al rededor divisaron interminables casitas de esteras, cuyas techumbres de plástico y calamina soportaban la menuda garúa. Era el mes morado. Apenas había empezado el invierno de la primera década del nuevo milenio.

—No me gusta nada de esto —dijo, Keiko arrugando el rostro, un poco fastidiada, y mirando las cajas de atunes y paquetes de galletas.

—Es una tarea que estas obligada a cumplir —advirtió, Rafo exhibiendo sus perennes e inocultables ojeras.

—Y ¿si no gano las elecciones? —preguntó muy dudosa.

—Habrás cumplido con intentarlo ¿no? —respondió secamente.

—No quiero exponerme a que la gente me grite ladrona, asesina o mala hija.

—Ten presente que el plan no es mío —advirtió, otra vez.

—¡Pero hasta cuándo voy a obedecer a este mafioso! —enfureció, ella.

—Hasta que queden libres él y tu padre —respondió, él.

—¿Sabes? Tengo miedo —dijo empequeñeciendo sus rasgados ojos.

—No tienes por qué. Todo está planificado —infundió confianza.

Poco a poco la conversación fue inquietándole a Kenyi que había estado abrigado con su gruesa casaca impermeable y repantigado en el asiento trasero de la camioneta.

—¿Qué es lo que está planificado? —preguntó, con su voz balbuceante.

—Todo lo que estamos haciendo, Kenyi —respondió, Rafo con voz paternal.

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Laurent Loty nous fait le plaisir de nous envoyer un texte très intéressant sur la notion d’ »indisciplinarité », à laquelle il apporte ses compétences d’historien des relations entre mots, textes, savoirs et politiques. Ce texte correspond parfaitement aux interrogations qui nous motivent ici. La référence exacte du texte est la suivante :

Loty, Laurent. « Pour l’indisciplinarité », The Interdisciplinary Century ; Tensions and convergences in 18th-century Art, History and Literature, edited by Julia Douthwaite and Mary Vidal, Oxford, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century 2005:04, Voltaire Foundation, 2005, pp. 245-259.

 

Introduction du texte :

INDISCIPLINARITE: l’invention d’un mot est parfois nécessaire pour lutter contre le poids des idées inscrites en nos mémoires de génération en génération. Si ce mot me paraît utile, c’est qu’il peut aider a rejeter l’apprentissage de la soumission qui va souvent de pair avec le respect des disciplines. C’est aussi qu’il permet de souligner l’insuffisance de la pluri-, de l’inter-, ou même de la transdisciplinarité, au regard de mes aspirations et de ma conception de l’enseignement, de la recherche, et de leurs fonctions dans la société. J’espère avoir suffisamment suggéré, dans les lignes qui suivent, à quel point la défense de l’indisciplinarité est paradoxale (à divers titres, la discipline est indispensable), mais aussi à quel point elle est nécessaire. C’est-à-dire utile, pour la liberté, pour la découverte, pour la création, pour l’affirmation de valeurs qui dépassent largement les domaines de la recherche et de l’enseignement, à moins que recherche et enseignement ne soient conçus comme ce qui participe à une dimension culturelle fondamentale pour nos modes de vie en société.

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Escribe Joan Guimaray

El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola con premeditación y derribándola en su propia ánfora. Lire la suite

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Nous sommes heureux de vous annoncer la numérisation complète ainsi que la mise en ligne du corpus de la revue « Labo Contestation », revue contestataire lyonnaise réalisée par des chercheurs entre 1970 et 1973, et dont l’objectif était de réaliser une critique des conditions de production de la science et une analyse des rapports de domination au sein de l’université.

http://science-societe.fr/labo-contestation/

Labo Contestation est à prendre comme un témoignage, comme un document historique, mais aussi comme une raison de rester vigilant avec lucidité dans nos analyses du champ STS, ainsi que dans nos luttes pour une université et une recherche qui restent à libérer des pouvoirs qui l’enserrent encore.

C’est pourquoi, avec l’aval de Pierre Clément qui était la cheville ouvrière de Labo Contestation à Lyon, nous avons décidé de numériser et de mettre en ligne la collection complète des six numéros de cette revue, ainsi que deux hors-série.

Cette numérisation de la revue Labo Contestation, ainsi que sa mise en ligne, s’inscrivent dans l’une des opérations de recherche du Cluster « Enjeux et représentations de la science, de la technologie et de leurs usages » (opération 1 : « Pour une histoire des recherches sur la vulgarisation et le champ Sciences, Technologies et Société »).

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