Relents d’omerta sur l’Université : le journalisme et la contestation universitaire de la LRU
Le 18 janvier 2008, Françoise Asso publiait un article intitulé “Relents d’omerta sur l’Université” sur le site web du Contre Journal de Libération. S’en suivirent plusieurs réponses, dont une d’Igor Babou sur le Contre Journal, Dans Libération, et divers échanges en privé. Nous présentons ici l’article original de Françoise Asso, la réponse d’Igor Babou, la réponse d’une journalise de Libération (Véronique Soulé) ainsi qu’un nouvel article de Françoise Asso. Plutôt que d’obliger le lecteur à naviguer entre Indiscipline, le site de Libération et le site du Contre Journal de Libération, nous avons choisi de reproduire chaque article dans leur succession temporelle afin de conserver la dimension dialogique de l’ensemble. Des liens pointent à chaque fois vers les articles sur les sites originaux.
Relents d’omerta sur l’Université
« Le mouvement étudiant a été réduit au “blocage”, l’information sur les interventions policières a été scandaleusement insuffisante, les prises de position syndicales ont été peu relayés », accuse Françoise Asso, écrivain, maitre de conférences de Littérature française à l’Université de Lille 3, et membre du Collectif Sauvons l’Université. Au delà d’une forme de censure, l’équipe de Nicolas Sarkozy impose son désintérêt aux acteurs sociaux.
« Qui a lu, qui a pu lire le texte de loi sur les Libertés et Responsabilités des Universités ? Qui a lu sa première mise en œuvre, rendue publique le 13 décembre, le “Plan pour la réussite en licence” ? Qui a lu la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Xavier Darcos portant sur la réforme de l’Enseignement secondaire ? Qui a lu, à défaut des documents précédents, les réelles analyses (elles existent) de ceux-ci ? Qui, mis à part des étudiants et des enseignants, peut savoir réellement ce que signifie la vaste réforme de l’Enseignement qui se met en place, réforme à laquelle il y a une opposition non négligeable, mais une opposition qui n’est évoquée dans les médias, quand elle l’est, que comme le fait d’une minorité de “gauchistes”, ou comme la preuve une nouvelle fois donnée du “conservatisme” bien connu des enseignants, opposés par principe à toute réforme ?

