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	<title>Indiscipline !</title>
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	<description>Recherche, université, culture, institutions et critique sociale</description>
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		<title>Non aux mesures répressives contre les Roms et les gens du voyage</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 19:51:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joëlle Le Marec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous, enseignants-chercheurs, mais aussi simples citoyens, exprimons notre total désaccord avec les mesures répressives annoncées à l&#8217;encontre des gens du voyage et des Roms à l’issue de la réunion organisée le 28 juillet 2010 par Nicolas Sarkozy. Les amalgames entre « Roms », « gens du voyage » et « situation irrégulière », les accusations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous, enseignants-chercheurs, mais aussi simples citoyens, exprimons notre total désaccord avec les mesures répressives annoncées à l&#8217;encontre des gens du voyage et des Roms à l’issue de la réunion organisée le 28 juillet 2010 par Nicolas Sarkozy. Les amalgames entre « Roms », « gens du voyage » et « situation irrégulière », les accusations portées contre toute une population sur la base de généralisations à partir d&#8217;un cas singulier, de même que la rhétorique mensongère qui a justifié l&#8217;organisation de cette réunion, sont insupportables.</p>
<p>Il est stupéfiant de voir repris le poncif mille fois dénoncé du caractère suspect « des grosses cylindrées » : une caravane et une voiture constituent-elles un patrimoine si considérable qu’il faille affecter des inspecteurs des impôts à ceux qui ne vivent avec rien d’autre que de quoi voyager et se loger sur la route, où ils peuvent ? A ce propos, l’État n’applique pas sa propre législation en ne faisant pas respecter la loi imposant aux communes de plus de 5 000 habitants de réaliser une aire d’accueil de taille correcte.</p>
<p>Nous n&#8217;acceptons pas le racisme assumé par les membres d’un gouvernement qui n’a d’autres priorités, semble-t-il, que de multiplier les débats nauséabonds sur l’identité nationale et qui légitime l&#8217;expression de préjugés vulgaires à propos de tous ceux qui ne ressemblent pas à un « bon français ». L&#8217;identité d&#8217;une nation et sa culture ne se réduisent pas à quelque chose de si confus, d&#8217;aussi étroit et négatif. Par ailleurs, nous sommes nombreux à avoir des ascendants qui ont vécu l’aventure de l’émigration pour ouvrir un avenir à leurs enfants, et nous sommes tous construits par la diversité culturelle, les brassages de populations et la tolérance à l&#8217;altérité.</p>
<p>Nous refusons de ressembler à la caricature de la France et de son « identité » que trace l&#8217;actuel gouvernement français. Des politiciens de ce type, qui ne voient rien d’immoral dans l’abus des avantages personnels conférés par le pouvoir, et qui multiplient les insultes publiques ainsi que les propos ouvertement racistes (d&#8217;ailleurs condamnés par la justice) ne méritent plus le respect. Ils ne nous représentent pas.</p>
<p><span id="more-754"></span></p>
<p>Nous sommes et serons en revanche solidaires des populations, aujourd’hui stigmatisées, qui représentent bien plus les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, que ne le font ceux qui dirigent aujourd&#8217;hui l’État, ou ceux qui mettront en place les mesures annoncées. Si l’occasion se présente, nous désobéirons à toute action qui nous impliquerait dans l’application de ces mesures.</p>
<p>Joëlle Le Marec, Professeur des Universités</p>
<p>Igor Babou, Maître de conférences HDR,</p>
<p>Sarah Cordonnier, Maître de conférences,</p>
<p>Farid Sidi Boumedine,  Doctorant,</p>
<p>Clémence Emprin, Doctorante,</p>
<p>Anne Piponnier, Maître de conférences,</p>
<p>Sophie Deshayes, Docteur et chercheuse associée</p>
<p>Mélodie Faury, Doctorante</p>
<p>Membres du Centre Norbert Elias, ENS de Lyon</p>
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		<title>Standard &amp; Poor&#8217;s : faire de la pauvreté un standard</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Apr 2010 18:13:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[agences de notation]]></category>
		<category><![CDATA[aliénation]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Europe angoisse face aux agences internationales de notation, qui font du bench marking une arme d&#8217;asservissement massive des peuples : la Grèce, le Portugal et maintenant l&#8217;Espagne sont sommés de changer de politique, de supprimer des postes de fonctionnaires, de réduire leur dette publique en faisant appel à des taux d&#8217;usuriers auprès de banques qui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Europe angoisse face aux agences internationales de notation, qui font du bench marking une arme d&#8217;asservissement massive des peuples : la Grèce, le Portugal et maintenant l&#8217;Espagne sont sommés de changer de politique, de supprimer des postes de fonctionnaires, de réduire leur dette publique en faisant appel à des taux d&#8217;usuriers auprès de banques qui, elles, feront des bénéfices sur ces mêmes prêts, enclenchant un cycle pervers de nouvel assujettissement du politique à l&#8217;économique.</p>
<p>Mais Standard &amp; Poor&#8217;s, ce n&#8217;est pas une abstraction : ce sont des gens, avec des bureaux, des ordinateurs, en Europe, aux USA, en Amérique latine, etc. Ces agences ne sont pas des entités surpuissantes et intouchables. En France, Standard &amp; Poor&#8217;s c&#8217;est à deux pas de chez nous, en plein Paris :</p>
<p><a href="http://www.standardandpoors.com">http://www.standardandpoors.com</a></p>
<p>23 Rue Balzac cedex 08 Paris , France 75406<br />
11-13, Avenue de Friedland Paris, France 75406</p>
<p>Je m&#8217;étonne que l&#8217;on ne mette pas la pression sur ces agences pour qu&#8217;elles cessent leurs actions de déstabilisation. Après tout, des milliers de familles vont souffrir en Grèce, au Portugal,  peut-être en Espagne, pourquoi pas en France bientôt, suite à leurs actions. Au nom de quoi devrait on les laisser faire ?</p>
<p>En attendant, voici quelques images de contre-propagande : cliquez dessus pour les agrandir, et n&#8217;hésitez pas à les diffuser.</p>
<p><a href="http://indiscipline.fr/documents/standard_poor.jpg"><img class="alignnone" src="http://dronezic.free.fr/standard_poor.jpg" alt="" width="420" height="546" /></a></p>
<p><a href="http://indiscipline.fr/documents/standard_poor2.jpg"><img class="alignnone" src="http://dronezic.free.fr/standard_poor2.jpg" alt="" width="463" height="360" /></a></p>
<p><span id="more-741"></span></p>
<p><a href="http://indiscipline.fr/documents/standard_poor3.jpg"><img class="alignnone" src="http://dronezic.free.fr/standard_poor3.jpg" alt="" width="463" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://indiscipline.fr/documents/standard_poor4.jpg"><img class="alignnone" src="http://dronezic.free.fr/standard_poor4.jpg" alt="" width="360" height="285" /></a></p>
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		<title>La marchandisation du savoir au quotidien : comment la novlangue manageriale remplace progressivement les normes scientifiques</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/la-marchandisation-du-savoir-au-quotidien-ou-la-novlangue-manageriale-remplace-progressivement-les-normes-scientifiques/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 10:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
		<category><![CDATA[shs]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai reçu cette magnifique définition des différentes rubriques de l&#8217;animation scientifique dans un mai envoyé par notre administration de la recherche à tous ses personnels : &#8220;Rappelons qu&#8217;un colloque n&#8217;est pas une journée d&#8217;études ou un séminaire. Un colloque a une ampleur nationale ou internationale ; les journées d&#8217;études et les séminaires sont des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai reçu cette magnifique définition des différentes rubriques de l&#8217;animation scientifique dans un mai envoyé par notre administration de la recherche à tous ses personnels :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Rappelons qu&#8217;un colloque n&#8217;est pas une journée d&#8217;études ou un  séminaire. Un colloque a une ampleur nationale ou internationale ; les  journées d&#8217;études et les séminaires sont des activités internes aux  laboratoires qui les financent sur leurs propres budgets.</em>&#8220;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">On ne peut qu&#8217;être impressionné par le changement de définition  des termes &#8220;colloques, &#8220;journée d&#8217;étude&#8221; et &#8220;séminaire&#8221;, dont la  différence n&#8217;était pas, il y a peu, présentée uniquement sous l&#8217;angle de  l&#8217;amplitude géographique et du mode de financement. Traditionnellement,  un colloque est un espace de discussion scientifique régulé par des  normes de sélection des propositions de communication, et qui suppose un  comité scientifique et des lectures en double aveugle des papiers. Une  journée d&#8217;étude est, en revanche, un espace de débat scientifique qui se  passe de ces règles de sélection : les intervenants sont sollicités pour  faire avancer un thème scientifique en privilégiant la fluidité des  échanges sur les formalismes scientifiques. Enfin, un séminaire est  destiné à la réflexion quotidienne, c&#8217;est le fonctionnement normal des  laboratoires qui souhaitent avoir, ce qui devrait être le cas de tous,  une activité d&#8217;animation de la recherche et de formation doctorale. Pas  besoin de définir tout cela par l&#8217;appel aux modes de financement ou à  &#8220;l&#8217;ampleur&#8221; géographique :  un colloque peut n&#8217;avoir qu&#8217;une ampleur régionale, et un  séminaire peut faire intervenir des conférenciers étrangers. Les trois  dispositifs sont tous aussi essentiels à la vie scientifique et  intellectuelle, quelle que soit leur ampleur géographique et leur mode  de financement. Le document accompagnant ce mail module quelque peu le caractère abrupt de ces nouvelles définitions des colloques, journées d&#8217;études et séminaires en introduisant en premier point l&#8217;idée que le conseil chargé de sélectionner les projets à financer tiendra compte de la &#8220;dimension intellectuelle du projet&#8221;. Le deuxième point signalé comme important est celui de la &#8220;dimension internationale&#8221;. Quoi qu&#8217;il en  soit, le document ne fait aucunement état des normes scientifiques de sélection qui caractérisaient autrefois la différence entre un colloque et une journée d&#8217;études ou un séminaire. Nous devrions mesurer ce que nous perdons &#8211; et  continuerons de perdre &#8211; en acceptant de voir notre métier conformé  quotidiennement par des cadres qui ne répondent plus à des exigences  scientifiques et qui reposent sur des catégories qui n&#8217;ont pas été  discutées collectivement.</p>
<p><span id="more-736"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci se passe à l&#8217;École Normale Supérieure de Lyon (l&#8217;ex École Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines) qui fut, autrefois, un établissement où des intellectuels débattaient avec animation du dernier livre de Foucault et de Bourdieu, de la pensée d&#8217;Althusser ou de celle d&#8217;Husserl. Aujourd&#8217;hui on n&#8217;y parle plus que de &#8220;préciput&#8221;, de &#8220;primes d&#8217;excellence&#8221;, de &#8220;work packages&#8221; et du dernier ANR. On y applique, avec obéissance  et sans débat, le lexique et les pratiques du nouveau management. Demain, c&#8217;est sur, on n&#8217;y pensera plus qu&#8217;à travers les catégories de l&#8217;économie de marché. La liquidation de la pensée critique est en marche et elle s&#8217;insinue dans notre quotidien, à travers la perversité d&#8217;une novlangue manageriale. Y résister et refuser de s&#8217;y soumettre est pourtant la seule attitude digne d&#8217;un intellectuel.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La ronde infinie des obstinés au Louvre lundi 7 décembre</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/la-ronde-infinie-des-obstines-au-louvre-lundi-7-decembre/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 12:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Des universités contraintes à une pseudo autonomie qui introduit entre les personnels, entre les établissements, une concurrence contraire à l&#8217;idée de recherche&#8230;. Des universités qui, demain, auront à &#8220;gérer&#8221; par elles-mêmes une austérité qui les fera augmenter les droits d&#8217;inscription des étudiants et précariser un nombre croissant d&#8217;emplois&#8230; Des IUFM qui vont être remplacées par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des universités contraintes à une pseudo autonomie qui introduit entre les personnels, entre les établissements, une concurrence contraire à l&#8217;idée de recherche&#8230;.<br />
Des universités qui, demain, auront à &#8220;gérer&#8221; par elles-mêmes une austérité qui les fera augmenter les droits d&#8217;inscription des étudiants et précariser un nombre croissant d&#8217;emplois&#8230;<br />
Des IUFM qui vont être remplacées par des agences d&#8217;intérim justes bonnes à gérer dates d&#8217;examen et remplacements des personnels&#8230;<br />
Des musées où la chasse au personnel est ouverte, où il s&#8217;agit de &#8220;rentabiliser&#8221; la culture jusqu&#8217;au point où l&#8217;idée même de service public en sera exempte&#8230;</p>
<p>Les raisons de se défendre contre ce pouvoir sont tout à la multiples et convergentes, de la RGPP à la LRU en passant par la réforme de la formation des enseignants, c&#8217;est partout la même logique.</p>
<p>Lundi 7 décembre, la ronde infinie des obstinés tournera de 18h à 20h devant la Pyramide du Louvre pour marquer cette solidarité des luttes avec les personnels du ministère de la culture.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Est-ce quand il y a beaucoup d’Auvergnats qu’il y a des problèmes ? (Brice Hortefeux à Seignosse)</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/est-ce-quand-il-y-a-beaucoup-dauvergnats-quil-y-a-des-problemes-brice-hortefeux-a-seignosse/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 07:06:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david.douyere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

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		<description><![CDATA[A la lecture de la presse quotidienne, et au vu de la vidéo diffusée, je me suis interrogé sur les propos d&#8217;Hortefeux que l&#8217;intéressé, ministre de l&#8217;Intérieur, les membres du gouvernement, dont Fadela Amara, l&#8217;UMP, et finalement la Licra, ne trouvent pas racistes. &#8220;Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A la lecture de la presse quotidienne, et au vu de la vidéo diffusée, je me suis interrogé sur les propos d&#8217;Hortefeux que l&#8217;intéressé, ministre de l&#8217;Intérieur, les membres du gouvernement, dont Fadela Amara, l&#8217;UMP, et finalement la Licra, ne trouvent pas racistes.</p>
<p><em>&#8220;Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C&#8217;est quand il y en a beaucoup qu&#8217;il y a des problèmes&#8230;&#8221;<br />
</em>(Brice Hortefeux, 5 septembre, sur le campus d&#8217;été des Jeunes UMP à Seignosse, dans les Landes)</p>
<p>Brice Hortefeux parlait-il des Auvergnats ?</p>
<p>Ce qui précède, nous semble-t-il, sert de cadre référentiel, et montre l&#8217;objet de la phrase sans ambiguïté.</p>
<p>Pourquoi les journalistes du Monde ou de Libé, du Parisien, ne le relèvent-ils pas ?</p>
<p>Voici en effet une transcription personnelle à partir de la version Public Sénat (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=B4XPV5J_bRI" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=B4XPV5J_bRI</a>).</p>
<p>1  &#8211; Amine, un jeune militant UMP d&#8217;origine maghrébine : Monsieur le ministre, c&#8217;est possible de faire une photo s&#8217;il vous plaît ?<br />
2  &#8211; BH : Ah non parce que moi, moi passé les 20 heures, je ne suis plus payé. (rires)<br />
3  &#8211; J.-F. Copé : Noubliez jamais un truc, il est Auvergnat !<br />
4  _ BH : Je suis Auvergnat.<br />
5  _ J.-F. Copé : Il est Auvergnat !<br />
6  &#8211; J.-F. Copé : C&#8217;est un drame ! C&#8217;est un drame !<br />
7  &#8211; BH : Bon, enfin, je vais faire une exception pour, euh&#8230;<br />
8  _ Amine : Bon, bah alors, je me mets entre les deux, alors.. Ouaih, entre les deux&#8230;<br />
9  &#8211; J.-F. Copé : Oui parce que moi il y a aucun problème, moi je suis très facile,<br />
10 &#8211; Les militants alentour : Oh, Amine, Amine, Amine Bravo !<br />
11 &#8211; Les militants alentour : Amine !Amine !<br />
12 &#8211; J.-F. Copé (?) : Ah ça, Amine, ça c&#8217;est l&#8217;intégration, ça ! ça c&#8217;est de l&#8217;intégration !<br />
13 &#8211; Une femme : Amine, fran-che-ment&#8230;<br />
14 &#8211; J.-F. Copé  : Il est bcp plus grand que nous, en plus, ça ne va pas du tout..<br />
15 &#8211; X (Copé ?) : Lui, il parle arabe ! (rires)<br />
16 &#8211; J.-F. Copé à Amine : Ne vous laissez pas impressionner&#8230; C&#8217;est des socialistes infiltrés !<br />
17 &#8211; X (?), du public : On l&#8217;aime bien&#8230;<br />
18 &#8211; X (?), du public : Il est catholique !<br />
19 &#8211; X, femme : Il mange du cochon et il boit de la bière&#8230;<br />
20 &#8211; Amine : Bah oui (regardant BH)<br />
21 &#8211; BH : Ah mais ça ne correspond pas du tout au prototype, alors. C&#8217;est pas du tout ça ! (rires)<br />
22 &#8211; X (?), du public : C&#8217;est notre petit arabe !<br />
23 &#8211; BH : Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C&#8217;est quand il y en a beaucoup qu&#8217;il y a des problèmes&#8230;<br />
(qq rires, mais moins)<br />
24 &#8211; Allez, bon courage !</p>
<p>Mes conclusions :</p>
<p><span id="more-729"></span></p>
<p>- le contexte (entourage) se prête à la plaisanterie autour des &#8220;arabes&#8221; (maghrébins), avant même BH (ce qui l&#8217;incite peut-être),<br />
- les éléments qui précèdent la déclaration incriminée de BH évoquent presque tous (sept) les &#8220;arabes&#8221; (maghrébins) (de 12 à 22),<br />
- la question des Auvergnats, ou autre, a été abandonnée depuis un moment (2-5) au moment de la phrase incriminée (23).</p>
<p>Donc le ministre de l&#8217;Intérieur, s&#8217;il &#8216;était besoin de le préciser, parle bien des &#8220;arabes&#8221; (maghrébins).</p>
<p>S&#8217;il est juste comme il le dit (interview Libé samedi) que rien dans ses propos ne contient d&#8217;élément raciste (puisque la phrase ne comporte pas de mot désignant les &#8220;arabes&#8221;), le contexte (12, 15, (17), 18, 19, 20, 21, 22),<br />
en vertu notamment du concept d&#8217;indexicalité posé par Benvéniste et repris par les sociolinguistes (Grosjean &amp; Borzeix), montre bien le référent de la phrase, &#8220;indexée&#8221; sur ce contexte<br />
(relatif à lui et se comprenant à travers lui).</p>
<p>&#8220;Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C&#8217;est quand il y en a beaucoup qu&#8217;il y a des problèmes&#8230;&#8221;</p>
<p>Manifestement, il ne parle pas des Auvergnats.<br />
Tout le monde autour de lui parle des &#8220;Arabes&#8221;, en tout cas.</p>
<p>David Douyère</p>
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		<title>Loi de licenciement massif des fonctionnaires</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/loi-de-licenciement-massif-des-fonctionnaires/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jul 2009 06:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Un texte de loi est actuellement en débat à l&#8217;assemblée. On en trouve une analyse sur l&#8217;excellent blog &#8220;La science au XXIème siècle&#8221; : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/03/cnrs-et-loi-de-licenciement-massif-des-fonctionnaires.html Quelques extraits : CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires Le 3 juillet, l&#8217;Assemblée Nationale a mis en ligne une nouvelle version du projet de loi de licenciement massif [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un texte de loi est actuellement en débat à l&#8217;assemblée. On en trouve une analyse sur l&#8217;excellent blog &#8220;La science au XXIème siècle&#8221; :</p>
<p><a href="http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/03/cnrs-et-loi-de-licenciement-massif-des-fonctionnaires.html">http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/03/cnrs-et-loi-de-licenciement-massif-des-fonctionnaires.html</a></p>
<p>Quelques extraits :</p>
<blockquote><p>CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires</p>
<p>Le 3 juillet, l&#8217;Assemblée Nationale a mis en ligne une nouvelle version du projet de loi de licenciement massif des fonctionnaires, appelé pour la forme « projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ». Le texte est issu des débats d&#8217;hier et semble destiné à être adopté rapidement mardi prochain. Il guidera donc, entre autres, l&#8217;application du contrat d&#8217;objectifs 2009-2013 entre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l&#8217;Etat approuvé la semaine dernière et qui place la grande majorité des personnels du Centre dans une situation « atypique ». Les perspectives, très inquiétantes, ne paraissent guère différentes pour l&#8217;ensemble de la fonction publique.</p>
<p>Avec, notamment, ces deux petites phrases à la portée très générale :</p>
<p>« En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé ».</p>
<p>« La réorientation professionnelle (&#8230;) peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite ».</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une machine légale qui permet de licencier de fait pratiquement tout fonctionnaire. C&#8217;est à cette machine, que le Conseil Scientifique du CNRS a ouvert la voie avec son vote du 16 juin favorable au contrat d&#8217;objectif.</p></blockquote>
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		<title>Nicolas et Michaël</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2009 18:52:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joëlle Le Marec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Récits]]></category>

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		<description><![CDATA[26 juin 2009 Café de la comète : nous avons 25 ans, et nous avons également en même temps 12 ou 15 ou 16 ans. Nous sommes en bande, une dizaine, les plus récentes recrues de l’équipage du grand Vaisseau du Futur, de la Science, de la Culture, de l’Histoire peut-être, l’histoire gaie et légère, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>26 juin 2009</p>
<p style="text-align: justify;">Café de la comète : nous avons 25 ans, et nous avons également en même temps 12 ou 15 ou 16 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes en bande, une dizaine, les plus récentes recrues de l’équipage du grand Vaisseau du Futur, de la  Science, de la  Culture, de l’Histoire peut-être, l’histoire gaie et légère, pas trop sérieuse, mais l’histoire quand même, on a une mission, on est convoqué, on s’y met, le bâtiment en face nous a aimantés et arrachés à nos études, nous sommes éblouis par l’importance de l’expédition auquel est promis un si beau vaisseau : La Cité des Sciences.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la bande : Nicolas. Celui-là je voudrais bien qu’on soit amis, il est solaire, avec quelque chose de classique et d’intemporel dans les traits et les gestes, on dirait Gérard Philippe et justement il est en train de parler de Gérard Philippe, il parle de théâtre, évidemment, ça semble soudain aller de soi. Nous sommes dans notre semaine de formation à l’animation, trop jeunes encore pour être réellement critiques mais toujours prêts à nous échapper dans la dérision ou la danse des mots. Une semaine plus tard nous sommes tous les dix inséparablement heureux d’avoir été recrutés ensemble, nous marchons de front dans la rue par quatre ou cinq, soucieux de ne pas perdre ce qui se déroule en simultané sur les trois rangs, le soleil frappe sur une robe claire, le cafetier ouvre de grands yeux et me désigne les transparences désarmantes, un nuage passe, pas grave mon cher.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas de temps en temps m’adresse la parole en propre, dans le cas de choses un peu plus sérieuses peut-être. Il s’agit par exemple de la récupération de quelques ouvrages savants dans les Algeco du chantier de la Cité des Sciences qui vient d’ouvrir, rutilante, proche de notre humeur conquérante et positive.</p>
<p><span id="more-721"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il parle d’un projet, savoure d’avance son effet et de fait, je ne marchande pas ma stupeur admirative : il s’agit d’aller à L’Assemblée Nationale interrompre les députés à coup de longues invectives outrées, le poing brandi. Il me fait lire Antonin Arthaud, je lui fais visiter la salle des David, le Serment des Horaces, pour l&#8217;entraînement, nous avons 25 ans, mais 12, 15, 16 ans. Je suis déjà mariée, mais « il n’y a rien entre nous » comme on dit sinon de l’enfance par brassées non encore dépensées qu’on jette à tout va dans notre reconnaissance mutuelle. Il est temps, il en reste tant en stock, quand avons-nous pris tant de retard ?</p>
<p style="text-align: justify;">« La passion » s’exclame t –il à propos de je ne sais quoi, pendant la formation toujours, et tout cela éclaire la scène où il parle et s’agite, exilé du théâtre qu’il n’a pas encore rencontré, enfant terrible, chat perdu dans les salles de rédaction qui ne seront pas pour lui : « j’ai vu l’écriture, je suis entré ».</p>
<p>Quoiqu’il en soit, nous sommes toujours assurés de rire chaque jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est impossible de décider d’avance ce qui fait un beau moment, ni même parfois de le reconnaître sur le coup quand il survient.</p>
<p style="text-align: justify;">Un beau moment c’est celui qui restera comme un chiffre magique, le climax, la seconde où s’alignent les astres et les planètes de la jeunesse, de l’époque, de la ville,  de la  Cité, de l&#8217;Assemblée, des projets  indistincts et lumineux  qui nous portent  et que nous portons, en léger fardeau, léger comme un ballon de baudruche héliotrope.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans un café, en face de la Villette, il fait très beau, nous sommes confiants dans ce qui va se produire maintenant, dans une minute, c&#8217;est-à-dire rien de particulier, la joie de vivre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous faisons remarquer – qui l’a fait remarquer en premier ? – que nous respirons en ce moment même le même air que Michaël Jackson, qui est en tournée à Paris. Nous sommes sur le fil du rasoir, nous nous moquons mais pas tout à fait car il ne faut pas laisser retomber la toile brillante de la beauté des choses, il faut collaborer. Nous tentons d’évaluer la quantité de molécules que la star expire et que nous avons quelques chances d’inspirer, car nous sommes animateurs de culture scientifique. Nous pontifions. Mais qui sait ce que nous ressentons vraiment ? Sûrement pas nous-mêmes, mais l’autre peut-être : sens-tu le moteur secret, radieux, de nos élucubrations biologico-médiatiques ? Nous ne voulons pas obéir à l’injonction médiatique, donc moquerie mais nous sommes curieux comme des chiots. Soudain le café explose de molécules jacksoniennes, coïncidence : l’écran télé s’allume, « Bad »  la star en cuir et ses gangsters bondissants franchissent illicitement des portillons de métro, parisiens en diable.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes vaincus, la star est à peine plus âgée que nous, nous sommes en vie et contemporains dans ce monde pétillant de promesses comme des bulles prêtes à éclater : « I’m bad » : il n’y croit pas, pas plus que nous, c’est pour rire. Les meilleurs moments du monde sont pour rire et nous en sommes, quand je vous disais qu’on accrochait l’Histoire, comme les graines de pissenlit accrochent les arbres.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques semaines  plus tard, Nicolas au café en face de moi, est triste et préoccupé par les relations avec les journalistes, ses collègues. Soudain il tombe en arrière, raide. Je ne sais pas faire face à une crise d’épilepsie, j’appelle le SAMU et je ne sais plus si c’est cette fois là ou une autre encore que je reste à attendre sur le trottoir face aux urgences à Saint-Louis, inutile, n’osant entrer, n’osant partir. Les choses sont différentes. La jeunesse s’enfuit à gros bouillons ; ses collègues et sa hiérarchie lui ont reproché d’avoir caché ses crises, son cancer du cerveau qu’il a découvert il y a quelques semaines : c’est ce qu’il me racontait. Il a subi, avant tous les autres, l’inhumanité professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mois passent confus, denses, trop difficiles à mettre en récit. Je vais le voir près de Jussieu dans son studio d’étudiant. Il n’est plus en chaise roulante, il n’est plus paralysé, il a retrouvé l’usage de sa parole, il a mille projets, des études de lettres, il est entouré de livres, de cahiers, il va écrire. C’est à ce moment qu’il m’offre les carnets de voyage de Stendhal.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus tard encore, il vient voir mon bébé, l’appartement est aussi petit que son studio, nous n’avons guère changé nos habitats d’étudiants, nos mi-temps, nos projets. Il renverse du café sur la moquette grise mais ce n’est pas grave, il cherche à dire quelque chose. Je réalise que j’ai toujours bredouillé désagréablement des morceaux de phrases inachevées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite plus rien, car il est mort un jour. J’ai appris qu’il était mort. Il est mort à 26 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin vingt ans plus tard, Michaël Jackson est mort à son tour. Lorsque j’ai allumé la radio « Bad » a secoué toutes les molécules de la cuisine, les images m’ont sauté au cerveau, la voix m’a étranglée, les portillons du métro, stoïques sous la poussée des danseurs, se sont mis à pleurer sa jeunesse figée dans la mort. Mort deux fois, mort encore et encore mort.</p>
<p style="text-align: justify;">A un des moments parisiens de la tournée planétaire qui a peut-être enclenché un compte à rebours pour  la star,  deux de ses insouciants contemporains ont vécu un minuscule moment parfait comme une plume.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur Google il y a sans doute des milliers de pages sur la star, rien sur Nicolas Ronnet, mort avant internet, mais ça revient au même. Je suis la gardienne d’un moment qui disparaîtra avec moi et que je ne peux partager qu’avec mon propre fantôme, celui qui vient de l’enfance prolongée, dans l’été indien d’un monde très vieux, qui a pris depuis non pas des rides, mais des masques hideux. Masques de peur, et d’enjouement managérial faux qui ne nous font plus rire du tout.</p>
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		<title>Université Autogérée : Journée du 29 juin 2009, Lyon</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/universite-autogeree-journee-du-29-juin-2009-lyon/</link>
		<comments>http://indiscipline.fr/en/universite-autogeree-journee-du-29-juin-2009-lyon/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 08:22:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>

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		<description><![CDATA[Info transmise par L&#8217;Université Autogéré (Lyon) : Au terme d’une année riche en luttes, beaucoup de rencontres ont eu lieu. Contre un sentiment d’abattement qui en saisit beaucoup aujourd’hui, nous voulons au contraire parier à l’Université autogérée sur la richesse de ces rencontres, pour mettre en place une structure où la réflexion/ action se mènerait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Info transmise par L&#8217;Université Autogéré (Lyon) :</strong></p>
<p>Au terme d’une année riche en luttes, beaucoup de rencontres ont eu lieu. Contre un sentiment<br />
d’abattement qui en saisit beaucoup aujourd’hui, nous voulons au contraire parier à l’Université<br />
autogérée sur la richesse de ces rencontres, pour mettre en place une structure où la réflexion/<br />
action se mènerait ensemble sur le long terme&#8230; et avant tout pour se donner rendez-vous à la<br />
rentrée !<br />
C’est pourquoi nous vous invitons le 29 juin à partir de 9h30 au 4bis rue de l’université pour<br />
une présentation de notre projet et une journée d’échange ouverte.<br />
<strong>Discussion générale :</strong><br />
- Quelle Université voulons-nous ?<br />
- Décalage organisations/luttes actuelles : à la recherche<br />
d’un «frisson nouveau»&#8230;<br />
- Esprit de Vincennes, le retour !<br />
- Quel outil informatique pour l’Université autogérée ?<br />
- Définition collective des ateliers de l’après-midi et pre-<br />
mières propositions d’ateliers pour la rentrée.<br />
<strong>Repas partagé</strong><br />
<strong>Nos propositions pour l’après midi :</strong><br />
- L’Université et les Lumières : sortir de la minorité&#8230;<br />
A partir de Plinio Prado, Le principe d’Université comme<br />
droit inconditionnel à la critique (www.editions-lignes.com)<br />
- Université et mouvements sociaux<br />
A partir de Charlotte Nordmann, Bourdieu, Rancière : la po-<br />
litique entre philosophie et sociologie<br />
- Partage des savoirs et informatique&#8230;<br />
<strong>En soirée à 20h, au 44 rue Burdeau :</strong><br />
- Projection de Vincennes, le ghetto expérimental, de Jean-Michel Carré</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pour la pleine Séparation de l’Enseignement public et des écoles privées !</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/</link>
		<comments>http://indiscipline.fr/en/pour-la-pleine-separation-de-l%e2%80%99enseignement-public-et-des-ecoles-privees/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 May 2009 20:49:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/fr/?p=701</guid>
		<description><![CDATA[FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) 10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS Tél : 01 46 34 21 50 &#8211; Fax : 01 46 34 21 84 Courriel : « libre.pensee@wanadoo.fr » - COMMUNIQUÉ - Pour la pleine Séparation de l’Enseignement public et des écoles privées ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE<br />
Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)<br />
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS<br />
Tél : 01 46 34 21 50 &#8211; Fax : 01 46 34 21 84<br />
Courriel : « <a class="moz-txt-link-abbreviated" href="mailto:libre.pensee@wanadoo.fr">libre.pensee@wanadoo.fr</a> »</p>
<p>-         COMMUNIQUÉ          -</p>
<p>Pour la pleine Séparation de l’Enseignement public et des écoles privées !</p>
<p>Nous avons pris connaissance, par nos Fédérations départementales de la Région Rhône-Alpes, d’une atteinte très grave à la laïcité. Pour la première fois, le Rectorat de Grenoble a décidé qu’un grand nombre de lycées privés seront centres d’examen pour le baccalauréat 2009. La Fédération Nationale de la Libre Pensée ne peut accepter que les élèves passent les épreuves du Baccalauréat, diplôme national et républicain, avec un crucifix au dessus de leur tête ou qu’un employé de l’évêché du diocèse soit le maître à bord lors des examens et donne des ordres aux enseignants fonctionnaires.</p>
<p>L’État français possède le monopole national de la collation des grades. Le baccalauréat est un diplôme d’état, et le principe républicain établit que seuls les établissements laïques qui accueillent tous les élèves sans exception sont habilités pour être les centres d’examens et concours d’État. Selon la Loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l’enseignement supérieur (Art. 1er) : « Les examens et épreuves pratiques qui déterminent la collation des grades ne peuvent être subis que devant les facultés de l’État ».</p>
<p>Notre organisation défend la Loi de Séparation des Églises et de l’État et, à ce titre, demande l’abrogation de toutes les lois antilaïques, en particulier de la loi Debré qui, la première, a permis de considérer de fait les établissements confessionnels comme participant au service public. Elle considère que cette mesure est une atteinte supplémentaire à la laïcité de l’École.</p>
<p><span id="more-701"></span></p>
<p>C&#8217;est pourquoi la Libre Pensée s’est adressé à Monsieur le Recteur, Madame et Monsieur les Inspecteurs d’Académie de l’Ardèche et de la Drôme, pour qu’ils reviennent sur cette décision. En tout état de cause, il leur appartient d&#8217;assurer la neutralité des centres d&#8217;examen et l&#8217;égalité des candidats, quelles que soient leurs convictions, pour éviter tout préjudice susceptible de faire grief, ou, ce qui est tout aussi grave, d&#8217;affecter la liberté de conscience des élèves ou des surveillants des épreuves.</p>
<p>Enfin, il ne saurait être question que les employés des associations confessionnelles qui dirigent les établissements privés, soient subrogés dans les attributions hiérarchiques des proviseurs et puissent convoquer les fonctionnaires de la République ou leur donner des ordres.</p>
<p>Après la signature, le 18 décembre 2008 d’un accord diplomatique sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique, au nom du processus de Bologne, initié par l’Union européenne, un pas de plus est franchi.</p>
<p>La France n’est pas l’Italie : nous ne voulons pas d’affaire Franco Coppoli en France (professeur sanctionné pour avoir refusé la présence d’un signe religieux dans une salle de classe). C’est aussi pourquoi, la Libre Pensée a fait interdire, par le Tribunal administratif, la présence d’un crucifix dans la cantine municipale de la commune de Wandignies-Hamage dans le département du Nord. La Libre Pensée s’est adressé officiellement à madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, pour qu’elle ordonne au Préfet de faire exécution du jugement. En effet, Madame le Ministre semble plus prompte à faire expulser les travailleurs immigrés qu’à faire appliquer la loi laïque et républicaine dans nos institutions.</p>
<p>La Libre Pensée n’acceptera jamais ce qu’elle a combattu hier</p>
<p>Depuis l’avènement de la Loi Debré, la Libre Pensée a toujours refusé les lois antilaïques. Elle est toujours restée fidèle au mot d’ordre républicain « Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée ». C’est pourquoi, dès 1983, elle a manifesté publiquement sa totale opposition au projet du « Grand Service public unifié » dit projet « Savary » qui visait à unifier l’enseignement public et l’enseignement privé sur le mode de fonctionnement des écoles catholiques.</p>
<p>La loi Jospin de 1989, les Accords Lang-Cloupet, les concours publics passés dans les écoles privées, les crucifix dans les locaux scolaires, la reconnaissance des diplômes catholiques, tout cela participe de l’unification de l’enseignement public avec les écoles catholiques. C’est une nouvelle offensive contre la laïcité de l’École publique et de l’État.</p>
<p>À l’heure où d’aucuns en appellent à nouveau à un « grand service public d’éducation, unifié et laïque, national et rénové », la Libre Pensée indique clairement qu’elle ne sera pas partie prenante de cette nouvelle trahison.</p>
<p>Elle appelle tous les laïques et leurs associations à se mobiliser pour la défense du principe de Séparation des Églises et de l’État, tel qu’il est institutionnalisé par la loi du 9 décembre 1905 !</p>
<p>Pas de patrons, pas de curés à l’École laïque !<br />
Pas d&#8217;examens publics, pas de &#8220;collation des grades&#8221; par et dans les écoles des curés !</p>
<p>Paris, le 30 Avril 2009</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La loi Falloux est rétablie par décret : Le fait du Prince contre la République laïque !</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/la-loi-falloux-est-retablie-par-decret-le-fait-du-prince-contre-la-republique-laique/</link>
		<comments>http://indiscipline.fr/en/la-loi-falloux-est-retablie-par-decret-le-fait-du-prince-contre-la-republique-laique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 May 2009 20:47:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/fr/?p=699</guid>
		<description><![CDATA[FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) 10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS Tél : 01 46 34 21 50 &#8211; Fax : 01 46 34 21 84 Courriel : « libre.pensee@wanadoo.fr » - COMMUNIQUÉ - La loi Falloux est rétablie par décret : Le fait du Prince [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE<br />
Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)<br />
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS<br />
Tél : 01 46 34 21 50 &#8211; Fax : 01 46 34 21 84<br />
Courriel : « <a class="moz-txt-link-abbreviated" href="mailto:libre.pensee@wanadoo.fr">libre.pensee@wanadoo.fr</a> »</p>
<p>-         COMMUNIQUÉ          -</p>
<p>La loi Falloux est rétablie par décret :<br />
Le fait du Prince contre la République laïque !</p>
<p>Immédiatement, après avoir épuré de sa composante cléricale, le conseil supérieur de l’Instruction publique en votant la loi du 27 février 1880, la majorité républicaine issue des élections des 14 et 28 octobre 1877 et le ministre Jules Ferry portaient un nouveau coup à la loi Falloux du 15 mars 1850 modifiée par celle du 12 juillet 1875, adoptées l’une et l’autre par des assemblées monarchistes. Confiée depuis cinq ans à des jurys mixtes comprenant des membres du clergé, la collation des grades universitaires revenait désormais à l’Etat et à lui seul, conformément à la loi du 18 mars 1880. Jules Ferry avait raison de dire, lors la première séance du conseil supérieur laïcisé, que l’Université devenait « un corps vivant, organisé et libre. » Ce principe éminemment républicain a été sans cesse réaffirmé depuis. L’alinéa premier de l’article L. 613-1 du code de l’éducation, dans sa version issue de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 actuellement en vigueur, dispose que « L’Etat a le monopole de la collation des grades et titres universitaires. »</p>
<p>Après d’autres, ce pilier de la République vient d’être abattu, au moment même où une série de « contre-réformes », également adoptées par décret, contre l’avis de l’ensemble de la communauté universitaire, menacent de destruction l’université française publique et laïque et tout son système de formation non marchand. Par l’effet d’un décret simple, la loi Falloux est partiellement rétablie. Après en avoir été privée pendant cent vingt-neuf ans, la secte romaine retrouve le pouvoir d’intervenir dans la collation des grades universitaires. C’est intolérable.</p>
<p>Par un décret du 16 avril 2009, le président de la République vient, en effet, de publier l’accord de Paris du 18 décembre 2008 par lequel la France et le Saint-Siège ont entendu décliner au plan bilatéral le processus de Bologne initié par la convention du 11 avril 1997 sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région « Europe », ratifiée le 18 septembre 2000. L’une et l’autre acceptent de reconnaître mutuellement « des périodes d’études, des grades et des diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties ».</p>
<p><span id="more-699"></span></p>
<p>Pour la République française, il s’agit bien sûr des « grades et diplômes délivrés sous l’autorité de l’Etat par les établissements d’enseignement supérieur ». Pour le Saint-Siège sont concernés ceux attribués par « les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint Siège » Le protocole additionnel à l’accord de Paris précise qu’entrent en particulier dans le champ d’application de ce dernier les diplômes ecclésiastiques de doctorat (niveau doctorat), de licence (niveau « master ») et de baccalauréat (niveau licence) obtenus dans les facultés ecclésiastiques qui, selon la constitution apostolique Sapiensa christiana de 1979, ont notamment pour objet de former des chercheurs, des professeurs d&#8217;universités et de séminaires, des chanceliers, des membres de tribunaux ecclésiastiques et d&#8217;autres titulaires d&#8217;offices, des conseillers d&#8217;évêques et de supérieurs religieux.</p>
<p>La ratification, par décret de l’accord du 18 décembre 2008, constitue au surplus un coup de force juridique inacceptable. Il ne s’agit pas de la simple reconnaissance mutuelle des diplômes délivrés par les systèmes légaux d’enseignement supérieur de deux États liés par une convention internationale. Au mépris de la laïcité, l’accord de Paris conduit, en effet, la République française à légitimer des titres universitaires attribués par des établissements d’enseignement supérieur catholiques sur son territoire, ou sur le territoire d’autres États ne les reconnaissant pas nécessairement. Il ouvre ainsi une brèche dans le monopole de la collation par l’Etat, des grades universitaires, instituée par la loi du 18 mars 1880.</p>
<p>Dans ces conditions, il appartenait au gouvernement de saisir le Parlement d’un projet de loi de ratification de l’accord de Paris en application de l’article 53 de la Constitution du 4 octobre 1958 et non au président de la République de prendre un décret pour le faire entrer en vigueur. En l’espèce, l’accord de Paris modifie bien implicitement mais nécessairement « des dispositions de nature législative ». La voie suivie évitait la discussion du rétablissement partiel de la loi Falloux devant la représentation nationale.</p>
<p>Face à cette atteinte à la République et à la laïcité, la Libre Pensée exige l’abrogation du décret du 16 avril 2009 et la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican. En conséquence, la Libre Pensée informe qu’elle dépose immédiatement un recours pour excès de pouvoir auprès du Conseil d&#8217;État pour demander l’annulation de ce coup de force contre la laïcité républicaine.</p>
<p>Paris, le 28 avril 2009</p>
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