Archive for Marzo, 2009

La Ronde Infinie des Obstinés

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La Ronde Infinie des Obstinés est une initiative formidable initiée par l’Université Paris 8. Elle fait suite à un ultimatum lancé par des enseignants-chercheurs et étudiants mobilisés contre les “réformes” universitaires, et adressé au ministère, ultimatum qui exigeait le retrait de ces réformes. L’ultimatum ayant expiré, et devant l’autisme et le mépris du gouvernement, les obstinés de Paris 8 ont entrepris de tourner en rond, en groupe, sur la place de Grève à Paris, jour et nuit, jusqu’au retrait des réformes. Ils en profitent pour entrer en contact avec les passants, pour leur expliquer le sens du mouvement de contestation. Dans la mesure où il est maintenant clair que ce n’est pas par une (ou même des) grosse manifestation qu’on arrivera à une solution à ce conflit, et qu’il faut inscrire nos résistances dans la durée et dans de nouvelles formes d’action, cette ronde, si elle était dupliquée et étendue à diverses villes de France (comme c’est le cas en ce moment), pourrait avoir un fort impact.

On aimerait bien voir exister une telle à Lyon : avis aux amateurs, Indiscipline est partant pour entrer dans la ronde ! Surtout si elle s’inscrit dans la convergence des luttes.

Ça se passe là (pour le blog) : http://rondeinfinie.canalblog.com/

Je recopie ici les textes du collectif, puis les principes pratiques tels qu’ils sont exprimés par les auteurs de l’initiative :

Communiqué de presse du 24 mars 2009

Les Universités toujours en grève depuis 7 semaines et n’ayant reçu aucune réponse favorable à leurs revendications ont entamé le 23 mars à midi LA RONDE INFINIE DES OBSTINÉS en place de grève (Parvis de l’hôtel de ville à Paris).
Cette ronde tourne depuis cette date jour et nuit en permanence.
A l’université de Paris 8, se sont jointes les universités de Paris X Nanterre, Paris 1, Paris 2, Paris 4, Paris 6, Paris 7, Paris 12, l’IUFM de Paris, ainsi que les collectifs SLU et SRL. L’université de Picardie Jules Verne (Amiens) ouvrira une ronde jeudi 26 mars de 8h30 à 18h Place Gambetta à Amiens, et l’université à Fort-de-France en Martinique prépare aussi une ronde.

Nous appelons tous les citoyens solidaires à venir se joindre à la ronde infinie des obstinés.

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Dans le cadre du mouvement de protestation contre les réformes de l’université et de la recherche, le laboratoire Communication, Culture et Société et les Masters en sciences de la communication de l’ENS Lettres et sciences humaines poursuivent leurs cours hors les murs.

La seconde séance du cours hors les murs de Master 1 “Introduction aux théories du signe : sémiologie et sémiotique” (http://infocom.ens-lsh.fr/article-cours.php3?id_article=70) se déroulera le mardi 17 mars de 8h30 à 10h00 au Cedrats.

La seconde séance du cours hors les murs de Master 1 “L’image et les médias, approche communicationnelle” (http://infocom.ens-lsh.fr/article-cours.php3?id_article=92)
se déroulera dans le même lieu le 17 mars de 10h30 à 12h00.

Enfin, la première séance du séminaire de Master 2 “Terrains et corpus : méthodologie de la recherche en sciences de la communication” aura également lieu hors les murs, toujours au Cedrats, le mardi 17 mars de 13h30 à 15h30.

Pour mémoire : CEDRATS (Centre de ressources sur les alternatives sociales), 27 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon.
Metro Croix Paquet
Tél. 04 78 29 90 67

Nous remercions chaleureusement le Cedrats pour son accueil !

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La prochaine et dernière séance du séminaire  “Dispositifs, pratiques et publics de la culture et du savoir : musées, bibliothèques, médias et réseaux” aura lieu le lundi 16 mars de 14h à 16h  à la Galerie Mathieu, 45 rue Burdeau, métro Hôtel de Ville ou Croix Paquet.
Igor Babou interviendra  sur  un site de conservation inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité en Argentine sur le thème : “Rapports homme-nature et gestion politique des savoirs”.

Résumé :

La rationalité dont la modernité a hérité des Lumières est une conception contradictoire du rapport à la nature, aux choses et aux êtres : son ambition était d’émanciper l’homme des forces de la nature et de le libérer des pouvoirs totalitaires, mais elle n’a pu le faire – quand elle l’a fait – qu’en disposant de la nature et des hommes à son gré, et en se transformant en un nouveau dogme, celui du Progrès technique et scientifique. Aujourd’hui, la nature est donc gérée : travaillée, politiquement administrée, et soumise à l’évaluation scientifique. C’est pourtant dans ce contexte que nous nous apprêtons à affronter des problèmes environnementaux inédits et très préoccupants.

On explorera cette contradiction à partir d’un travail ethnographique réalisé dans un parc naturel en Patagonie argentine, classé au patrimoine mondial de l’Unesco : la Peninsula Valdés. On décrira certaines caractéristiques « modernes » de la relation entre l’homme et la nature, les représentations sociales qui s’y articulent et  on montrera que la nature n’est pas seulement l’arrière plan neutre sur lequel se projetteraient les actions humaines : elle impose également sa dynamique aux organisations humaines.

antisocial#027 – !!!!CTXRB!!!!!!!

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antisocial#027 – !!!!CTXRB!!!!!!!

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Tout ce qui est rare est cher, or un cheval bon marché est rare, donc un cheval bon marché est cher.

A l’occasion de la loi Creation et Internet, le netlabel Antisocial propose d’apporter sa pierre au problème du téléchargement sur internet et de la rémunération des artistes avec la proposition de nouvelles règles.

Première règle
Seules les personnes accédant au site internet du projet de 15 h à 16h peuvent télécharger les morceaux. En dehors de ces heures, le téléchargement ne sera techniquement pas possible.

Deuxième règle
Afin d’empêcher leur diffusion en radio, les morceaux ne font qu’une minute.
La durée autorisée d’une chanson pour un passage en Radio étant de 3 minutes et 22 secondes, une durée d’une minute empêche logiquement toute diffusion sur les ondes.

Troisième règle

Afin d’empêcher les gens d’en parler, le nom des morceaux est imprononçable.

Quatrième règle
Afin de limiter la dissémination de ces morceaux, les auditeurs ne peuvent donner ces morceaux qu’à destination de leurs amis (comme cadeau par exemple). La liste de ces amis doit être consigné sur un cahier et présenté sur simple demande à un officier de justice.

Cinquième règle
Une action listé avec chaque morceau doit être effectué obligatoirement pendant l’écoute face à votre ordinateur.
S’il n’est pas possible de réaliser l’action demandé pour des raisons matérielles, il est interdit d’écouter le morceau de l’artiste.

(Avant la première écoute, les auditeurs doivent impérativement installer le logiciel SURVEILLESMOA.exe disponible avec la compilation).
Ce logiciel est issu des dernières recherches en matière d’informatiques et utilise la webcam, la connexion internet et les données d’identification de votre ordinateur.
Grâce à un algorithme ultra perfectionné de reconnaissance des mouvements et d’identification de la mélodie, le logiciel vérifie le respect de cette cinquième règle et envoie un rapport quotidien au serveur du netlabel ainsi qu’au ministère de l’intérieur.
Le non respect de cette règle déclenche le paiement d’une amende versée à l’artiste concerné puis une riposte totale (confiscation du matériel audiovisuel, interdiction à vie de toute connexion internet, etc…).

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Originellement publié dans John Dewey and the Promise of America, Progressive Education Booklet n°14, Colombus, American Education Press, 1939, ce texte a été présenté par le traducteur, Samuel Renier (samuel.renier@univ-lyon2.fr), lors d’un atelier organisé dans le cadre de la grève de l’ENS LSH, le mercredi 4 février 2009

Télécharger le texte anglais (pdf)

Dans les circonstances présentes, je ne peux espérer me réconcilier avec le fait que j’ai réussi à vivre quatre-vingt ans. Je mentionne ce fait pour vous en suggérer un plus important – à savoir que des événements de la plus haute importance se sont produits pendant les quatre cinquièmes de siècle écoulés, période qui couvre plus de la moitié de l’histoire nationale [américaine] actuelle. Pour d’évidentes raisons, je ne m’essayerai pas à résumer ne serait-ce que les plus importants de ces événements. Je me réfère ici à ceux-ci en vertu de leur influence sur la question à laquelle ce pays s’est attelé lorsque fut formée la nation – la création de la démocratie, question qui se révèle aujourd’hui aussi urgente qu’elle le fut il y a cent cinquante ans quand les plus expérimentés et sages de nos hommes se sont réunis afin de faire l’état des lieux et de créer le cadre politique d’une société qui se gouverne elle-même.

Parmi les changements qui se sont produits ces derniers temps, le plus net réside en ce que les modes de vie ainsi que les institutions qui à l’origine étaient naturelles, presque inévitables et résultant d’heureuses conditions, ont désormais à être atteintes par de conscients et résolus efforts. Bien que l’ensemble du pays ne se trouvait pas concerné par la démarche pionnière il y a quatre-vingt ans, il restait néanmoins toujours si proche, à l’exception de quelques grandes villes, de l’époque des pionniers que la légende du pionnier, et par suite de la grande frontière, jouaient un rôle actif dans la formation des esprits et des croyances de ceux qui y étaient nés. Dans les esprits tout du moins le pays conservait une frontière ouverte, faite de ressources encore inexploitées. C’était alors un pays d’opportunités matérielles et d’invitation. Même ainsi, la naissance de cette nation impliquait plus qu’une merveilleuse conjonction de circonstances matérielles. Il existait effectivement un groupe de personnes qui étaient capables de réadapter les vieilles idées et institutions afin de faire face aux situations que fournissaient ces nouvelles conditions matérielles – un groupe d’hommes dotés d’une extraordinaire inventivité politique.

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Umberto Eco est-il un fainéant ?

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Dans la traduction de 1998, Umberto Eco dans “Comment voyager avec un saumon – nouveaux pastiches et postiches”, exprimait le décalage entre la perception du caractère naturel des limites de disponibilité de n’importe quel professionnel considéré comme sérieux, et l’idée que l’agenda de l’universitaire peut accueillir sans cesse de nouvelles tâches, puisqu’il est fainéant par nature.

Depuis que notre président a officialisé le constat de cette fainéantise du chercheur ou de l’enseignant-chercheur, nous sommes amenés à devoir faire avec cette vérité officielle, qui ouvre les vannes d’un sens commun désormais largement repris et assumé dans nombre de médias, blogs, forums, y compris par les enseignants-chercheurs eux-mêmes lorsqu’ils parlent de l’éternel collègue qui ne fait rien, ou, dans le cas des chercheurs retraités, lorsqu’ils adoptent la position du repenti fier d’apporter sa contribution au débat (“je l’affirme : on ne faisait rien dans notre labo “).

Il nous faut donc remonter le rocher, patiemment, et apporter des éléments qui puissent permettre d’ébranler la vérité officielle et le sens commun déshinibé par l’expression de cette vérité officielle. Umberto Eco, justement, frère d’infortune, fainéant d’universitaire obligé lui aussi, déjà de rendre compte du détail de son agenda nous apporte sa précieuse contribution, il y a plus de dix ans déjà.

Reste à actualiser ce travail. En dix ans, tout semble avoir été fait pour amener l’universitaire à rajouter à la liste des tâches énumérées par Umberto Eco, toutes celles, fort nombreuses, qui consistent à devoir faire la preuve que son temps est effectivement employé en totalité.

Le programme d’Umberto Eco évoque presque un monde perdu, magique : le récit évoque le temps où l’humaniste (fainéant donc) est tout entier à son travail intellectuel et pédagogique.

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Dans le cadre des cours hors les murs des Masters 1 recherche en sciences de la communication de l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines de Lyon, le laboratoire “Communication, Culture et Société” (C2So) propose deux cours hors les murs :

- Introduction aux théories du signe : sémiologie et sémiotique (première séance de l’année, de 8h30 à 10h00). Pour plus d’infos sur le contenu de ce cours, voir : http://infocom.ens-lsh.fr/article-cours.php3?id_article=70

- L’image et les médias : approche communicationnelle (première séance de l’année, de 10h30 à 12h00). Pour plus d’infos sur le contenu de ce cours, voir : http://infocom.ens-lsh.fr/article-cours.php3?id_article=92

Il s’agit des deux premiers cours d’un cursus de formation complet en sciences de la communication proposé par Igor Babou : chacun de ces cours comportera 8 séances qui se dérouleront hors les murs durant toute la durée de la grève, en signe de protestation contre les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ces deux premières séances, auront lieu mercredi 11 mars au CEDRATS (Centre de ressources sur les alternatives sociales), 27 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon.

Metro Croix Paquet

Tél. 04 78 29 90 67

Nous remercions le Cedrats pour son accueil.

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Dans le cadre des séminaires hors les murs du laboratoire “Communication, Culture et société” (C2So) de l’Ecole Normale Lettres et Sciences humaines, nous vous invitons à une séance sur le thème : “Expositions et musées de l’immigration en Europe“.

Cette séance fait partie du séminaire doctoral et de master “Dispositifs, pratiques et publics de la culture et du savoir : musées, bibliothèques, médias et réseaux“. Les séances sont publiques et gratuites, accessibles à tous dans la limite des places disponibles. Ce séminaire se déroule hors les murs durant toute la durée de la grève, en signe de protestation contre les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’intervenante sera Laurella Rinçon, conservateur  au Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée et doctorante au C2SO.

La séance aura lieu lundi 9 mars de 13h30 à 15h30 au CEDRATS (Centre de ressources sur les alternatives sociales), 27 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon.

Metro Croix Paquet

Tél. 04 78 29 90 67

Nous remercions le Cedrats pour son accueil.

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affiche > > http://pics.imagup.com/01/1236295547_Grave_190309_aff.jpg

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Le Centre d’Etudes Poétiques (CEP) de l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines organise mercredi 11 mars une journée d’études hors les murs consacrée à l’édition, qui aura lieu au Musée d’art contemporain de Lyon de 10h à 17h.
Nous avons jugé pertinent de maintenir cette journée puisque les problématiques qui y seront abordés entreront en résonance avec certains des motifs de la mobilisation : réflexion sur les modes de résistance dans un contexte de révolution conservatrice, état des lieux des alternatives et des perspectives de création sous domination économique, entre autres.

Y seront présents :

- Eric Hazan (La Fabrique)

- Paul Otchakovsky-Laurens (P.O.L)

- Jean-marie Gleize (Revue Nioques)

- Jonas Magnusson (OEI Editör)

- Fabien Vallos (MIX)

- Emmanuel Souchier (CELSA)

- Anne-Laure Blusseau (Question Théoriques)

- Pierre Schmidt (Nancy 2).

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