Indignation face à une ENS indigne : à propos de la censure du débat avec Stephane Hessel
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Réflexe citoyen et universitaire, nous avons, à l’ENS de Lyon, voulu manifester notre indignation suite à la censure de la conférence de Stéphane Hessel prévue le 18 janvier dernier à l’ENS de Paris. Cette conférence devait se dérouler avec Leïla Shahid, représentante de la Palestine à Bruxelles, les pacifistes israéliens Michel Warschawski et Nurit Peled, la députée socialiste Elisabeth Guigou et le secrétaire-général-adjoint du Syndicat de la magistrature, Benoist Hurel. Le débat portait sur la répression de l’opération de boycott des produits israéliens, l’opération BDS « Boycott, désinvestissement, sanction ».
Un appel a été lancé à l’ENS de Lyon, en direction des syndicats, collectifs et individus sur quelques listes de discussion locales. Nous proposions d’écrire à Mme Canto-Sperber pour dénoncer ces abus de pouvoir et ces atteintes à la liberté d’expression, de réunion, de débat, etc. Dans le même temps, nous souhaitions exprimer notre solidarité collective à nos camarades et collègues d’Ulm qui ont dénoncé cette censure, ainsi bien entendu qu’à Stéphane Hessel et aux intervenants censurés (Stéphane Hessel et Régis Debray ont d’ailleurs réagi dans un article du Monde en décrivant ce qu’ils auraient pu dire si la censure ne les avait pas frappés).
Nos collègues lyonnais étant trop tétanisés à l’idée de prendre position collectivement, nous avons donc envoyé individuellement des mails de protestation à Mme Canto-Sperber. Nous ne savons pas si, par ailleurs, d’autres courriers de protestation ont été envoyés individuellement.





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Je suis effaré de la légèreté avec laquelle on traite, en France, des questions de fraude fiscale. Celle-ci est assimilée à de la « tricherie ». Rien de plus. Elle fait encourir des amendes – comme un vulgaire stationnement gênant –, et tout le monde semble trouver naturel que les « gros contribuables » qui en sont convaincus trouvent avec l’administration fiscale des arrangements, négocient leur ardoise pour se mettre en règle, quand par hasard ils se sont fait prendre.
C’est l’été, il fait chaud, Lyon s’ennuie. Dans une série d’articles complaisamment nombrilistes, Libération Lyon demande à une série de journalistes invités de présenter des “souvenirs” qui les auraient marqués. Parmi ces articles que je survolais – je l’avoue – de l’œil vaseux de celui qui s’ennuie en attendant de partir en vacances, et en mobilisant l’habitus cynique d’un Ignatius O’Reilly vitupérant contre 


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