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	<title>Indiscipline !</title>
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	<description>Recherche, université, culture, institutions et critique sociale</description>
	<lastBuildDate>Thu, 13 Jun 2013 15:16:03 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Sciences sociales, sciences critiques : &#8220;La connaissance libère&#8221;</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/sciences-sociales-sciences-critiques-la-connaissance-libere/</link>
		<comments>http://indiscipline.fr/en/sciences-sociales-sciences-critiques-la-connaissance-libere/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 09:53:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Voici une publication, que je n&#8217;ai pas encore pu lire, mais dont la simple existence et le titre doivent nous alerter sur le désastre en cours à l&#8217;université en ce qui concerne les sciences sociales (et au delà, les sciences humaines, littéraires, et les langues). L&#8217;association Champ Libre (http://www.champlibre.org/), [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Fsciences-sociales-sciences-critiques-la-connaissance-libere%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>Voici une publication, que je n&#8217;ai pas encore pu lire, mais dont la simple existence et le titre doivent nous alerter sur le désastre en cours à l&#8217;université en ce qui concerne les sciences sociales (et au delà, les sciences humaines, littéraires, et les langues).<br />
L&#8217;association Champ Libre (<a href="http://www.champlibre.org/">http://www.champlibre.org/</a>), à l&#8217;origine de cette publication, a par ailleurs publié un appel que je copie-colle ci-dessous, avant la présentation du Manifeste.</p>
<blockquote>
<h3>Sciences sociales, sciences critiques</h3>
<p>Les sciences sociales n’ont jamais été aussi nécessaires. Elles n’ont jamais été aussi menacées. Non de disparaître mais, plus sournoisement, d’être anesthésiées dans ce qui est à leur fondement, la critique, critique sociale et critique théorique sans lesquelles il n’est de sciences sociales dignes de ce nom.</p>
<p>Bureaucratisation de la vie académique, routinisation des procédures de recherches, précarisation des moyens scientifiques, prolétarisation des acteurs de la recherche, marchandisation des biens intellectuels, les conditions de production et de diffusion des sciences sociales ne cessent de se dégrader. Leur identité est en jeu que ce soit dans les institutions d’enseignement (lycée, université), organismes de recherche, ou sur les rayons des bibliothèques ou de librairie.</p>
<p>La définition même du travail scientifique est en cause : construction des objets de recherche, élaboration des instruments d’analyse (problématique, concepts, méthodes), démarche comparative dans l’espace et dans le temps, réflexivité fondée sur la connaissance des fondements sociaux et épistémologiques des disciplines et des formes de pensée. Ces procédés, ces procédures, ces argumentaires trouvent de moins en moins leur place, notamment sur le marché éditorial.</p>
<p>Cette asthénie scientifique impose une réaction. Celle-ci ne saurait se limiter à la défense de l’une ou l’autre des disciplines constituées. La pensée critique est autant une manière de penser qu’une manière d’agir : penser pour agir mais aussi agir pour penser, penser le monde social et ses multiples transformations. Face au double danger de l’académisation et de la marchandisation des productions des sciences sociales, nous voulons créer un espace autonome où puissent se retrouver et se rencontrer ceux qui n’attendent de ces dernières ni redondance ni connivence, mais un véritable travail de pensée.</p>
<p><span id="more-1087"></span></p>
<p>Car aujourd’hui, les sciences sociales n’ont pas l’écho qu’elles devraient et qu’elles pourraient avoir. Leurs producteurs ont toujours au moins un temps et un coup de retard. Et ce n’est pas sans étonnement ni nostalgie que nombre d’entre eux se souviennent de la conjoncture des années 1990, lorsque Pierre Bourdieu constituait dans le monde, et mieux qu’en France, une référence écoutée. Les programmes de formations des enseignants du secondaire se définissent dorénavant, et bien plus qu’avant, en fonction des attentes que les managers voudraient voir reconnues par les usagers. Le travail d’enquête tend à disparaitre. Trop de travaux de ce type s’orientent en fonction de la dernière perception à la mode des débouchés, entre autres par les étudiants. Emportés par des impératifs commerciaux intellectuellement discutables, beaucoup d’éditeurs ne laissent pas leur chance à des recherches qui, par définition, n’ont pas les faveurs des mieux nantis. Les espaces de diffusion concédés à l’exercice intellectuel sont devenus des réserves et ceux qui restent sont abandonnés aux experts officiels.</p>
<p>Une dynamique qui s’entretient d’elle-même menace ainsi de disparition un style de produits intellectuels distanciés et critiques, mal reconnus et mal connus.<br />
Il est vrai que les sciences sociales rencontrent des difficultés propres :</p>
<ul>
<li>Elles doivent convaincre que la recherche peut mieux connaître les relations de la vie quotidienne que ceux qui sont pris au sein de celles-ci.</li>
<li>La technique nécessaire aux sciences sociales fait souvent rejeter leurs propos réputés incompréhensibles.</li>
<li> Le sociologue, et notamment le sociologue politique, est toujours suspecté par l’anti-intellectualisme ordinaire de prétendre au prophétisme.</li>
<li>Les mécanismes les plus subtils d’assujettissement sont d’autant plus aisément supportés qu’ils restent invisibles, comme l’air qui pèse sur nos épaules.</li>
<li>S’agit-il d’expliquer des phénomènes sociaux ? La spécialité des sociologues, qu’on ne discuterait pas une seconde à un biologiste, un physicien, un économiste, est immédiatement jugée insupportable par le premier journaliste venu.</li>
</ul>
<p>On n’arrive pourtant pas à croire que les sciences sociales soient inutiles : au contraire. Entre autres, pour faire échapper à la culpabilisation que l’univers concurrentiel tend à accentuer. Mais aussi parce que la maîtrise des armes pour se défendre contre la domination culturelle fait partie de la culture indispensable. Si enfin elles étaient entendues, la sociologie pourrait même prévenir parfois les politiques publiques et les entreprises politiques que l’on sait d’avance vouées à l’échec. Elle pourrait aider à mettre en question la violence des routines bureaucratiques et les aliénations par le travail. Est-ce que le seul avenir envisageable est l’entreprise généralisée et le marché son instrument indiscutable ? Est-ce que le probable épuise l’univers des possibles ? Les sciences sociales ne cessent de rappeler que ce que l’histoire a fait, l’histoire peut le défaire.</p>
<p>Nous pensons souhaitable de donner une force éditoriale rénovée aux résultats des enquêtes en sciences sociales. Nous pensons souhaitable d’en assurer une vulgarisation informée, une diffusion élargie.<br />
L’association « Champ libre aux sciences sociales » se propose, par la force des sociologues qu’elle met en réseau, d’augmenter leur capacité collective à être plus librement publiés, plus largement entendus, plus facilement mis à la disposition de ceux qui ne se font pas au monde tel qu’il va. Elle voudrait constituer et consolider des zones libres dans l’édition et la traduction. Elle oeuvrera, en outre, à créer des solidarités, pour que les acquis des sciences sociales servent et soient discutés par le plus grand nombre, avec l’espoir qu’ils deviennent populaires.</p></blockquote>
<blockquote>
<h1>MANIFESTE – Champ libre aux sciences sociales</h1>
<p><img alt="Manifeste" src="http://www.champlibre.org/wp-content/uploads/2013/04/Couv-Manifeste.jpg" width="166" height="250" />Les sciences sociales nous sont aujourd’hui plus que jamais nécessaires. Pour comprendre et faire face aux crises économiques, sociales et politiques, contre l’esprit du temps fait de résignation et de soumission, ce sont elles qui produisent les diagnostics les plus réalistes, les critiques les plus affûtées, les armes les plus efficaces. C’est pour cela que les idéologues dominants, décideurs et experts partisans du <em>statu quo</em> et de la politique du pire, veulent les faire taire. Elles doivent dès lors contre-attaquer et s’organiser pour se rendre accessibles et utiles à tous. Il y a urgence à ce que les sciences sociales se manifestent.</p>
<p>Qui a donné à voir les collusions entre pouvoir politique et monde des affaires, et mis au jour les innombrables réseaux tissés entre les plus grandes fortunes et leurs serviteurs au pouvoir ? Pour écrire <i>Le Président des riches, </i>il fallait connaître de près les milieux de la haute bourgeoisie et de l’aristocratie, avoir montré, année après année, enquête après enquête, comment les ségrégations sociales, scolaires, urbaines, matrimoniales, se cumulent pour assurer une suprématie financière, professionnelle, politique à une caste de privilégiés. Qui a joué un rôle majeur ces dernières années pour aider à rompre avec les conceptions biologisantes de la différence sexuelle et de la « normalité », sinon la sociologie du genre ? Qui sont donc ces « économistes atterrés » qui combattent sur tous les fronts pour faire entendre une autre voix que celle du néolibéralisme ravageur ? Les sciences sociales décrivent, analysent et proposent des armes : pour nous défendre contre les malversations et collusions du pouvoir, les privilèges sans nombre de quelques nantis, les violences de la raison d’Etat, le racisme de classe, le sexisme ordinaire, les mensonges politiques et économiques au service de toutes les régressions sociales.</p>
<p>Les sciences sociales que nous voulons défendre et promouvoir, dans le prolongement de Marx, Weber, Bourdieu et bien d’autres, pourfendent les hypocrisies, les mensonges et les violences de sociétés profondément inégalitaires et injustes. Elles sont un formidable moyen pour nous connaître nous-mêmes, nous réapproprier nos expériences, nos histoires et nos luttes, décider et agir ensemble en connaissance de cause, efficacement. Elles ont fait de leurs laboratoires des salles d’armes, de leurs concepts et de leurs enquêtes des instruments de vérité. Mais aujourd’hui plus que jamais, les sciences sociales doivent s’organiser pour continuer à produire ces outils critiques et les mettre à disposition de tous. Et il y a urgence. Urgence à s’opposer aux arguments d’autorité et au fatalisme. Urgence à résister aux tentatives de mise sous tutelle politique et académique. Urgence à lutter pour l’autonomie des sciences sociales critiques. Urgence à coopérer à leur diffusion auprès de tous.</p>
<p><strong>Ce Manifeste est un appel à tous les chercheurs, militants et citoyens qui veulent partager ces armes des sciences sociales pour lutter ensemble contre toutes les dominations.</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><em><b>MANIFESTE</b></em></p>
<p align="center"><em><b>LA CONNAISSANCE LIBERE</b></em></p>
<p align="center"><b>Champ libre aux sciences sociales</b></p>
<p align="center"><b>Éditions du Croquant • La Dispute</b></p>
<p align="center"><b>À paraître le 13/6/2013</b></p>
<p align="center"><b>ISBN : 9782365120258</b></p>
<p align="center"><b> 64 pages • 12×18 • 5.00 €</b></p>
<p><a href="http://atheles.org/editionsducroquant/horscollection/manifeste/">http://atheles.org/editionsducroquant/horscollection/manifeste/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Champ libre aux sciences sociales</b> est une association loi 1901 ouverte à tous, qui se propose de mettre en réseau, de faire entendre et de mettre à disposition de tous les travaux des sciences sociales. Elle cherche à constituer des zones libres et des solidarités dans la recherche, l’édition et l’éducation populaire. Elle organise des évènements et des coopérations pour que les résultats des sciences sociales soient discutés par le plus grand nombre, et deviennent des armes pour l’émancipation populaire.</p>
<p>Le<strong> Conseil éditorial signataire du Manifeste </strong>est composé de :</p>
<p><b>Catherine Achin</b>, politiste, université Paris-Est-Créteil</p>
<p><b>Martina Avanza</b>, sociologue, université de Lausanne</p>
<p><b>Alban Bensa</b>, ethnologue, EHESS</p>
<p><b>Stéphane Beaud</b>, sociologue, ENS</p>
<p><b>Laurent Bonelli</b>, politiste, université Paris-Ouest-Nanterre</p>
<p><b>Donald Broady</b>, sociologue, université d’Uppsala</p>
<p><b>Sylvain Broccolichi</b>, sociologue, université d’Artois</p>
<p><b>Isabelle Bruno</b>, politiste, CERAPS université Lille 2</p>
<p><b>Rémy Caveng</b>, sociologue, université de Picardie</p>
<p><b>Christophe Charle</b>, historien, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne</p>
<p><b>Isabelle Charpentier</b>, politiste, université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines</p>
<p><b>Fanny Darbus</b>, sociologue, université de Nantes</p>
<p><b>Marielle Debos</b>, politiste, université Paris-Ouest-Nanterre</p>
<p><b>Magali Della Sudda</b>, sociologue, CNRS</p>
<p><b>Yves Dezalay</b>, sociologue, CSE CNRS</p>
<p><b>Paul Dirkx</b>, sociologue, Nancy 2</p>
<p><b>Jacques Dubois</b>, sociologue, université de Liège</p>
<p><b>Vincent Dubois</b>, politiste, Institut d’études politiques de Strasbourg</p>
<p><b>Henri Eckert</b>, sociologue, université de Poitiers</p>
<p><b>Nathalie Ethuin</b>, politiste, université Lille 2</p>
<p><b>Sylvia Faure</b>, sociologue, université Lyon 2</p>
<p><b>Sandrine Garcia</b>, sociologue, université Paris-Dauphine</p>
<p><b>Alain Garrigou</b>, politiste, université Paris-Ouest-Nanterre</p>
<p><b>Daniel Gaxie</b>, politiste, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne</p>
<p><b>Bertrand Geay</b>, sociologue, université de Picardie</p>
<p><b>Johan Heilbron</b>, sociologue, université de Rotterdam</p>
<p><b>Odile Henry</b>, sociologue, université Paris-Dauphine</p>
<p><b>Fanny Jedlicki</b>, sociologue, université du Havre</p>
<p><b>Joseph Jurt</b>, sociologue, université de Fribourg</p>
<p><b>Michel Koebel</b>, sociologue, université de Strasbourg</p>
<p><b>Bernard Lacroix</b>, politiste, université Paris-Ouest-Nanterre</p>
<p><b>Rose-Marie Lagrave,</b> sociologue, IRIS EHESS</p>
<p><b>Frédéric Lebaron</b>, sociologue, université de Picardie</p>
<p><b>Catherine Leclercq</b>, sociologue, université de Poitiers</p>
<p><b>Rémi Lefebvre</b>, politiste, université Lille 2</p>
<p><b>Rémi Lenoir</b>, sociologue, CSE EHESS</p>
<p><b>Claire Le Strat</b>, déléguée générale, Fondation Copernic</p>
<p><b>Frédéric Lordon</b>, CSE CNRS</p>
<p><b>Christian de Montlibert</b>, sociologue, université de Strasbourg</p>
<p><b>Olivier Masclet</b>, sociologue, université Paris V</p>
<p><b>Gérard Mauger</b>, sociologue, CSE CNRS</p>
<p><b>José Luis Moreno Pestaña</b>, philosophe, université de Cadix</p>
<p><b>Francine Muel-Dreyfus</b>, sociologue, CSE CNRS</p>
<p><b>Delphine Naudier</b>, sociologue, CSU CNRS</p>
<p><b>Erik Neveu</b>, politiste, Institut d’études politiques de Rennes</p>
<p><b>Frédéric Neyrat</b>, sociologue, université de Limoges</p>
<p><b>Gérard Noiriel</b>, historien, IRIS EHESS</p>
<p><b>Alexandra Oeser</b>, sociologue, université Paris-Ouest-Nanterre</p>
<p><b>Françoise Œuvrard</b>, sociologue, DEPP ministère de l’Éducation nationale</p>
<p><b>Willy Pelletier</b>, sociologue, université de Picardie</p>
<p><b>Michel Pialoux</b>, sociologue, CSE CNRS</p>
<p><b>Patrice Pinell</b>, sociologue, Inserm</p>
<p><b>Louis Pinto</b>, sociologue, CSE CNRS</p>
<p><b>Marie-Pierre Pouly</b>, sociologue, université de Limoges</p>
<p><b>Geneviève Pruvost</b>, sociologue, CNRS</p>
<p><b>Romain Puda</b>l, sociologue, CNRS</p>
<p><b>Bertrand Réau</b>, sociologue, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne</p>
<p><b>Franz Schulteis</b>, sociologue, université Saint-Gallen</p>
<p><b>Julie Sedel</b>, sociologue, PRISME GSPE</p>
<p><b>Maud Simonet</b>, sociologue, IDHE CNRS</p>
<p><b>Charles Soulié</b>, sociologue, université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis</p>
<p><b>Heribert Tommek</b>, sociologue, université Regensburg</p>
<p><b>Christian Topalov</b>, sociologue, CSU CNRS</p>
<p><b>Laurent Willemez</b>, sociologue, université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines</p>
<p><b>Tassadit Yacine</b>, anthropologue, EHESS</p>
<p><b>Claire Zalc</b>, historienne, IHMC</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>SOMMAIRE</b></p>
<p><b><i>Introduction</i></b></p>
<p><b><i>Les sciences sociales arment la critique</i></b></p>
<p>Rien n’est dans la nature des choses : débusquer et critiquer les dominations</p>
<p>Genre et domination masculine</p>
<p>Les « jeunes » des classes populaires : vous avez dit « sauvageons » ?</p>
<p>Comprendre le jeu des mille familles</p>
<p>Déplacer le regard, bouger le curseur</p>
<p>Contre le rapt politique de la question de l’immigration</p>
<p>Tous politiquement égaux ?</p>
<p>Sciences sociales versus néolibéralisme</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i>Les raisons de la colère</i></b></p>
<p>Haro sur la recherche et l’enseignement en sciences sociales !</p>
<p>Mise en faillite des universités et stérilisation des sciences sociales</p>
<p>Deux instruments de mise au pas : le financement par projet et l’évaluation permanente</p>
<p>L’insupportable dimension critique des sciences sociales</p>
<p>Censures et déformations</p>
<p>La « révolution conservatrice » dans l’édition</p>
<p>Contraintes et double jeu des médias</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i>Contre-attaque</i></b></p>
<p>« Je » n’est pas neutre</p>
<p>Les preuves du terrain</p>
<p>Notre critique scientifique est politique</p>
<p>Un « Nous » de combat
<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/fr/sciences-sociales-sciences-critiques-la-connaissance-libere/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="French" title="French" border="0">French</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Un projet de société inacceptable. L’Université et la recherche françaises en colère</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/un-projet-de-societe-inacceptable-luniversite-et-la-recherche-francaises-en-colere/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 06:22:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[lru]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Voici un appel de Sauvons l&#8217;Université : Après la première AG de Paris 7 du 18 février à l’appel d’une large intersyndicale, l’AG réunie le 2 mars avait appelé à une mobilisation le 21 mars. L’appel qui suit est ouvert à signatures. &#160; UN PROJET DE SOCIÉTÉ INACCEPTABLE. L’UNIVERSITÉ [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Fun-projet-de-societe-inacceptable-luniversite-et-la-recherche-francaises-en-colere%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p><abbr><a href="http://igorbabou.fr/wp-content/uploads/2011/09/porte-voix.png"><img class="alignright" alt="porte-voix" src="http://igorbabou.fr/wp-content/uploads/2011/09/porte-voix.png" width="150" height="150" /></a>Voici un appel de Sauvons l&#8217;Université :<br />
</abbr></p>
<div>
<div>
<p>Après la première AG de Paris 7 du 18 février à l’appel d’une large intersyndicale, l’AG réunie le 2 mars avait appelé à une mobilisation le 21 mars. L’appel qui suit est ouvert à signatures.</p>
</div>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>UN PROJET DE SOCIÉTÉ INACCEPTABLE. L’UNIVERSITÉ ET LA RECHERCHE PUBLIQUE FRANÇAISES EN COLÈRE !</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3>MANIFESTATION JEUDI 21 MARS</h3>
<p><strong>Départ à 14h, place du Panthéon</strong><br />
Le 20 mars, Geneviève Fioraso présente son projet de loi en Conseil des ministres. Ce que la droite a fait, ce gouvernement va l’aggraver ! Comme au Québec, comme en Grande-Bretagne, comme au Chili, les universités françaises sont mises intentionnellement en faillite par une loi, ici la loi LRU, et le seront encore plus par la loi LRU 2 dite loi Fioraso, ce qui entraînera nécessairement à terme une élévation considérable des droits d’inscription.</p>
<p><strong>Manifestons pour refuser la marchandisation de l’éducation, du savoir et de la recherche publique ! </strong><br />
Nous dénonçons</p>
<ul>
<li>le <strong>gel des emplois de titulaires</strong> et le <strong>plan social déguisé</strong> qui conduit au non renouvellement massif des CDD des personnels précaires : à la place des 1000 emplois annuels que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se vante d’avoir créés, on en est à 1500 postes gelés pour cette présente année ;</li>
<li>la <strong>dégradation des conditions d’études</strong>, d’enseignement et de recherche et la dégradation de la vie quotidienne des étudiant.e.s et des personnels ;</li>
<li>la <strong>déqualification massive des étudiant.e.s</strong> engendrée par ces réformes et la casse des diplômes ;</li>
<li>la <strong>politique de régionalisation et de subordination du service public</strong> d’enseignement et de recherche <strong>aux intérêts privés</strong>.</li>
</ul>
<p>Nous exigeons<br />
<span id="more-1074"></span></p>
<ul>
<li>un <strong>plan pluriannuel de créations de 5 000 postes de titulaires par an</strong> a minima pendant 5 ans pour toutes les catégories de personnels des universités et organismes de recherche, seul capable de garantir la réussite des étudiant.e.s et de résorber la précarité ;</li>
<li>un véritable <strong>cadrage national des diplômes ;</strong></li>
<li>la <strong>remise en chantier de la réforme de la formation des enseignants</strong> ;</li>
<li>une <strong>loi de programmation</strong> qui devra<strong> abroger l’ensemble des dispositifs mis en place par le Pacte pour la Recherche</strong> (notamment ANR, AERES, Alliances, Fondations de Coopération scientifique) <strong>et par la loi LRU</strong> (et notamment les RCE).</li>
</ul>
<p>Car ces dispositifs sont responsables de la paupérisation des universités et des organismes de recherche, de l’explosion de la précarité, de la fragilisation des diplômes nationaux, de la détérioration continue des conditions d’études, d’enseignement et de recherche.<br />
Cette loi de programmation devra supprimer les crédits du Commissariat général aux investissements et le Crédit Impôts Recherche au profit d’un <strong>réengagement financier total de l’État</strong> au service de l’Enseignement supérieur et la Recherche.</p>
<h3>RETRAIT DU PROJET DE LOI FIORASO !</h3>
<p><strong> <i>Premiers signataires :</i> </strong> Collectifs d’étudiant.e.s et précaires d’IdF ; Sauvons la Recherche ; Sauvons l’Université ! ; Solidaires étudiant-e-s, syndicats de lutte ; SUD Education Paris ; SNESUP Paris 6 ; Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP) ; Association Française de Sociologie (AFS) ;</p>
</div>
</div>
<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/fr/un-projet-de-societe-inacceptable-luniversite-et-la-recherche-francaises-en-colere/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="French" title="French" border="0">French</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>La LRU Fioraso pire que la LRU Pécresse : appel de SLU à se mobiliser</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/la-lru-fioraso-pire-que-la-lru-pecresse-appel-de-slu-a-se-mobiliser/</link>
		<comments>http://indiscipline.fr/en/la-lru-fioraso-pire-que-la-lru-pecresse-appel-de-slu-a-se-mobiliser/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 08:09:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[lru]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://indiscipline.fr/fr/?p=1064</guid>
		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Ci-dessous, une copie du communiqué de Sauvons l&#8217;Université, avec des suggestions d&#8217;actions. A diffuser largement, tant la situation induite par la LRU façon Fioraso est grave. Le changement promis ? C&#8217;est jamais&#8230; L&#8217;instrumentalisation des assises &#8220;participatives&#8221;, que je dénonçais ici en septembre 2012, a été total. Ce qui se [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Fla-lru-fioraso-pire-que-la-lru-pecresse-appel-de-slu-a-se-mobiliser%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p><img class="alignright" alt="" src="http://www.marxist.com/images/stories/art/goya.jpg" width="280" height="212" />Ci-dessous, une copie du communiqué de Sauvons l&#8217;Université, avec des suggestions d&#8217;actions. A diffuser largement, tant la situation induite par la LRU façon Fioraso est grave. Le changement promis ? C&#8217;est jamais&#8230; L&#8217;instrumentalisation des assises &#8220;participatives&#8221;, <a href="http://igorbabou.fr/assises-de-lenseignement-superieur-et-de-la-recherche-une-mascarade-de-plus/">que je dénonçais ici</a> en septembre 2012, a été total. Ce qui se prépare, pire que sous le gouvernement Sarkozy, est la mise en coupe réglée de l&#8217;université au service exclusif de l&#8217;économie de marché et d&#8217;une concurrence de tous contre tous, avec dissolution prévisible des cadres disciplinaires et secondarisation de nos établissements. La droite rêvait de la liquidation de l&#8217;université et de la recherche, le PS semble en bonne position pour l&#8217;abattage final.</p>
<p><a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5925">http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5925</a></p>
<blockquote>
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<p><strong>La L.R.U. jusqu’à la lie ? &#8211; Communiqué de SLU !, 2 février 2013</strong></p>
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</div>
<p>Après une dizaine d’années de réformes (pacte de la recherche en 2004, création de l’A.N.R et de l’A.E.R.E.S en 2006, loi L.R.U. en 2007, réforme des formations à l’enseignement – dite « mastérisation » – en 2008) imposées par les gouvernements successifs avec le soutien de la C.P.U mais contre l’avis de la majorité de la communauté universitaire, le gouvernement actuel a tenté de donner le spectacle de l’écoute et de la consultation lors des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche tenues à l’automne 2012. Les discours officiels ont même été jusqu’à pointer les défauts de démocratie au sein des nouvelles structures, les vices de la recherche sur projets, la faillite annoncée de la formation des enseignants (F.D.E), le gouffre abyssal de la question financière, l’illégitimité des formes de l’évaluation.</p>
<p>Pourtant, face à une « consultation » <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5834">très contrôlée</a> et très <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5738">verrouillée</a>, face aux nominations ministérielles qui avaient déjà largement récompensé <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?breve1651">celles et ceux</a> qui avaient le mieux accompagné les réformes, et face aux refus du ministère de prendre les <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5577">mesures d’urgence</a> qui s’imposaient, c’est sans illusion que SLU a participé à ces Assises, tout au moins au <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5715">niveau « national</a> », le seul qui convienne à une politique universitaire de <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5571">service public</a>.</p>
<p><span id="more-1064"></span></p>
<p>Aujourd’hui, le nouveau projet de loi, qu’il faut lire avec <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5895">le rapport Le Déaut</a> pour en comprendre les termes et les principes, dépasse toutes les craintes que nous pouvions avoir, d’autant plus qu’il s’agit comme nous l’ont dit MM. Fontanille et Houzel (lors de notre audition au M.E.S.R. le 31 janvier 2013), d’une « loi normale » qui n’est pas adossée à une loi de « de programmation » budgétaire. <strong>Non seulement ce projet de loi ne corrige pas</strong>, ne remédie pas, n’entend rien, <strong>mais il renforce encore les dispositifs législatifs qui ont conduit à la situation actuelle de faillite financière qui frappe la moitié des universités</strong> françaises, comme le montre <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5922">notre comparatif point à point avec la L.R.U</a> .</p>
<ul>
<li>Les articles qui forment l<strong>e socle de la loi L.R.U et des R.C.E. (Responsabilités et Compétences Élargies</strong>) sont <strong>reconduits</strong> et le principe de la dotation globale des établissements est consolidé : les budgets dédiés à l’emploi, aux formations voire aux crédits de recherche restent donc les seules variables d’ajustement budgétaire dans les universités, instaurant structurellement la précarisation des formations et des personnels.</li>
</ul>
<ul>
<li>Les articles de la loi L.R.U concentrant le pouvoir décisionnaire aux mains du président d’université et du C.A. ne sont amendés que sur des points mineurs, puisque tous deux gardent le contrôle du budget, c’est-à-dire des choix en matière de formation, de recherche et d’emplois. Si une procédure d’impeachment contre le président d’université est créée, l’ensemble de ses pouvoirs est prorogé sans modification. Si le projet de loi supprime la prime majoritaire pour la liste arrivée en tête aux élections des représentants du personnel au C.A., la participation des membres nommés à l’élection du président est un facteur nouveau d’affaiblissement des représentants élus de la communauté universitaire. Quant au Conseil académique (fusion éventuelle des C.S. et des C.E.V.U.), son rôle demeure très largement consultatif : pire, un fonctionnement mandarinal est renforcé puisque les professeurs y seront davantage représentés que les maîtres de conférences.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Plus grave, l’introduction, pour les universités non « fusionnées », de l’adhésion obligatoire à une « communauté d’universités »</strong> qui deviendrait le seul interlocuteur du gouvernement dans la mise en place des contrats quinquennaux : le gouvernement réel des pôles universitaires est donc confié à des instances composées majoritairement de membres nommés ou cooptés par les conseils.</li>
</ul>
<ul>
<li>Le <strong>décret statutaire de 2009 sur les enseignants-chercheurs</strong>, au cœur de la mobilisation, <strong>est entièrement reconduit sans modification</strong>.</li>
</ul>
<ul>
<li>L’<strong>A.E.R.E.S</strong>, censée disparaître, renaît de ses cendres encore chaudes sous un autre nom et quasiment à l’identique : elle reste <strong>composée de membres nommés par décret</strong>. Fait nouveau, l’évaluation des établissements, des formations, des équipes de recherche et des enseignants est déléguée de façon complètement opaque à des instances intermédiaires.</li>
</ul>
<ul>
<li>L’<strong>A.N.R. reste pour l’essentiel intouchée</strong>, avec ce que cela signifie en matière d’assèchement des crédits des laboratoires (qui ne sont plus appelés « crédits récurrents » mais « soutien de base ») et de pérennisation de la précarité.</li>
</ul>
<ul>
<li>Le <strong>rapport enseignement/recherche</strong> est défait par le projet de loi, lequel insiste tout au contraire sur le bloc lycée/premier cycle avec ce que cela induit du point de vue de la dissolution des disciplines dans un magma pluridisciplinaire dont les deux seuls objectifs semblent être d’augmenter le nombre de reçus à la licence et de légitimer l’attribution des enseignements à des collègues sans obligation de recherche, ce qui permet une notable économie budgétaire. En outre, le devenir des U.F.R., c’est-à-dire le maintien de l’articulation enseignement/recherche dans les composantes universitaires, est indécis : supprimés selon le projet de loi, maintenus selon les représentants du M.E.S.R. (31 janvier 2013).</li>
</ul>
<ul>
<li>Le projet de loi ne cesse d’insister sur l’impératif du « transfert des résultats obtenus vers le monde socio-économique » et fait de la défense de « l’attractivité du territoire national » comme de la « compétitivité », de nouvelles missions de l’enseignement supérieur. <strong>C’est donc la finalité même de l’Université qui est transformée, sommée qu’elle est de se mettre au service des intérêts économiques privés et sous la coupe des régions</strong>.</li>
</ul>
<ul>
<li>Chaque établissement est tenu de développer une « offre » d’enseignement numérique identique et symétrique à celle des enseignements en « présentiel ». Sans même parler de la faisabilité de la chose, <strong>rien n’a été pensé de la régression pédagogique ni des effets d’autocensure et de conformisme qu’une telle mesure entraînera dans l’enseignement supérieur</strong>.</li>
</ul>
<p>Comme en 2008, la cerise sur le gâteau est le <strong>projet de réforme de la formation des enseignants</strong>, extérieur au projet de loi et au rapport Le Déaut, mais qui en déploie les logiques du point de vue des formations et des disciplines. Même si la réforme précédente est en partie déconstruite, son socle —la fameuse « mastérisation » qui crée mécaniquement une lourde rivalité entre le concours de recrutement et le diplôme— reste intouché.</p>
<ul>
<li>Le principe de cette loi est en effet que le maintien du doublon concours/master permettrait une sorte de division du travail entre le diplôme et le concours, le premier étant censé s’occuper de la formation et de l’évaluation disciplinaire, le second de l’évaluation des « compétences » pédagogiques.</li>
</ul>
<ul>
<li>Or la destruction de l’ancrage disciplinaire de la formation s’amplifie de facto puisque la seule véritable sanction restera celle du concours : la licence sera donc le point d’aboutissement de la formation disciplinaire pour les futurs enseignants, alors même qu’une part importante de « pluridisciplinarité » y est introduite pour donner corps à la préconisation de continuité avec l’enseignement secondaire qu’introduit par ailleurs le projet de loi.</li>
</ul>
<ul>
<li>Du même coup aussi, les facultés, les U.F.R. et les départements n’ont plus de rôle autonome dans la nouvelle organisation des préparations aux concours, quand ils ne sont pas exclus purement et simplement de la préparation des nouvelles maquettes, au profit des fameuses E.S.P.E..</li>
</ul>
<ul>
<li>Autrement dit, les <strong>I.U.F.M.</strong>, dans la version dure d’un affrontement entre le pédagogique et le disciplinaire, <strong>prennent le contrôle de l’ensemble de la formation</strong>. Le cadrage national n’intervient que sur le listage très général des compétences, sans les traduire et les cadrer dans des dispositifs de crédits ECTS ni de volumes horaires. La faiblesse des épreuves disciplinaires dans le concours empêche enfin qu’elles ne soient discriminatoires pour devenir enseignant dans la discipline.</li>
</ul>
<p><strong>Bilan : si les réformes prévues par le gouvernement sont transformées en loi, plus rien ne s’opposera aux logiques de la loi L.R.U., des R.C.E. et de la mastérisation, qui ont largement montré leur nocivité et que la communauté universitaire a massivement refusées.</strong></p>
<p>Face à la gravité et à l’urgence de la situation, S.L.U. appelle à ce que <strong>tous les conseils, quels qu’ils soient, conseils centraux, conseils d’U.F.R., conseils de département, conseils de laboratoires</strong>, se saisissent des questions posées par la nouvelle loi de l’E.S.R. comme par la réforme de la F.D.E. et <strong>fassent voter des motions</strong> pour faire entendre la voix des universitaires et des chercheurs. Comme en 2008-2009, le site de SLU regroupera et diffusera toutes les motions qui lui seront envoyées (et a d’ores et déjà commencé à le faire : motions de Paris III, Paris-X Nanterre, Université Paris-Est Créteil, 11e section du CNU….).</p>
<p>SLU appelle aussi à <strong>ne pas élaborer et à ne pas faire remonter les maquettes en vue de la réforme de la F.D.E.</strong> Nous savons depuis 2009 que nous pouvons bloquer une partie du processus en refusant d’y participer.</p>
<p>Enfin, nous vous appelons à <strong>relayer le plus largement possible cet appel auprès des collègues de toutes disciplines</strong>. Seul un mouvement d’ampleur nous permettra de peser sur notre avenir.</p></blockquote>
<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/fr/la-lru-fioraso-pire-que-la-lru-pecresse-appel-de-slu-a-se-mobiliser/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="French" title="French" border="0">French</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>MANIFESTE DES PROFS DU MONDE CONTRE LA HAUSSE DES DROITS D’INSCRIPTION À L’UNIVERSITÉ</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/manifeste-des-profs-du-monde-contre-la-hausse-des-droits-dinscription-a-luniversite/</link>
		<comments>http://indiscipline.fr/en/manifeste-des-profs-du-monde-contre-la-hausse-des-droits-dinscription-a-luniversite/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Aug 2012 10:31:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Pour la protection de la démocratie et du droit de protestation étudiants par Guillaume Roberge-Tanguay, dimanche 22 juillet 2012, 16:20 · Si vous êtes prof et que vous désirez signer le manifeste, écrivez à l’adresse suivante en spécifiant votre affiliation : manifestegreveetudiante@gmail.com. &#160; À diffuser auprès du plus grand nombre [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Fmanifeste-des-profs-du-monde-contre-la-hausse-des-droits-dinscription-a-luniversite%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Pour la protection de la démocratie et du droit de protestation étudiants</p>
<p>par <a href="http://www.facebook.com/guillaume.robergetanguay" rel="_blank">Guillaume Roberge-Tanguay</a>, dimanche 22 juillet 2012, 16:20 ·</p>
<p>Si vous êtes prof et que vous désirez signer le manifeste, écrivez à l’adresse suivante en spécifiant votre affiliation : <strong>manifestegreveetudiante@gmail.com</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À diffuser auprès du plus grand nombre de profs au Québec et ailleurs dans le monde. Merci.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>                                      MANIFESTE DES PROFS CONTRE LA HAUSSE</strong></p>
<p><strong>                Pour la protection de la démocratie et du droit de protestation étudiants</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><img src="http://a1.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/s720x720/425174_400362603354076_1697664847_n.jpg" alt="" width="432" height="288" /></strong></p>
<p>Nous sommes professeur.e.s au sein d’institutions d’enseignement supérieur. Notre travail est d’ouvrir avec nos étudiant.e.s des horizons critiques qui questionnent la réalité et qui offrent des prises sur le monde.</p>
<p>Nous ne nous concevons pas comme de simples agent.e.s de reproduction de l’ordre social, et surtout pas comme des officiers de la répression avec laquelle le pouvoir d’État québécois a décidé d’attaquer, en la méprisant, la collectivité étudiante. L’inique Loi 12 (anciennement Projet de loi 78), qui criminalise ce qui était encore hier des droits sociaux et des libertés civiles, voudrait que les professeur.e.s québécois.es commencent à jouer ces rôles.</p>
<p>Nous dénonçons cette loi par laquelle le gouvernement québécois tente de créer une véritable chaîne d’obéissance destinée à faire système et à attaquer le droit d’association, le droit de manifester et, plus largement, toute « action concertée » au sein des institutions collégiales et universitaires. Désormais, nul ne peut entraver le droit d’un.e étudiant.e de recevoir l’enseignement. Nul ne peut contribuer, directement ou indirectement, à « ralentir, altérer ou retarder » la reprise ou le maintien des cours. Les « rassemblements » susceptibles de perturber le déroulement des cours sont interdits dans un rayon de 50 mètres des établissements.</p>
<p><span id="more-1052"></span></p>
<p>Les associations étudiantes, ainsi que les syndicats de professeur.e.s, ont l’obligation de veiller strictement au respect de ces dispositions, sous peine d’amendes exorbitantes. Le ministère peut ordonner la suppression de toutes les ressources des associations étudiantes, y compris les cotisations. Enfin, les collèges et les universités doivent communiquer tout renseignement que le ministère requiert sous peine d’amendes. Sous prétexte de protéger le droit d’accès aux cours, cette loi, d’une incroyable férocité, institue ainsi un mode de gouvernance fondé sur une répression administrative, judiciaire et policière à l’égard de tous ceux et celles qui organiseraient leurs forces pour contester ses principes et son application ou pour défendre toute position adoptée en assemblée générale, notamment sur l’accessibilité à l’éducation supérieure.</p>
<p>Nous tenons pour inacceptable que les professeur.e.s québécois.es soient désormais contraint.e.s d’être un rouage de ce dispositif répressif digne d’un roman d’Orwell. D’une part, le gouvernement les somme de faire fi des décisions collectives prises démocratiquement dans les assemblées étudiantes, d’enseigner aux étudiant.e.s qui se présentent en classe et à qui ces cours sont censés « être dus » et, ce faisant, de pénaliser ceux et celles qui respecteraient leur vote de grève. C’est une atteinte directe à la liberté de conscience politique des professeur.e.s. D’autre part, la liberté de l’enseignement est l’objet d’une ingérence non seulement de la part des directions d’établissements, mais aussi de quiconque dénoncerait ces professeur.e.s pour avoir « aidé ou amené une autre personne » à entrer en contradiction avec cette loi.</p>
<p>Nous refusons un tel détournement de notre travail. Nous défendons et défendrons toujours une éducation qui ne tait aucun débat, une éducation capable de générer des convictions fortes et des pratiques concrètes.</p>
<p>Nous refusons de contribuer à la fabrication d’un monde marqué par la guerre de tous contre tous, la logique marchande, la surveillance mutuelle, la délation, l’autocensure, la peur. Nous refusons que le respect du contrat conclu entre un établissement d’enseignement et un.e étudiant.e serve à légitimer la violence que l’État exerce à l’endroit des droits collectifs de nature politique – droits de s’associer, d’exprimer librement son opinion, de décider collectivement, de faire grève, de manifester.</p>
<p>Nous réaffirmons que les décisions prises de façon démocratique, par des associations dont la légitimité est reconnue par la loi, sont elles-mêmes légitimes.</p>
<p>Nous respectons le vote de grève des étudiant.e.s. Nous reconnaissons leur droit de protester sur leur lieu d’enseignement et d’interrompre les activités qui s’y donnent, seul moyen pour elles et eux d’avoir un pouvoir de négociation.</p>
<p>Nous ne saurions enseigner à l’encontre de ces principes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SVP mettez vos réseaux à contribution; faites circuler auprès du plus grand nombre de professeur.e.s d’ici et d’ailleurs. Pour figurer parmi les signataires, écrire à l’adresse électronique suivante : <strong>manifestegreveetudiante@gmail.com</strong>.</p>
</div>
<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/fr/manifeste-des-profs-du-monde-contre-la-hausse-des-droits-dinscription-a-luniversite/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="French" title="French" border="0">French</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>EDUCACIÓN Y PERIODISMO EN EL PERÚ</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/educacion-y-periodismo-en-el-peru/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 16:43:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joan Guimaray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Textos en español]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Joan Guimaray]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate &#8220;LA FUERZA TRANSFORMADORA DE LA EDUCACIÓN DUERME EN LA OLVIDADA AGENDA DE LOS QUE NUNCA FUERON EDUCADOS, Y EL PERIODISMO CARENTE DE NOBLES IDEALES, NAVEGA EN EL MAR DE ROJOS PLACERES, PARDAS FRIVOLIDADES Y NEGROS INTERESES, SIN ADVERTIR QUE SIN TAN SÓLO ÉL (PERIODISMO) NO MINTIERA NI ENCUBRIERA NADA [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Feducacion-y-periodismo-en-el-peru%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p align="center"><em><strong>&#8220;LA FUERZA TRANSFORMADORA DE LA EDUCACIÓN DUERME EN LA OLVIDADA AGENDA DE LOS QUE NUNCA FUERON EDUCADOS, Y EL PERIODISMO CARENTE DE NOBLES IDEALES, NAVEGA EN EL MAR DE ROJOS PLACERES, PARDAS FRIVOLIDADES Y NEGROS INTERESES, SIN ADVERTIR QUE SIN TAN SÓLO ÉL (PERIODISMO) NO MINTIERA NI ENCUBRIERA NADA NI A NADIE, ESTE PAÍS SERÍA ADMIRABLEMENTE DISTINTO&#8221;</strong></em></p>
<p><strong>Escribe Joan Guimaray </strong></p>
<p>         En cualquier parte del mundo y para quienes tienen la idea clara de escalar los peldaños de la larga escalera de la civilización, soñar con la libertad, aspirar a la singularidad, anhelar la originalidad, ansiar la justicia y valorar la dignidad, es optar por el supremo valor estético de la humanidad.</p>
<p>         Pero en el Perú, todavía son muy pocos los que tienen la idea de la singularidad, casi desconocen la virtud de la originalidad, y como apenas tienen una vaga idea de lo que significa la justicia y la dignidad, escasean los que tienen sueños de libertad, porque nadie puede aspirar a algo que ignora y anhelar algo que desconoce. Entonces, a pesar de que ya estamos próximo a cumplir dos siglos de vida republicana, aquí todavía muchos siguen siendo simples clones, esclavos de la usanza, reclutas de la moda, rústicas copias de las originales y grotescos remedos de otros.</p>
<p>         Desde luego, casi no entienden de libertad, ni de justicia y menos de dignidad, tampoco aspiran a la soberanía individual, porque la escuela a la que acudieron durante once largos años soportando sobre sus encorvadas espaldas el peso de la mochila llena de inutilidades, en lugar de premunirles de una gigante y luminosa lámpara, apenas les proporcionó un insignificante y rústico mechero para que se alumbren en el largo itinerario de sus destinos. Esa educación en la que creyeron que les iba servir para que se den a luz a fin de que cada cual aprendiera a agilizarse la mente y desarrollarse el pensamiento, lo único que ha hecho es uniformarlos, adocenarlos, masificarlos, cosificarlos, y por último, aplastarles la poca y natural inteligencia con la que se pusieron a disposición de los supuestos educadores; de esos que nunca entendieron ni entenderán lo que significa educar, y de aquellos que no sirven mas que para seguir todas las pautas de moda que vienen de los supuestos entendidos en pedagogía, pero que ignoran con minuciosa rigurosidad la dimensión de la verdadera educación.</p>
<p>         Por eso, tanto la docencia como el periodismo siguen siendo cotidianas actividades del bajo Perú, y quienes ejercen de educadores y de periodistas, continúan transitando por la imperecedera ruta de la medianía. De manera que, no es difícil deducir que de una deficiente formación escolar y de un exiguo ejercicio mental desarrollado en la escuela, puedan resultar excelentes educadores y extraordinarios periodistas. Y aun cuando vayan a la escuela de pedagogía o periodismo, y aun cuando ingresen a las facultades de educación y periodismo, no les servirá de mucho, porque las instituciones superiores no educan, sino, instruyen, adiestran, amaestran, y los que allí enseñan o intentan a enseñar -salvo honrosas excepciones-, no son los pocos modelos ni los escasos paradigmas dignos de admirar, sino, los mismos que con deficiente formación, y sin tener ninguna noción de su propia educación, egresaron de esa masificadora educación básica.</p>
<p><span id="more-1038"></span></p>
<p>         Entonces, que nadie se sorprenda ni se admire cuando los profesores pontifican sobre lo que ignoran, ni cuando los periodistas balbuceen a la hora de informar, preguntar u opinar, o cuando al escribir violentan las normas de la sintaxis, porque nadie puede dar lo que no tiene y nadie puede ofrecer lo que no posee. Pero, tampoco existen educandos con ansiosas ganas de aprender ni lectores o usuarios agudos y exigentes. De lo contrario no tendrían grandes éxitos de venta los nauseabundos pasquines, mucho menos tendrían audiencia los grotescos y groseros programas de radio y televisión.</p>
<p>         Para esta patética realidad que emerge como parte del subdesarrollo, no existe ninguna solución milagrosa ni salvación mágica, que no sea a través de la luz de la educación. Es el único camino seguro a tomar y la única ruta segura a emprender hacia el destino correcto.</p>
<p>         Desde luego, es imperativo entender que la educación es la base de toda noble actividad humana. Ella es el supremo valor de todos los valores, es la madre que ejercita en todas las virtudes, y es la única que enseña con rigor a asumir irrenunciables principios. Porque esa educación de verdad que enseña a no mentir para no dañar a otro, no es un disparo al aire, sino, un grabado en las paredes de la conciencia. Esa educación que enseña a  no contaminarse el alma con calumnia, la difamación, el insulto y la morbosidad, no es una vulgar cháchara de callejón, sino, es la conversación directa con la conciencia. Esa educación que desde su naturaleza metafísica enseña las leyes de la metafísica como aquella de que toda acción genera una consecuencia y que toda causa produce un efecto, no son simples discursos de la plazuela, sino, son imperativas normas que ella escribe en las páginas de la conciencia.</p>
<p>         De modo que, quienes para ejercer el periodismo no han bebido de las cristalinas aguas de la educación, no sólo carecen de sueños, ideales y principios, sino que además, no tienen ni la más remota idea de construir el país, y creen que la actividad que realizan está exenta de compromiso con la especie humana. Quizá sea por eso que sus trabajos nos resultan deprimentes, tal vez sea por eso que sus notas nos resultan ilegibles, de repente por eso sus comentarios son oscuras galimatías. Pero entendámoslo de una vez por todas, que el periodismo no es ajeno a la influencia de la educación que se imparte en las escuelas de hoy, es producto de esa mediana educación que jamás generó rigor en las mentes y que nunca enseñó a pensar sistemáticamente.                        </p>
<p>         Así que, aunque en el oído nos tengan que farfullarnos de la libertad de expresión, comprendamos que no son plenamente conscientes para ejercer esa libertad, ni saben de que al encuentro con ella sólo se logra subiendo por la escalera de la responsabilidad, tampoco entienden de que a la dimensión de la belleza sólo se puede acariciar escalando todos los peldaños de los valores y las virtudes.</p>
<p>         Pero qué lejos estamos de esa educación que pudiera formar seres excelentes para acariciar la belleza de la libertad, y cuán distantes estamos de ese periodismo que debía ser la artillería del pensamiento como dijo Bolívar a inicios de la república.</p>
<p>         Al final nuestra educación es una lámpara apagada y nuestro periodismo un invidente procaz y navajero. La fuerza transformadora de la educación duerme en la olvidada agenda de los que nunca fueron educados, y el periodismo carente de nobles ideales, navega en el mar de rojos placeres, pardas frivolidades y negros intereses, sin advertir que si tan sólo él (periodismo) no mintiera ni encubriera nada ni a nadie, este país sería admirablemente distinto.</p>
<p>&nbsp;
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		<title>Propos de Claude Guéant sur les civilisations : De la contre-productivité d’une certaine forme d’antiracisme</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 16:06:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regis.Clinquart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[civilisations]]></category>
		<category><![CDATA[claude guéant]]></category>
		<category><![CDATA[inégalité]]></category>
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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate On sait le bruit médiatique et les réactions outrées qu’ont suscité, chez de nombreux intellectuels et responsables politiques de gauche, les désormais fameux propos de Claude Guéant sur les civilisations qui, selon lui, « ne se valent pas ». La ficelle semble si grosse qu’on s’étonne que les uns – médias [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Fpropos-de-claude-gueant-sur-les-civilisations-de-la-contre-productivite-dune-certaine-forme-dantiracisme%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>On sait le bruit médiatique et les réactions outrées qu’ont suscité, chez de nombreux intellectuels et responsables politiques de gauche, les désormais fameux propos de Claude Guéant sur les civilisations qui, selon lui, « ne se valent pas ».</p>
<p>La ficelle semble si grosse qu’on s’étonne que les uns – médias en quête de « petites phrases » qui font vendre et alimentent le buzz – comme les autres – responsables politiques de gauche si prévisibles qu’ils se jettent à corps perdu dans le premier piège qu’on leur tend – ne semblent pas s’être demandé une seconde à qui profiterait cette polémique, plus encore que les propos initialement incriminés.</p>
<p>Elle profite évidemment à la « droite dure » si bien représentée par Messieurs Guéant, Sarkozy, Hortefeux et consorts, comme nous le démontrerons aisément, et d’une manière bien plus complète et insidieuse qu’on ne nous l’a dit, feignant de croire ou croyant de bonne foi – mais non sans naïveté – que ces propos avaient pour seul objectif de « rabattre des voix d’électeurs du Front National » au profit du Président-candidat Sarkozy, en vue de l’élection présidentielle qui s’annonce.</p>
<p>Ces propos, justement, resituons-les dans leur double contexte : contexte au sens littéral, d’une part (d’où est extraite la fameuse petite phrase ? et que dit Monsieur Guéant avant et après, qui lui permette d’avancer une telle opinion, <em>a priori</em> scandaleuse à l’aune de la doxa antiraciste et postcoloniale ?) et contexte d’énonciation d’autre part (qui parle, où, quand et à qui ?).</p>
<p>Les propos dans leur contexte, rapportés par le Journal du Dimanche dans son édition du 5 février 2012, les voici :</p>
<p><span id="more-1028"></span></p>
<p>&#8220;Or il y a des comportements, qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier, de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation.&#8221;</p>
<p>Remarquons d’abord que les propos restitués dans le discours au sein duquel ils apparaissent, non seulement ne sont pas racistes, mais sont même ouvertement et objectivement <em>antiracistes</em> (et suggérons au passage que ce n’est pas pour rien…). Est-il raciste d’affirmer que « [les civilisations] qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale <em>ou ethnique</em>&#8221; (c’est moi qui souligne) ? Même s’il eût mieux valu, pour éviter toute ambiguïté liée au caractère très connoté du terme « civilisation » (nous y reviendrons, mais là encore le choix du terme n’est pas innocent), parler de « système de valeurs » ou, de manière plus restrictive, de « système politique », on ne peut pas dire que cet énoncé soit raciste. Ou bien, renversant la proposition le temps d’une démonstration par l’absurde, faudrait-il affirmer à rebours que les civilisations qui défendent la haine sociale ou ethnique valent celles qui les combattent ? On voit bien que cet énoncé constituerait, pour le coup, une promotion objective du racisme.</p>
<p>Alors, pourquoi de tels cris d’orfraie ? D’une part à cause de l’emploi controversé et controversable du terme « civilisations », et d’autre part à cause des intentions que l’on prête à Claude Guéant lorsqu’il utilise ce terme et évoque, même en vertu d’arguments parfaitement recevables par un antiraciste convaincu, une hiérarchie des civilisations au nom de certaines valeurs, qui justifierait que l’on « protège » la nôtre (de civilisation), et les nôtres (de valeurs).</p>
<p>Les « civilisations » dont il est question, il n’est pas anodin de le noter, Claude Guéant ne les nomme jamais. Chacun met ainsi ce qu’il veut derrière le terme, qui semble qualifier assez vaguement un groupe de population globalement homogène lié par des croyances, des valeurs et peut-être une tradition (une histoire) commune d’où seraient issues ces valeurs. Mais pour les « élites éduquées », partageant une même culture universitaire et politique, dont font partie à l’évidence les journalistes et responsables politiques, le terme renvoie à une référence précise : le célèbre essai <em>Le Choc des civilisations</em>, de Samuel Huntington, qui fonde la notion de civilisation sur le partage, par une population donnée, de valeurs principalement issues d’une même religion, et affirme en outre que les civilisations sont en lutte pour imposer leurs valeurs. Or si Huntington n’établit pas lui-même une hiérarchie morale entre les civilisations (mais une hiérarchie tout de même quant aux chances de développement économique et à l’aptitude au libéralisme ou à l’autoritarisme politique des sociétés humaines en fonction de leur appartenance à telle ou telle civilisation), sa thèse a été et est régulièrement interprétée par les tenants d’une supériorité « essentielle » du modèle occidental, comme une double justification de cette supériorité supposée d’une part, et de la nécessité de protéger ou défendre « notre » civilisation (en l’occurrence la civilisation occidentale, tirant ses origines du christianisme) contre celle(s) qui la menace(raient), au premier rang desquelles la civilisation islamique, d’autre part. Par exemple via la « guerre contre le terrorisme », y compris « préventive », mais aussi par la répression, dans les pays de civilisation occidentale majoritaire, de pratiques et parfois d’opinions jugées non conformes aux valeurs de la civilisation occidentale.</p>
<p>Ainsi quand Claude Guéant affirme que toutes les civilisations ne se valent pas et que la « nôtre » est « plus avancée », bien qu’il évite – d’ailleurs à dessein – toute référence directe à quelque religion que ce soit, le microcosme politico-médiatique s’offusque non pas de ce qu’il <em>dit</em>, mais de ce qu’il <em>sous-entend</em> pour un public d’initiés. Au risque de n’être pas compris par l’immense majorité des citoyens-électeurs qui, elle, n’y verra pas ce sous-entendu, mais prenant connaissance des propos effectivement prononcés par Claude Guéant, jugera <em>à juste titre</em> qu’ils ne sont pas racistes, voire qu’ils condamnent le racisme.</p>
<p>Car l’accusation portée contre Claude Guéant est en fait une accusation de double discours : Claude Guéant tiendrait un discours en apparence antiraciste, mais implicitement formulé de telle manière qu’il soit compris comme raciste par les racistes, ces derniers interprétant la profession de foi antiraciste de Claude Guéant non pas comme l’expression de ses convictions, mais comme un simple artifice rhétorique destiné à ce que ses propos implicitement racistes ne puissent tomber sous le coup de la loi, et qui ne reflète en rien sa pensée profonde.</p>
<p>Notre conviction – celle de l’auteur de cet article – est que cette accusation est fondée. Reste qu’elle est extrêmement difficile à étayer, précisément parce que la dénonciation d’un double discours repose sur le procès d’intention, au sens littéral, si facile à contester par l’intéressé : ne pouvant incriminer directement les propos, on accuse celui qui les tient de ne pas dire ce qu’il pense, et même de dire le contraire de ce qu’il pense, au nom des intentions qu’on lui prête. L’auteur des propos et ses soutiens ont beau jeu, dès lors, de contester ces intentions, et d’affirmer que nous cherchons, mensongèrement, à faire croire au public que l’auteur des propos a dit exactement le contraire de ce qu’il a dit… et pense. Et ainsi, l’accusé retourne l’accusation, et se pose en victime d’une diffamation : à ce compte là, peut-il arguer, n&#8217;importe quel propos peut être compris comme raciste même s&#8217;il ne l&#8217;est pas, pour peu qu&#8217;on suppose des intentions racistes à leur auteur. Quoi que je dise, et même si j’affirme que les civilisations qui combattent le racisme sont supérieures à celles qui l’acceptent, on me traite de raciste. Alors cette condamnation n&#8217;a aucune importance : c&#8217;est la posture habituelle de la gauche qui n&#8217;a pas de programme et se contente de jeter l&#8217;anathème sur l’adversaire, faute d&#8217;idées, etc.</p>
<p>La défense, après tout, et quelle que soit notre intime conviction, est recevable, et prospérerait sans le moindre doute devant un tribunal si une association antiraciste, par exemple, s’avisait de citer M. Guéant à comparaître pour rendre compte de ses propos (ce qu’aucune n’a d’ailleurs fait à ce jour, et pour cause).</p>
<p>Aussi les dommages possibles dans l’opinion d’une telle polémique et des positions qu’elle amène l’un et l’autre camp à prendre surpassent de loin, on le voit, la question désormais traditionnelle de « l’appel du pied » du camp sarkozyste aux électeurs potentiels du Front National. Et c’est ce qui nous amène, au-delà de la question du sens caché des propos tenus par Claude Guéant et de ses intentions réelles, à nous poser une deuxième question, non moins essentielle à nos yeux : à qui Claude Guéant s’adressait-il réellement, et doit-on croire que ses propos n’avaient pas vocation à sortir de la salle dans laquelle il les a tenus ?</p>
<p>Notons d’abord cette évidence (mais est-ce une évidence ?) que le « off » a vécu, et que c’est prendre les politiciens pour des enfants de chœur de croire que les propos qu’ils tiennent, même en petit comité devant un public choisi, ne sont pas intentionnellement destinés à « fuiter ». On aurait grand tort de s’imaginer que Claude Guéant a commis une sorte de lapsus, ou un « dérapage » comme on dit maintenant – suggérant que les politiciens ne se contrôlent pas et passent leur temps, les pauvres, à se laisser déborder par l’expression soudaine et inopinée de leur inconscient, révélant au public ébaudi la dégueulasserie habituellement masquée de ce qu’ils pensent vraiment.</p>
<p>En outre, pourquoi Claude Guéant se serait-il embarrassé de telles circonvolutions devant un public acquis à sa cause, et connu pour être marqué très à droite, en affirmant le contraire de ce qu’il sous-entend, s’il n’avait craint – ou souhaité – que ses propos fussent portés à la connaissance d’un public beaucoup plus large, <em>a priori</em> beaucoup plus hostile au sens caché de son discours ? Après tout, M. Guéant a suffisamment souvent tenu par le passé des propos ouvertement racistes  (« il y a une immigration comorienne qui est la cause de beaucoup de violences », 11 septembre 2011) ou tendant à légitimer le racisme (« Les Français, à force d&#8217;immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux »,17 mars 2011) et même pris, une fois au moins dans le cadre de ses fonctions, une mesure objectivement discriminatoire à l’encontre des ressortissants étrangers (circulaire du 31 mai 2011 restreignant la possibilité pour des diplômés étrangers d&#8217;obtenir un statut de salarié après leurs études), pour qu’on se demande pourquoi, cette fois-ci, il se serait senti tenu de masquer le sens véritable de son propos en le dissimulant sous un « vernis » antiraciste. Pour ne pas être une fois de plus accusé de racisme ? Si tel est le cas, le moins qu’on puisse dire est que c’est raté.<strong> </strong></p>
<p>Supposons donc, non sans raison de très fortement supposer que nous supposons juste, que les propos de Claude Guéant n’aient pas été destinés en premier lieu à son public direct, les étudiants de l’UNI, mais aux médias et adversaires politiques qui s’en sont effectivement saisi : bref, qu’ils aient eu vocation, précisément, à susciter la polémique qu’ils ont suscitée.</p>
<p>La question, c’est : pourquoi faire ? En vue de quels bénéfices pour le camp sarkozyste, dans le contexte actuel de campagne électorale ?</p>
<p>Nous en voyons quatre, dont nous avons tout lieu de penser, pour toutes les raisons évoquées précédemment, qu’ils ont été largement atteints. En tenant ces propos sur les civilisations de la manière dont ils ont été tenus (c’est-à-dire à mots couverts) et en déclenchant la polémique qui s’est ensuivie, Claude Guéant et le camp sarkozyste qu’il représente ont réussi ce quadruple tour de force :</p>
<ul>
<li>D’adresser un signal d’amitié, à l’extrême droite, aux partisans de la thèse du « choc des civilisations » et du combat politique contre l’Islam.</li>
<li>De décrédibiliser le discours antiraciste de gauche à son encontre, présenté comme une lubie obsessionnelle sans rapport avec les faits.</li>
<li>De rassurer l’électorat de droite modérée et de centre droit, traditionnellement réfractaire aux dérives racistes de la droite dure, en proclamant (contre l’évidence et les faits) son attachement à combattre « la haine sociale ou ethnique ».</li>
<li>De se présenter en victime perpétuelle d’une gauche à court d’arguments, réduite à manier l’invective et n’hésitant pas pour cela à déformer, à caricaturer ses idées et ses propos, voire à leur faire dire le contraire exact de ce qu’ils disent.</li>
</ul>
<p>Surtout, en prenant ses adversaires en flagrant délit d’accusation de racisme improuvable, le camp sarkozyste suggère, non sans habileté, que l’ensemble des accusations de racisme dont il fait si fréquemment l’objet (dont certaines se sont d’ailleurs vues jugées comme fondées et ont été condamnées par les tribunaux) sont infondées ou pourraient l’être, parce qu’elles relèveraient d’un « fantasme » de la gauche qui chercherait par ce moyen à le discréditer.</p>
<p>Ainsi, en dénonçant les propos de Claude Guéant dont il est question au seul et unique motif qu’il y est fait mention d’une hiérarchie des civilisations, les responsables politiques de gauche jettent un soupçon de parti pris sur toutes leurs indignations liées à la question du racisme, quand bien même elles sont, le plus souvent, légitimes ET susceptibles d’être comprises, donc partagées, par une grande partie des citoyens.</p>
<p>Que Claude Guéant soit personnellement raciste, c’est plus que vraisemblable (il a en tout cas, on l’a dit, déjà donné maintes raisons par le passé qu’on l’en soupçonne). Que les propos qu’il a tenus devant les étudiants de l’UNI aient été destinés à être compris comme racistes par les racistes (donc à rabattre des voix d’électeurs potentiels du Front National, comme on l’a abondamment supposé), nous avons toutes les raisons de le penser…  Mais fallait-il dénoncer précisément, comme on l’a fait, ce qu’il a effectivement dit sur la valeur relative des civilisations les unes par rapport aux autres, au vu des arguments avancés pour étayer cette idée ?  Ne pas être dupe de ses intentions implique-t-il forcément que l’on doive accepter de faire le jeu de l’adversaire politique ?</p>
<p>N’y avait-il vraiment aucun moyen d’affronter Claude Guéant sur son propre terrain et de le contraindre à se dévoiler, à  s’expliquer sur la portée et les possibles conséquences politiques et légales de ses propos, autrement qu’en se jetant sur le chiffon rouge de l’inégalité des civilisations, réaction pavlovienne dont nous venons de démontrer le caractère notoirement contre-productif, puisque profitable à l’adversaire politique, et nuisible par contrecoup à la cause antiraciste elle-même ?</p>
<p>N’aurait-il pas mieux valu interroger Claude Guéant sur le fond, et lui demander, par exemple :</p>
<ul>
<li>Si notre &#8220;civilisation&#8221; sous régime sarkoziste défend effectivement la liberté, l&#8217;égalité et la fraternité (ou au contraire y porte atteinte continuellement, en favorisant les plus favorisés, en instaurant la surveillance généralisée, en violant l’indépendance du pouvoir judiciaire, en dressant des catégories de population les unes contre les autres, etc.), et si elle n&#8217;est pas à ranger au nombre de celles, inférieures selon lui, qui promeuvent &#8220;la haine sociale ou ethnique&#8221;, au vu des propos divers tenus par Messieurs Sarkozy, Guéant et d&#8217;autres membres du gouvernement sur les chômeurs, les ROM, les bénéficiaires du RSA, les &#8220;assistés&#8221;, les Français de naturalisation récente, ceux avec qui « ça va » quand il y en a un, mais qui causent des « problèmes » quand il y en a plusieurs…</li>
</ul>
<ul>
<li> Ce qu&#8217;il entendait précisément par &#8220;protéger&#8221; notre civilisation : contre qui, contre quoi, et par quels moyens ? Par exemple concernant la « civilisation islamique », que M. Guéant doit juger inférieure puisqu’elle est, tendanciellement, moins soucieuse que n’est censé être la « nôtre » d’égalité des sexes, les lois antis-burqa suffisent-elles, ou faut-il aller beaucoup plus loin et envisager, par exemple, de demander aux Musulmans étrangers souhaitant devenir Français d’abjurer officiellement leur religion pour espérer obtenir la nationalité française, ou de pousser les Arabes dans la Seine ?&#8230;</li>
</ul>
<p>Il y avait moyen – et l’on peut parler d’occasion manquée – de déjouer le piège rhétorique tendu par Claude Guéant à ses adversaires politiques, et, peut-être, de le retourner contre lui.</p>
<p>Espérons que les intellectuels et responsables politiques de gauche auront tiré les leçons de ce fiasco. Il y a malheureusement lieu de croire qu’il n’en est rien, et lieu, pour qui rejette les fondements idéologiques nauséabonds de la politique sarkozyste en matière d’intégration et de gestion de l’immigration, de s’en désoler. L’enfer, c’est bien connu, est pavé de bonnes intentions. Il n’est cependant jamais trop tard pour se reprendre, et s’assurer, lorsqu’on dénonce avec raison les sous-entendus odieux d’une droite qui n’en finit plus de se « droitiser », que l’on a une chance d’être compris et entendu par l’opinion, et qu’on ne sert pas malgré soi les intérêts de l’adversaire que l’on combat.</p>
<p>&nbsp;
<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/fr/propos-de-claude-gueant-sur-les-civilisations-de-la-contre-productivite-dune-certaine-forme-dantiracisme/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="French" title="French" border="0">French</a></li>
</ul>
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		<title>Université : une chercheuse Belge démissionne pour de bonnes raisons</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:13:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Igor Babou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Positions]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Voici un texte, rédigé par une philosophe Belge qui a décidé de démissionner de son université suite à une réflexion très générale sur les évolutions contemporaines de nos métiers, sur l&#8217;inanité des politiques de &#8220;l&#8217;excellence&#8221;, et sur la victoire de l&#8217;utilitarisme et du technicisme. Ce texte circule dans divers [...]]]></description>
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<p style="text-align: justify;">Voici un texte, rédigé par une philosophe Belge qui a décidé de démissionner de son université suite à une réflexion très générale sur les évolutions contemporaines de nos métiers, sur l&#8217;inanité des politiques de &#8220;l&#8217;excellence&#8221;, et sur la victoire de l&#8217;utilitarisme et du technicisme. Ce texte circule dans divers réseaux depuis peu, et il me semble contribuer à une nécessaire et urgente réflexion. J&#8217;adhère à 100% aux constats de ce texte, en espérant qu&#8217;ici et là il reste encore quelques énergies dans les interstices pour contrer la monté de la médiocrité de l&#8217;idéologie de l&#8217;excellence et de l&#8217;utilitarisme économique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://indiscipline.fr/wp-content/uploads/2012/02/démission.pdf">démission</a> (le texte en version pdf)</p>
<p style="text-align: center;">-*-</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">POURQUOI JE DÉMISSIONNE DE L’UNIVERSITÉ APRÈS DIX ANS D’ENSEIGNEMENT</p>
<p style="text-align: justify;">Plus que jamais il est nécessaire de réfléchir au rôle que doivent jouer les universités dans des sociétés en profond bouleversement, sommées de choisir dans l’urgence le type de civilisation dans lequel elles veulent engager l’humanité. L’université est, jusqu’à présent, la seule institution capable de préserver et de transmettre l’ensemble des savoirs humains de tous les temps et de tous les lieux, de produire de nouveaux savoirs en les inscrivant dans les acquis du passé, et de mettre à la disposition des sociétés cette synthèse d’expériences, de méthodes, de connaissances dans tous les domaines, pour les éclairer dans les choix de ce qu’elles veulent faire de la vie humaine. Qu’à chaque époque l’université ait manqué dans une certaine mesure à son projet fondateur, nous le lisons dans les critiques qui lui ont constamment été adressées à juste titre, et il ne s’agit pas de s’accrocher par nostalgie à l’une de ses formes anciennes. Mais jamais elle n’a été aussi complaisante envers la tendance dominante, jamais elle n’a renoncé à ce point à utiliser son potentiel intellectuel pour penser les valeurs et les orientations que cette tendance impose à l’ensemble des populations, y compris aux universités elles mêmes. D’abord contraintes par les autorités politiques, comme on l’a vu de manière exemplaire avec le processus de Bologne, il semble que ce soit volontairement maintenant que les directions universitaires (à quelques rares exceptions près) imposent la même fuite en avant, aveugle et irréfléchie, vers des savoirs étroitement utilitaristes dominés par l’économisme et le technologisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce phénomène repose très clairement sur l’adhésion idéologique de ceux qui exercent le pouvoir institutionnel, il ne se serait pas imposé à l’ensemble des acteurs universitaires si l’on n’avait pas instauré en même temps une série de contraintes destinées à paralyser toute opposition, par la menace de disparition des entités qui ne suivraient pas la course folle de la concurrence mondiale : il faut attirer le « client », le faire réussir quelles que soient ses capacités (« l’université de la réussite » !), lui donner un diplôme qui lui assure une bonne place bien rémunérée, former en le moins de temps possible des chercheurs qui seront hyper productifs selon les standards éditoriaux et entrepreneuriaux, excellents gestionnaires et toujours prêts à siéger dans les multiples commissions et conseils où se prennent les simulacres de décisions — simulacres, puisque tant les budgets que les critères d’attribution et de sélection sont décidés ailleurs. De qualité, de distance critique, de réflexion sur la civilisation, il n’est plus jamais question. La nouvelle notion d’« excellence » ne désigne en rien la meilleure qualité de l’enseignement et de la connaissance, mais la meilleure capacité à engranger de gros budgets, de grosses équipes de fonctionnaires de laboratoire, de gros titres dans des revues de plus en plus sensationnalistes et de moins en moins fiables. La frénésie d’évaluations qui se déploie à tous les niveaux, depuis les commissions internes jusqu’au classement de Shanghaï, ne fait que renforcer l’absurdité de ces critères.</p>
<p><span id="more-1021"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il en résulte tout le contraire de ce qu’on prétend promouvoir : en une dizaine d’années d’enseignement, j’ai vu la majorité des meilleurs étudiants abandonner l’université avant, pendant ou juste après la thèse, lorsqu’ils ont pris conscience de l’attitude qu’il leur faudrait adopter pour continuer cette carrière ; j’ai vu les autres renoncer à leur profondeur et à leur véritable intérêt intellectuel pour s’adapter aux domaines et aux manières d’agir qui leur offriraient des perspectives. Et bien sûr j’ai vu arriver les arrivistes, à la pensée médiocre et à l’habileté productive, qui savent d’emblée où et avec qui il faut se placer, qui n’ont aucun mal à formater leur écriture pour répondre aux exigences éditoriales, qui peuvent faire vite puisqu’ils ne font rien d’exigeant. Hormis quelques exceptions, quelques personnes qui ont eu la chance d’arriver au bon moment avec la bonne qualification, ce sont ceux-là, les habiles médiocres, qui sont en train de s’installer — et la récente réforme du FNRS vient de supprimer les dernières chances des étudiants qui n’ont que leurs qualités intellectuelles à offrir, par la prépondérance que prend l’évaluation du service d’accueil sur celle de l’individu. Ces dérives présentent des variantes et des degrés divers selon les disciplines et les pays, mais partout des collègues confirment les tendances générales : concurrence fondée sur la seule quantité ; choix des thèmes de recherche déterminé par les organismes financeurs, eux-mêmes au service d’un modèle de société selon lequel le progrès humain se trouve exclusivement dans la croissance économique et dans le développement technique ; inflation des tâches administratives et managériales aux dépens du temps consacré à l’enseignement et à l’amélioration des connaissances. Pour l’illustrer par un exemple, un Darwin, un Einstein, un Kant n’auraient aucune chance d’être sélectionnés par l’application des critères actuels. Quelles conséquences pense-t-on que donnera une telle sélection sur la recherche et les enseignements futurs ? Pense-t-on pouvoir encore longtemps contenter le « client » en lui proposant des enseignants d’envergure aussi étroite ? Même par rapport à sa propre définition de l’excellence, la politique des autorités scientifiques et académiques est tout simplement suicidaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains diront peut-être que j’exagère, qu’il est toujours possible de concilier quantité et qualité, de produire du bon travail tout en se soumettant aux impératifs de la concurrence. L’expérience dément cet optimisme. Je ne dis pas que tout est mauvais dans l’université actuelle, mais que ce qui s’y fait de bon vient plutôt de la résistance aux nouvelles mesures imposées que de leur application, résistance qui ne pourra que s’affaiblir avec le temps. On constate, en effet, que toutes les disciplines sont en train de s’appauvrir parce que les individus les plus « efficaces » qu’elles sélectionnent sont aussi les moins profonds, les plus étroitement spécialisés c’est-à-dire les plus ignorants, les plus incapables de comprendre les enjeux de leurs propres résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Même les disciplines à fort potentiel critique, comme la philosophie ou les sciences sociales, s’accommodent des exigences médiatiques et conservent toujours suffisamment de conformisme pour ne pas être exclues de la bataille productiviste, — sans compter leur incapacité à affronter l’incohérence entre leurs théories critiques et les pratiques que doivent individuellement adopter leurs représentants pour obtenir le poste d’où ils pourront se faire entendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que beaucoup de collègues partagent ce jugement global et tentent héroïquement de sauver quelques meubles, sur un fond de résignation et d’impuissance. On pourrait par conséquent me reprocher de quitter l’université au moment où il faudrait lutter de l’intérieur pour inverser la tendance. Pour avoir fait quelques essais dans ce sens, et malgré mon estime pour ceux qui s’efforcent encore de limiter les dégâts, je pense que la lutte est vaine dans l’état actuel des choses, tant est puissante la convergence entre les intérêts individuels de certains et l’idéologie générale à laquelle adhère l’institution universitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Plutôt que de s’épuiser à nager contre le courant, il est temps d’en sortir pour créer autre chose, pour fonder une tout autre institution capable de reprendre le rôle crucial de transmettre la multiplicité des aspects des civilisations humaines et de stimuler la réflexion indispensable sur les savoirs et les actes qui font grandir l’humanité. Tout est à construire, mais il y a de par le monde de plus en plus de gens qui ont l’intelligence, la culture et la volonté pour le faire. En tous cas, il n’est plus temps de perdre ses forces à lutter contre la décadence annoncée d’une institution qui se saborde en se trompant d’excellence.</p>
<p style="text-align: justify;">Annick Stevens,</p>
<p style="text-align: justify;">Docteur en philosophie,</p>
<p style="text-align: justify;">Chargée de cours à l’Université de Liège depuis 2001.</p>
</blockquote>
<ul class="lang_switch">
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		<title>FACUNDO CABRAL IN MEMORIAM</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/facundo-cabral-in-memoriam/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 19:11:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel Salinas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Textos en español]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate ¡¡Han asesinado a otro hermano!! “Ha de elegir bien su melga quien se tenga por cantor Porque sólo el impostor se acomoda en toda huella: Que siga una sola estrella Quien quiera ser sembrador”. Facundo Cabral siguió la enseñanza de Atahualpa Yupanqui, y sembró mucho, de lo mejor, por [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Ffacundo-cabral-in-memoriam%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>¡¡Han asesinado a otro hermano!!</p>
<p align="center">“Ha de elegir bien su melga quien se tenga por cantor</p>
<p align="center">Porque sólo el impostor se acomoda en toda huella:</p>
<p align="center">Que siga una sola estrella</p>
<p align="center">Quien quiera ser sembrador”.</p>
<p>Facundo Cabral siguió la enseñanza de Atahualpa Yupanqui, y sembró mucho, de lo mejor, por cierto, y por muchas partes.</p>
<p>La barbarie ha interrumpido para siempre la siembra de humanidad que este tierno-viejo-fraterno-cantor llevara a cabo durante varias décadas</p>
<p>¿Qué decir, qué sentir, qué hacer, ante el horror y el daño irreparable.</p>
<p>Las palabras que convendría pronunciar, ya casi no circulan, o han perdido su sentido original, pues no pertenecen al vocabulario “nuestro de cada día”. Es que el lenguaje actual está aquejado de raquitismo terminal a causa del virus de la mercadofilia y de los miasmas televisivos, que reservan a la palabra la infeliz tarea de transmitir el miserable narcisismo de los caraduras de la política y los negocios y de los “rostros” de la televisión.</p>
<p>Decir cuánto pesar nos embarga, hablar de lo que perdemos cuando un artista es asesinado, clamar nuestra indignación, todo ello es necesario e insoslayable, pero nuestros dichos desaparecerán, inevitablemente en el océano de deshechos y pacotillas de esta Modernidad de mercachifles neoliberales.</p>
<p>Nos queda, sin embargo, por decir algo que puede ser decisivo, podemos, y debemos decir NO:</p>
<p>NO MÁS aceptación fatalista del horror como si se tratase de un ineludible tributo a pagar, en virtud de no sé qué destino.</p>
<p>NO MÁS complicidad de los gobiernos, de sus policías y sus magistrados con los criminales.</p>
<p><span id="more-1015"></span></p>
<p>NO más puestas en escena de grotescos simulacros de justicia.</p>
<p>NO más recochineo comunicacional en el que necrófilos “periodistas” y obscenos opinólogos, banalizan el mal traficando con la verdad.</p>
<p>En esta hora de duelo, ¿qué sentimiento albergar para impedir que la indignación, la desazón, no enciendan en nosotros primarios instintos destructores que nos obnubilen y degraden haciéndonos experimentar odio, rencor y el mismo apetito de venganza, que los criminales?</p>
<p>Es imprescindible y urgente, que erradiquemos de nosotros el sentimiento de impotencia.</p>
<p>La indefensión en que cada uno de nosotros se halla frente a la violencia y al poder de aquellos que la ejercen e imponen por doquier, es dramática y agobiadora. Pero, la impunidad que la perpetúa tiene sus raíces en nosotros, en el miedo nuestro que insidiosa y malignamente nos induce a callar, nos persuade de que no es juicioso ir contra la corriente, nos invita a eclipsarnos cuando se requiere de nuestra presencia. Ese miedo que nos ayuda a comulgar con ruedas de molino, miedo que nos impide ver como el conformismo nos va tornando amnésicos, pusilánimes y cobardes; miedo que, en fin de cuentas, nos convierte en desencantados calculadores.</p>
<p>Este no es un cándido llamado al heroísmo que supuestamente cada quien lleva escondido en su fuero interior; las Rigobertas Menchú, desgraciadamente, no nacen todos los días ni en todas las latitudes. Lo que debemos, y podemos hacer, es vencer los obstáculos que en nuestro espíritu, se oponen a la comprensión de la realidad en que vivimos y que contribuimos a perpetuar, pero que, también podemos modificar.</p>
<p>Es urgente que reconozcamos, en nosotros mismos, los caudales de energía de los que somos depositarios; energías que hoy son despilfarradas en la penosa tarea de subsistir forjándonos ilusorias y devoradoras perspectivas que no conducen a ninguna parte.</p>
<p>Debemos asumir la difícil tarea de descubrir que somos sujetos aptos, no tan sólo para opinar, sino para decidir acerca de cosas importantes para cada quien y para la comunidad. Debemos redescubrir hoy, la tremenda significación de lo que “osar saber” puede tener para cada uno de nosotros aquí y ahora.</p>
<p>Lucidez y coraje pues, es lo que necesitamos, para comprender que el asesinato de nuestros hermanos no es obra de un sino fatal o de una sórdida intriga de inconfesables motivos.</p>
<p>El asesinato de Facundo Cabral, como el de Víctor Jara, y el de tantos otros “compañeros del alma”, son hechos que representan, concentradamente, la esencia del Siglo XX que no termina de morir. Son hechos que, como desgarradores relámpagos, iluminan fugazmente la realidad, mostrando todo aquello que lesiona y ofende a nuestra humana condición.</p>
<p align="center">“En asuntos del cantar, que mire el hombre pa’ dentro</p>
<p align="center">Donde se hacen los encuentros de pesares y sentires;</p>
<p align="center">Después, que tire onde tire</p>
<p align="center">Con la consciencia por centro”.</p>
<p>Descansa en paz hermano.</p>
<p>Gabriel Salinas Álvarez</p>
<p>&nbsp;
<ul class="lang_switch">
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</ul>
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		<title>Elecciones en el Perú: AVISEN A LOS COMPATRIOTAS</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 23:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joan Guimaray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Textos en español]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Escribe Joan Guimaray ¡Ay, el Perú! ¿En dónde y en qué momento se nos perdió el sano juicio? ¿En cuál de los recodos de la historia se nos contaminó el alma? ¿Quién nos convirtió casi, casi en caricaturas humanas? ¿En qué parte de la larga travesía republicana nos asaltaron [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Felecciones-en-el-peru-avisen-a-los-compatriotas%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p style="text-align: justify;">Escribe Joan Guimaray</p>
<p style="text-align: justify;">¡Ay, el Perú! ¿En dónde y en qué momento se nos perdió el sano juicio? ¿En cuál de los recodos de la historia se nos contaminó el alma? ¿Quién nos convirtió casi, casi en caricaturas humanas? ¿En qué parte de la larga travesía republicana nos asaltaron la memoria? Ahora cuando nos llega el día de elegir nuestro destino, hoy cuando las ánforas nos esperan y en momentos en que la ONPE con su cara de Pacarán y su sonrisa de Chu simula imparcialidad, parece que estuviéramos sin juicio, sin alma, sin memoria y tan sólo como seres antropomorfos, escuchando azorados, absortos e impotentes, a unos cuantos ‘iluminados’ y chismeros que dicen que tienen miedo a Humala y que Keiko es el mal menor, pero que no saben por quién votar, porque ninguno de los candidatos les convence, por ser iguales, idénticos y semejantes.</p>
<p style="text-align: justify;">¡Ay, el Perú! Aquellos que se alucinan ser paradigmas de ciudadanos, los que se creen ser ejemplares demócratas, los que se imaginan ser modelos de la inteligencia, no son sino, parte de la hediente comparsa que con sus vulgares sofismas y sus grotescos paralogismos, disimuladamente confunden y desorientan a los distraídos caminantes sin rumbo y a incautos seres sin ideales a fin de embaucarlos y reclutarlos para engrosar las filas de la insepulta mafia que está a punto de resucitar. Entonces, para lograr sus acometidos no sólo calumnian, difaman y engañan, sino también, confunden diciendo que los candidatos son iguales, como si en la dimensión de sus propuestas, en el volumen de sus ideales, en el tamaño de sus capacidades, y en autoridad moral, fuesen iguales. Así que, sólo la ignorancia invicta y la desvergonzada conveniencia, pueden sostener sin rubor un semejante desatino.</p>
<p style="text-align: justify;">Avisen a los compatriotas. Lo que se trata aquí, es el de eludir el deber ciudadano y de escamotear la higiene moral de pensar en función de país, únicamente para favorecer a la inverecunda hija y sucesora del cleptócrata de la última década del siglo pasado. Una candidata que lejos de transmitir serenidad y equilibrio para la tranquilidad del país, pone en peligro la paz social, al exhibir el mismo perfil autoritario de su padre, como lo pudimos ver y escuchar en el último debate. Pero no sólo, pone en peligro la paz social y la gobernabilidad del país, sino además, se le advierten planes oscuros, intenciones perversas, proyectos impuros. No nos olvidemos que el fujimorismo es impredecible. Es impredecible, porque no es una organización política, sino una asociación de malhechores.</p>
<p><span id="more-1001"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Hace diez años atrás, nadie se hubiera imaginado que la hija que destronó a su propia madre del honorífico cargo de primera dama, iba ser candidata presidencial. Hace una década, nadie hubiera pensado que la mujer que pagó sus estudios universitarios con el dinero del Estado, iba estar a punto de convertirse en la primera jefa de Estado.</p>
<p style="text-align: justify;">De modo que, avisen a nuestros iletrados compatriotas, que si la congresista Keiko Fujimori gana la elección presidencial, se habrá instalado la dinastía Fujimori en el Perú, porque su sucesor inmediato será nada menos que su hermano, el electo congresista Kenyi Fujimori a quien naturalmente lo sucederá su hermana Keiko, luego volverá Kenyi, y así, tendremos por largos períodos las interminables sucesiones.</p>
<ul class="lang_switch">
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		<title>Manifeste des Indignés : « Pour une démocratie réelle, ici et maintenant ! »</title>
		<link>http://indiscipline.fr/en/manifeste-des-indignes-%c2%ab-pour-une-democratie-reelle-ici-et-maintenant-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2011 17:52:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Une initiative à suivre, qui se développe, et à laquelle on ne peut qu&#8217;adhérer : http://www.rezocitoyen.fr/yes-we-camp-le-manifeste.html &#160; Manifeste des Indignés : « Pour une démocratie réelle, ici et maintenant ! » Nous sommes des personnes ordinaires. Nous sommes comme vous : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, travailler ou [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Findiscipline.fr%2Fen%2Fmanifeste-des-indignes-%25c2%25ab-pour-une-democratie-reelle-ici-et-maintenant-%25c2%25bb%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_US">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>Une initiative à suivre, qui se développe, et à laquelle on ne peut qu&#8217;adhérer :</p>
<p><a href="http://www.rezocitoyen.fr/yes-we-camp-le-manifeste.html">http://www.rezocitoyen.fr/yes-we-camp-le-manifeste.html</a></p>
<blockquote><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Manifeste des Indignés : « <em>Pour une démocratie réelle, ici et maintenant !</em> »</strong></p>
<p>Nous sommes des personnes ordinaires. Nous sommes comme vous : des  gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, travailler ou pour  chercher un travail, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens  qui travaillent dur tous les jours pour vivre et pouvoir offrir un  meilleur avenir à ceux qui les entourent.</p>
<p>Parmi nous, certains se considèrent plus progressistes, d’autres plus  conservateurs. Certains sont croyants, d’autres pas. Certains suivent  des idéologies précises, d’autres se considèrent apolitiques. Mais nous  sommes tous préoccupés et indignés par la situation politique,  économique et sociale autour de nous : par la corruption des  politiciens, patrons, banquiers,&#8230;  qui nous laissent sans défense et  sans jamais être entendus. Cette situation est devenue la norme, une  souffrance quotidienne et sans espoir aucun. Mais en unissant nos forces  nous pouvons la changer. Le moment est venu de changer les choses, de  bâtir ensemble une société meilleure. En conséquence nous soutenons avec  vigueur les affirmations suivantes :</p>
<ul>
<li> L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre  accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et  le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société  avancée.</li>
<li> Des droits inaliénables doivent être garantis au sein  de notre société : le droit au logement, au travail, à la culture, à la  santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre  développement personnel et le droit du consommateur à une vie saine et  heureuse.</li>
<li> L’état actuel de notre système politique et  économique ne répond pas à ces priorités et il est par de multiples  facettes un obstacle au progrès de l’humanité.</li>
<li> La démocratie  appartient au peuple (demos = peuple, cratie = pouvoir), ce qui signifie  que chacun de nous constitue une partie du gouvernement. Cependant, en  Espagne [France], la majorité de la classe politique ne nous écoute même  plus. Ses fonctions devraient être de porter notre voix auprès des  institutions, en facilitant la participation politique des citoyens à  travers des canaux de démocratie directe pour le bénéfice du plus grand  nombre, et non pas celle de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en  suivant les ordres des forces économiques et en s’accrochant au pouvoir  grâce à une dictature bipartie représentée par les sigles inamovibles du  PS et de l’UMP (avec le FN comme repoussoir).</li>
<li> La soif de  pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns sont à la  source des inégalités, frustrations et injustices, ce qui mène à la  violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète  et non-durable, entraîne notre système social dans une spirale, qui  s’auto-consume, enrichissant une minorité et appauvrissant les autres.  Jusqu’à son effondrement.</li>
<li> La volonté et le but du système sont  l’accumulation d’argent, sans tenir compte ni de l’efficacité  ni du  bien-être de la société ; gaspillant ses ressources, et détruisant la  planète, générant du chômage et des consommateurs mécontents.</li>
<li> Les citoyens sont les engrenages d’une machine destinée à enrichir cette  minorité qui se moque de nos besoins. Nous sommes anonymes mais sans  nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons fonctionner le monde.</li>
<li> Si en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à  une rentabilité économique abstraite où la majorité ne bénéficie pas de  ses avantages, nous pourrons supprimer les abus que nous endurons.</li>
</ul>
<p>Nous avons besoin d’une révolution éthique. Plutôt que de mettre  l’argent avant les êtres humains, il faut le mettre à notre service.  Nous sommes des personnes, pas des objets. Je ne suis pas le produit de  ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.<span id="more-998"></span></p>
<ul>
<li> Au nom de tout ce qui est précité, je suis indigné<br />
Je crois sincèrement que je peux changer les choses.<br />
Je crois que je peux aider.<br />
Je sais que, tous ensemble, on peut y parvenir. Sors avec nous. C’est ton droit.</li>
</ul>
</blockquote>
<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://indiscipline.fr/fr/manifeste-des-indignes-%c2%ab-pour-une-democratie-reelle-ici-et-maintenant-%c2%bb/"><img src="http://indiscipline.fr/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="French" title="French" border="0">French</a></li>
</ul>
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