Rubrique "Readings"


En el Perú: LA OCLOCRACIA ARRINCONÓ A LA DEMOCRACIA

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Escribe Joan Guimaray

El Perú está de duelo. De duelo está el Perú. La democracia ha sufrido una gran derrota, la peor de sus derrotas. Y aunque muchos distraídos digan que ella ganó, pues el modelo neoliberal que engendró pobreza repartiendo limosnas, distribuyendo providencias y asignando dádivas quincenales, la ha herido con alevosía, golpeándola con premeditación y derribándola en su propia ánfora. Lire la suite

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Nous sommes heureux de vous annoncer la numérisation complète ainsi que la mise en ligne du corpus de la revue “Labo Contestation”, revue contestataire lyonnaise réalisée par des chercheurs entre 1970 et 1973, et dont l’objectif était de réaliser une critique des conditions de production de la science et une analyse des rapports de domination au sein de l’université.

http://science-societe.fr/labo-contestation/

Labo Contestation est à prendre comme un témoignage, comme un document historique, mais aussi comme une raison de rester vigilant avec lucidité dans nos analyses du champ STS, ainsi que dans nos luttes pour une université et une recherche qui restent à libérer des pouvoirs qui l’enserrent encore.

C’est pourquoi, avec l’aval de Pierre Clément qui était la cheville ouvrière de Labo Contestation à Lyon, nous avons décidé de numériser et de mettre en ligne la collection complète des six numéros de cette revue, ainsi que deux hors-série.

Cette numérisation de la revue Labo Contestation, ainsi que sa mise en ligne, s’inscrivent dans l’une des opérations de recherche du Cluster “Enjeux et représentations de la science, de la technologie et de leurs usages” (opération 1 : “Pour une histoire des recherches sur la vulgarisation et le champ Sciences, Technologies et Société”).

FAMILIA DESMEMORIADA

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Cuento sobre el Perú

 

Escribe Joan Guimaray

            Casi harapiento y con estómago vacío, llegó desde el otro lado del mundo a la casa de una numerosa familia. Dijo que tenía hambre y sed. Le dieron de comer y beber. Dijo que quería trabajar y estudiar. Le dieron trabajo y educación. Dijo que era honrado y trabajador. Entonces, le entregaron todas las llaves de la casa. Él les miró sólo de reojo. Y, mostrándoles su asimétrica y extraña sonrisa, se dispuso a recorrer por los patios, pasillos, escaleras, habitaciones, depósitos, sótanos, azoteas y jardines.

            Lo primero que hizo, fue pintar, decorar y amoblar el salón de fiestas. Casi toda la familia le aplaudió. En el momento en que lo estrenaban entre música y tragos, él incendió la pequeña biblioteca. Libros, revistas y valiosos archivos se redujeron a ceniza. La mayoría de la familia calló. Prefirió ignorar que ya no tenía biblioteca. Apenas se escuchó protestar algunas voces, pero nadie hizo caso.

            Más tarde, pintó los pasillos, enceró las escaleras, limpió los balcones. Y cuando la alborozada familia loaba, alababa y endiosaba, él abusó de la inocencia de las doncellas y envenenó el aire que respiraban los niños. Otra vez, alguien advirtió. Otro protestó. Pero los demás prefirieron callar. Decían que él estaba ordenando la casa.

            Luego, pintó la fachada, arregló los retretes y lustró los pisos. Los miembros de la familia, no sabían cómo agradecerle. Le crearon canciones, le escribieron loas de alabanza, le entonaron himnos de gratitud. Escuchó que coreaban su nombre por todas partes. Y él, inmensamente feliz: fornicaba con las casadas, mataba a los padres, perseguía los esposos, torturaba a los hijos y desaparecía a los nietos.

            Mientras una parte de la familia no cesaba de endiosarle, él vendía las joyas de la abuela, remataba los cuadros del abuelo, violentaba todas las purezas, deformaba todos los códigos, alteraba el aroma de la lógica, contaminaba la fragancia de la estética. Se apoderaba de todo cuanto había de valor en casa. La familia que lo había consentido, creía que él ya era parte de ella, aunque él, jamás había olvidado su procedencia y nunca se había desligado de sus raíces. Ni siquiera a la casa que la cobijaba, ni a la familia que le había dado todo, las sentía como suya.

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Originellement publié dans John Dewey and the Promise of America, Progressive Education Booklet n°14, Colombus, American Education Press, 1939, ce texte a été présenté par le traducteur, Samuel Renier (samuel.renier@univ-lyon2.fr), lors d’un atelier organisé dans le cadre de la grève de l’ENS LSH, le mercredi 4 février 2009

Télécharger le texte anglais (pdf)

Dans les circonstances présentes, je ne peux espérer me réconcilier avec le fait que j’ai réussi à vivre quatre-vingt ans. Je mentionne ce fait pour vous en suggérer un plus important – à savoir que des événements de la plus haute importance se sont produits pendant les quatre cinquièmes de siècle écoulés, période qui couvre plus de la moitié de l’histoire nationale [américaine] actuelle. Pour d’évidentes raisons, je ne m’essayerai pas à résumer ne serait-ce que les plus importants de ces événements. Je me réfère ici à ceux-ci en vertu de leur influence sur la question à laquelle ce pays s’est attelé lorsque fut formée la nation – la création de la démocratie, question qui se révèle aujourd’hui aussi urgente qu’elle le fut il y a cent cinquante ans quand les plus expérimentés et sages de nos hommes se sont réunis afin de faire l’état des lieux et de créer le cadre politique d’une société qui se gouverne elle-même.

Parmi les changements qui se sont produits ces derniers temps, le plus net réside en ce que les modes de vie ainsi que les institutions qui à l’origine étaient naturelles, presque inévitables et résultant d’heureuses conditions, ont désormais à être atteintes par de conscients et résolus efforts. Bien que l’ensemble du pays ne se trouvait pas concerné par la démarche pionnière il y a quatre-vingt ans, il restait néanmoins toujours si proche, à l’exception de quelques grandes villes, de l’époque des pionniers que la légende du pionnier, et par suite de la grande frontière, jouaient un rôle actif dans la formation des esprits et des croyances de ceux qui y étaient nés. Dans les esprits tout du moins le pays conservait une frontière ouverte, faite de ressources encore inexploitées. C’était alors un pays d’opportunités matérielles et d’invitation. Même ainsi, la naissance de cette nation impliquait plus qu’une merveilleuse conjonction de circonstances matérielles. Il existait effectivement un groupe de personnes qui étaient capables de réadapter les vieilles idées et institutions afin de faire face aux situations que fournissaient ces nouvelles conditions matérielles – un groupe d’hommes dotés d’une extraordinaire inventivité politique.

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Umberto Eco est-il un fainéant ?

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Dans la traduction de 1998, Umberto Eco dans “Comment voyager avec un saumon – nouveaux pastiches et postiches”, exprimait le décalage entre la perception du caractère naturel des limites de disponibilité de n’importe quel professionnel considéré comme sérieux, et l’idée que l’agenda de l’universitaire peut accueillir sans cesse de nouvelles tâches, puisqu’il est fainéant par nature.

Depuis que notre président a officialisé le constat de cette fainéantise du chercheur ou de l’enseignant-chercheur, nous sommes amenés à devoir faire avec cette vérité officielle, qui ouvre les vannes d’un sens commun désormais largement repris et assumé dans nombre de médias, blogs, forums, y compris par les enseignants-chercheurs eux-mêmes lorsqu’ils parlent de l’éternel collègue qui ne fait rien, ou, dans le cas des chercheurs retraités, lorsqu’ils adoptent la position du repenti fier d’apporter sa contribution au débat (“je l’affirme : on ne faisait rien dans notre labo “).

Il nous faut donc remonter le rocher, patiemment, et apporter des éléments qui puissent permettre d’ébranler la vérité officielle et le sens commun déshinibé par l’expression de cette vérité officielle. Umberto Eco, justement, frère d’infortune, fainéant d’universitaire obligé lui aussi, déjà de rendre compte du détail de son agenda nous apporte sa précieuse contribution, il y a plus de dix ans déjà.

Reste à actualiser ce travail. En dix ans, tout semble avoir été fait pour amener l’universitaire à rajouter à la liste des tâches énumérées par Umberto Eco, toutes celles, fort nombreuses, qui consistent à devoir faire la preuve que son temps est effectivement employé en totalité.

Le programme d’Umberto Eco évoque presque un monde perdu, magique : le récit évoque le temps où l’humaniste (fainéant donc) est tout entier à son travail intellectuel et pédagogique.

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