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Réflexe citoyen et universitaire, nous avons, à l’ENS de Lyon, voulu manifester notre indignation suite à la censure de la conférence de Stéphane Hessel prévue le 18  janvier dernier à l’ENS de Paris. Cette conférence devait se dérouler avec Leïla Shahid, représentante de la Palestine à Bruxelles, les pacifistes israéliens Michel Warschawski et Nurit Peled,  la députée socialiste Elisabeth Guigou et le secrétaire-général-adjoint du Syndicat de la magistrature, Benoist Hurel. Le débat portait sur la répression de l’opération de boycott des produits israéliens, l’opération BDS « Boycott, désinvestissement, sanction ».

Un appel a été lancé à l’ENS de Lyon, en direction des syndicats, collectifs et individus sur quelques listes de discussion locales. Nous proposions d’écrire à Mme Canto-Sperber pour dénoncer ces abus de pouvoir et ces atteintes à la liberté d’expression, de réunion, de débat, etc. Dans le même temps, nous souhaitions exprimer notre solidarité collective à nos camarades et collègues d’Ulm qui ont dénoncé cette censure, ainsi bien entendu qu’à Stéphane Hessel et aux intervenants censurés (Stéphane Hessel et Régis Debray ont d’ailleurs réagi dans un article du Monde en décrivant ce qu’ils auraient pu dire si la censure ne les avait pas frappés).

Nos collègues lyonnais étant trop tétanisés à l’idée de prendre position collectivement, nous avons donc envoyé individuellement des mails de protestation à Mme Canto-Sperber. Nous ne savons pas si, par ailleurs, d’autres courriers de protestation ont été envoyés individuellement.

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A l’heure où des avions et des hélicoptères survolent les manifestants au Caire, au moment où l’on sait qu’il y a déjà eu des centaines de morts et des milliers de blessés dans tout le pays, visés par des tirs à balles réelles de la police, au moment où le gouvernement Égyptien demande à son armée de tirer sur la foule (ce qu’elle a refusé de faire, pour le moment), nous, français, pouvons être… hum… fiers de l’ambitieuse réponse de notre gouvernement qui porte haut les valeurs universelles de la démocratie et des droits de l’Homme. Voici en effet, en ce 30 janvier 2011, ce que l’Histoire retiendra de la position des autorités diplomatiques françaises :

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Peut-être pourrait on envoyer nos hélicoptères et notre armée apporter ses compétences en matière de maintien de l’ordre et de répression des manifestations ? A moins que nous n’exportions plutôt nos  compétences médiatiques en matière de censure de l’internet et d’aveuglement journalistique ?

Oui, vraiment, il y a de quoi avoir honte de l’oligarchie servile et cynique qui prétend représenter la démocratie française…

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Le 19 Janvier prochain, Nicolas Sarkozy présentera ses vœux « au monde de la connaissance et de la culture », qui inclut la Recherche et l’Enseignement Supérieur. La teneur de son discours est prévisible.

Il parlera de la modernisation du monde de Recherche et l’Enseignement Supérieur, nous parlerons de destruction systématique de ce secteur comme des autres services publics.

Il parlera des merveilleux milliards du Grand emprunt, promis aux universités et aux laboratoires au travers des « initiatives d’excellence », nous parlerons de la restructuration sauvage de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche opérée sous couvert de promesses de milliards. Les « initiatives d’excellence » verront l’apparition des IDEX, LABEX, EQUIPEX et autres structures déclinées ad nauseam, créées dans notre dos.

Il osera parler de la simplification et de la clarification du paysage de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, nous rappellerons les dizaines de nouvelles structures qui, depuis 2004, ont été annoncées à grand bruit par différents gouvernements de la même couleur. Nous dirons que ce prodigieux empilement de sigles, nouvelle tour de Babel, n’a d’autre cohérence que d’affaiblir en les étouffant systématiquement, les structures collégiales existantes, organisme de recherche, universités, laboratoires.

Il parlera d’excellence, nous parlerons des effets d’aubaine et du clientélisme que produit immanquablement l’apparition soudaine de ressources hors de tout contrôle collégial.

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Je suis blanche, je ne suis pas jeune. Je rentre sans doute dans cet imaginaire des “honnêtes gens”, des “bons Français”, que ne cessent de convoquer les membres de notre gouvernement.

Je suis chez moi dans ce pays qui semble-t-il est le mien, aujourd’hui en tout cas, alors que selon ce gouvernement il ne serait pas celui « des casseurs et des pilleurs », catégorie qui inclut a priori tout adolescent noir ou arabe à capuche. La démonstration en a été faite ces jours-ci à Lyon. Des lycéens et étudiants, des jeunes manifestants, c’est-à-dire des casseurs et pilleurs potentiels, ont été enfermés sur la place Bellecour le 21 octobre dernier, chargés,  asphyxiés, insultés sans relâche pendant cinq heures, et discriminés, les plus blancs et les plus vieux ayant pu sortir avant les plus jeunes et les plus foncés.

Mais dans la réalité qui heureusement n’est pas le cauchemar qui suinte des cerveaux et des paroles de nos ministres et de notre président, ces jeunes-là sont chez eux ici.

Ils sont d’ici, quoi qu’en dise et que veuille notre gouvernement, et quoique ces jeunes disent et veulent eux-mêmes. Il se peut, au train ou vont les choses, que moi-même je me sente de moins en moins chez moi sans pouvoir faire autrement que d’assumer le fait d’être d’ici, de France, cet État de plus en plus répressif, raciste, corrompu.

Ces jeunes sont non seulement d’ici comme nous (les blancs moins jeunes) mais ils sont aussi nos jeunes, nos enfants. Je les aime. Leurs silhouettes indistinctes et spectaculaires dans la fumée et la cohue ont fait le tour du monde : « la France brûle ».  Vus de près ils sont très jeunes, pour la plupart “inconnus des services de police”.  Certains ont cassé des vitrines, d’autres lancé des boules de papier froissé pris dans leurs cahiers. Ils passent en comparution immédiate.

Ils sont nos enfants à tous.  C’est ce que nous avons en principe incorporé si la transmission intergénérationnelle a bien fonctionné, leurs parents et nous-mêmes, et ceux qui n’ont pas d’enfants à eux mais sont en âge d’être responsables de la génération qui grandit, tous  sont membres de la communauté humaine des parents, communauté  anthropologique parfois presque oubliée par des décennies de négation ou de déni de ce qui  échappe à la rationalisation des liens intergénérationnels.

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Magnifique perle, aujourd’hui, sur le site du torchon populiste parisien “Paris Match” : le rédacteur de l’article intitulé “Lyon : scènes de chaos en centre-ville“, sans doute pressé par l’urgence de dénoncer les casseurs qui s’en prennent à la vraie France, celle qui travaille et qui consomme en se taisant, a commis un lapsus extrêmement cocasse en écrivant “Briec (sic) Hortefeux a réaffirmé sa volonté d’entériner la violence“. Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir : le lapsus sera sans doute corrigé sur le site. Le style et l’orthographe du reste du texte et des commentaires de l’article relèvent également d’un niveau que même un  écolier n’aurait aucune difficulté à dépasser. Les fautes d’orthographe, c’est comme les auvergnats, c’est quand il y en a trop que c’est un problème…

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L’excellence, comme mesure de la performance de toute science, n’est ni réactionnaire, ni progressiste; elle est tout simplement : fasciste; car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. (Librement inspiré par un texte fameux de Roland Barthes).

Cette maxime, pastiche d’une célèbre leçon de Roland Barthes au Collège de France, s’applique parfaitement à l’évaluation scientifique revue et corrigée par le new management model des universités et des grandes écoles à la sauce LRU. Plus aucun espace scientifique n’est en effet à l’abri de la colonisation par la rhétorique de “l’excellence” qui s’est imposée en quelques années et tient lieu de viatique à ceux qui ont la responsabilité des institutions scientifiques, et qu’il faut bien aujourd’hui qualifier de “managers”, ou de “patrons”, et non plus de “collègues”.

Tout doit se passer comme si une seule catégorie d’évaluation des produits universitaires mis sur le marché de l’innovation et des idées (on ne parle plus de “connaissances”, ni de “savoirs”, mots désormais entachés d’archaïsme ou de naïveté utopique…) pouvait rendre compte de l’hétérogénéité de nos pratiques universitaires, et des modalités d’investissement dans le temps (des carrières, ou du temps plus immédiat des projets de recherche) ainsi que dans l’espace de la circulation des idées. Le fascisme de l’excellence, qui s’est abattu sur l’enseignant-chercheur, lui impose de dire que son équipe est “excellente”, que ses publications sont “excellentes” et qu’elles trouvent place dans des revues ou des collections évidemment “excellentes”. Le mot revient inlassablement, sous la plume des bureaucrates du  management universitaire et des tutelles, comme dans la bouche d’un commissaire du peuple de la période stalinienne qui répèterait invariablement : “La production agricole augmente, nous allons dépasser les objectifs du plan quinquennal ». On sait pourtant à quelles famines ont abouti les idéologies staliniennes ou maoïstes quand elles ont remplacé l’analyse objective de la réalité…

Car la seule catégorie de pensée que reconnaît un président d’université ou un directeur de grande école un patron d’entreprise de la société de la connaissance… est celle de l’excellence. L’excellence ou rien : il faut que la tutelle, là haut, dans la tour du palais ou au fond du bunker où se prennent les décisions stratégiques, loin des réalités du métier et des enjeux du savoir, soit satisfaite. Pour cela, il faut pratiquer la flatterie : “Ho ouiiii,  mon maîîître, ouiiiii, nous sommes excéééééllents ! »

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Je suis effaré de la légèreté avec laquelle on traite, en France, des questions de fraude fiscale. Celle-ci est assimilée à de la « tricherie ». Rien de plus. Elle fait encourir des amendes – comme un vulgaire stationnement gênant –, et tout le monde semble trouver naturel que les « gros contribuables » qui en sont convaincus trouvent avec l’administration fiscale des arrangements, négocient leur ardoise pour se mettre en règle, quand par hasard ils se sont fait prendre.

Disons-le tout net : les gens qui fraudent le fisc sont des ordures ; les gens qui aident à frauder le fisc sont des ordures. Les uns et les autres devraient écoper d’amendes de prison ferme plus lourdes que celles de n’importe quel escroc monteur d’arnaque, de n’importe quel casseur de banque qui n’use ni de violence ni de menace. Les délais de prescription devraient être plus longs, ou du moins équivalents. Il n’en est rien. Complaisance coupable.

Qui vole une banque ou un joaillier sans en menacer les employés ni les clients, qui détourne des fonds privés ne vole finalement que l’assurance qui en couvrira les dommages. Laquelle assurance touche des primes pour verser des indemnités, et fait ces primes supérieures aux indemnités, pour en tirer profit – et pourquoi pas ? Je ne dis pas que c’est bien, ni que ces vols ne doivent pas être punis. Je cherche à appréhender l’étendue réelle du préjudice.

Qui fraude le fisc vole l’Etat. Qui vole l’Etat vole la France, vole tous les Français. Les riches comme les pauvres, les contribuables, qui seuls rembourseront l’argent volé, soit en payant plus d’impôts et de taxes, soit en subissant une réduction des prestations sociales, ou de service public, que cet argent manquant aurait dû financer.

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C’est l’été, il fait chaud, Lyon s’ennuie. Dans une série d’articles complaisamment nombrilistes, Libération Lyon demande à une série de journalistes invités de présenter des “souvenirs” qui les auraient marqués. Parmi ces articles que je survolais – je l’avoue – de l’œil vaseux de celui qui s’ennuie en attendant de partir en vacances, et en mobilisant l’habitus cynique d’un Ignatius O’Reilly vitupérant contre la conjuration des imbéciles, je sors de ma torpeur en lisant un article signé par Muriel Florin (Le Progrès de Lyon) et intitulé “Est-ce que vous êtes d’accord pour qu’elle reste ?». Muriel Florin nous y conte sa traumatisante expérience lors d’une AG durant la crise universitaire de 2009. AG forcément “poussive », selon le terme qu’elle emploie dès le premier paragraphe : un mouvement social est toujours déjà, par essence, en train de s’ “épuiser” puisqu’elle l’affirme là aussi dès le premier paragraphe. Il ne faudrait tout de même pas que l’on puisse croire, Madame Michu, qu’il se passe des choses intéressantes en dehors des salles de rédaction… Ou alors, un mouvement social est toujours, par nature, suspect d’être violent :  “plusieurs incidents” ont eu lieu durant ce mouvement, nous dit la journaliste. Lesquels ? Le mystère plane, propre à stimuler les angoisses sécuritaires de la France profonde dont les journalistes s’imaginent être les porte-paroles, convaincus d’avance que toute cause étudiante ne peut être que dangereuse (ou manipulée par l’extrême gauche, ou encore compulsivement utopiste, bref, choisissez le cliché journalistique qui vous convient), et que toute grève universitaire ne peut être que bassement corporatiste…

Dès le deuxième paragraphe, le décors idéologique du journalisme de non investigation est planté : “Plus les examens approchent, plus la tension se focalise sur les modalités de contrôle. Certains enseignants souhaitent supprimer les partiels. D’autres préconisent de faire comme si le deuxième semestre n’avait pas existé. La réunion doit principalement aborder cette question. Dans l’amphi, plusieurs étudiants sont venus en espérant glaner des informations». L’article dépeint de pauvres étudiants uniquement intéressés par leurs examens et qui sont confrontés à des enseignants irresponsables : le procès en accusation traditionnel que tout journaliste de non investigation ne peut que tracer des luttes universitaires commence toujours par les mêmes éternels clichés. De toutes les AG qui ont eu lieu à Lyon en 2009, il ne fallait évidemment retenir que celle-ci, où aucune idée autre qu’une banale “recherche d’information” n’avait sa place. Aucun débat n’a donc eu lieu qui vaille la peine de s’en souvenir, aucun enjeu autre qu’organisationnel n’était présent en 2009, non, rien, juste les mêmes poncifs sempiternellement remâchés. Ces étudiants, tout de même, M’ame Michu, f’raient mieux d’travailler et ces fainéants d’fonctionnaires aussi !

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Nous, enseignants-chercheurs, mais aussi simples citoyens, exprimons notre total désaccord avec les mesures répressives annoncées à l’encontre des gens du voyage et des Roms à l’issue de la réunion organisée le 28 juillet 2010 par Nicolas Sarkozy. Les amalgames entre « Roms », « gens du voyage » et « situation irrégulière », les accusations portées contre toute une population sur la base de généralisations à partir d’un cas singulier, de même que la rhétorique mensongère qui a justifié l’organisation de cette réunion, sont insupportables.

Il est stupéfiant de voir repris le poncif mille fois dénoncé du caractère suspect « des grosses cylindrées » : une caravane et une voiture constituent-elles un patrimoine si considérable qu’il faille affecter des inspecteurs des impôts à ceux qui ne vivent avec rien d’autre que de quoi voyager et se loger sur la route, où ils peuvent ? A ce propos, l’État n’applique pas sa propre législation en ne faisant pas respecter la loi imposant aux communes de plus de 5 000 habitants de réaliser une aire d’accueil de taille correcte.

Nous n’acceptons pas le racisme assumé par les membres d’un gouvernement qui n’a d’autres priorités, semble-t-il, que de multiplier les débats nauséabonds sur l’identité nationale et qui légitime l’expression de préjugés vulgaires à propos de tous ceux qui ne ressemblent pas à un « bon français ». L’identité d’une nation et sa culture ne se réduisent pas à quelque chose de si confus, d’aussi étroit et négatif. Par ailleurs, nous sommes nombreux à avoir des ascendants qui ont vécu l’aventure de l’émigration pour ouvrir un avenir à leurs enfants, et nous sommes tous construits par la diversité culturelle, les brassages de populations et la tolérance à l’altérité.

Nous refusons de ressembler à la caricature de la France et de son « identité » que trace l’actuel gouvernement français. Des politiciens de ce type, qui ne voient rien d’immoral dans l’abus des avantages personnels conférés par le pouvoir, et qui multiplient les insultes publiques ainsi que les propos ouvertement racistes (d’ailleurs condamnés par la justice) ne méritent plus le respect. Ils ne nous représentent pas.

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L’Europe angoisse face aux agences internationales de notation, qui font du bench marking une arme d’asservissement massive des peuples : la Grèce, le Portugal et maintenant l’Espagne sont sommés de changer de politique, de supprimer des postes de fonctionnaires, de réduire leur dette publique en faisant appel à des taux d’usuriers auprès de banques qui, elles, feront des bénéfices sur ces mêmes prêts, enclenchant un cycle pervers de nouvel assujettissement du politique à l’économique.

Mais Standard & Poor’s, ce n’est pas une abstraction : ce sont des gens, avec des bureaux, des ordinateurs, en Europe, aux USA, en Amérique latine, etc. Ces agences ne sont pas des entités surpuissantes et intouchables. En France, Standard & Poor’s c’est à deux pas de chez nous, en plein Paris :

http://www.standardandpoors.com

23 Rue Balzac cedex 08 Paris , France 75406
11-13, Avenue de Friedland Paris, France 75406

Je m’étonne que l’on ne mette pas la pression sur ces agences pour qu’elles cessent leurs actions de déstabilisation. Après tout, des milliers de familles vont souffrir en Grèce, au Portugal,  peut-être en Espagne, pourquoi pas en France bientôt, suite à leurs actions. Au nom de quoi devrait on les laisser faire ?

En attendant, voici quelques images de contre-propagande : cliquez dessus pour les agrandir, et n’hésitez pas à les diffuser.

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