Archive pour: October, 2007

goyaQu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! (Ose penser) Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières. (E. Kant, 1784)

La situation de l’enseignement supérieur et de la recherche

De toute évidence, au rythme où avancent les réformes, la recherche de qualité – c’est à dire la recherche qui se développe dans des temporalités et en fonction d’objectifs non uniquement utilitaristes, techniques ou mercantiles – va disparaître. Dans le secteur des sciences humaines et sociales, il est maintenant évident que l’enjeu est de préserver non pas nos laboratoires, ni nos budgets (bien que cela compte évidemment), mais tout simplement un minimum de liberté intellectuelle afin de pouvoir nous consacrer à autre chose qu’à accompagner l’innovation technologique auprès des citoyens, puisque c’est ce rôle que nos tutelles et le marché souhaitent nous voir endosser : accompagnement idéologique que l’on construit sous la forme (et avec la rhétorique mensongère) du « débat », de la « concertation », et où les SHS sont supposées « mettre de l’huile » afin de favoriser « l’acceptabilité » de mesures ou d’innovations qui ne sont en réalité jamais discutée ni remises en cause.

Confrontés à une bureaucratie écrasante, au mépris de nos institutions, au régime de l’urgence, à des réformes continuelles et toutes plus absurdes les unes que les autres, à la dépolitisation croissante des enseignants et des chercheurs, nous nous avançons benoîtement vers la privatisation de l’enseignement supérieur et de la recherche (déjà bien entamée, même en SHS, avec la diffusion au sein des structures des acteurs du marché ou des valeurs de la concurrence). Dans ce processus de transformation structurelle et idéologique, c’est toute la fonction critique des SHS qui est en train de disparaître au profit d’une fonction d’accompagnement technique d’une conception du « progrès » (industriel, technologique, économique, etc.) dont on sait les dégâts au plan écologique. On ne peut donc plus se satisfaire d’une coupure entre sciences humaines et sciences de la nature en ce qui concerne les enjeux écologiques : en ce moment, une partie des SHS participe du mouvement de destruction de la planète et il est nécessaire que nous prenions conscience du rôle souvent ambigu que nous jouons.

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Le site Indicipline, qui a pour but d’accueillir les articles de fondse complète d’un forum destiné aux échanges, au débat d’idée et la réactivité. L’adresse de ce forum est la suivant : http://indiscipline.fr/forum/

Il estaccessible en cliquant sur l’onglet “Forum” au dessus du bandeau de titre du site.

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1) - Nous vivons une époque étonnante. Entre le “tout est art” des uns, du graffiti dans une cave de HLM à Soulages, de “Nique ta mère” jusqu’à Alain Nadaud, du karaoke à Hélène Delavault, de la techno à Xenakis, ce confusionnisme “in” est l’exact contrepoint d’un confusionnisme “out”, pour qui rien n’est art qui n’ait été consacré d’une onction à la fois extrême et patrimoniale.

Ce “tous artistes, du moment que ça bouge” est le miroir du “personne artiste, sauf les morts”. Ce qui les relie c’est bien, en définitive, une conception marchande. L’art se rencontre aux rayons des supermarchés, l’art c’est ce pour quoi des gens sont décidés à payer, l’art n’est pas dans la vie, et Jacques Toubon, dont on s’émerveillait à sa nomination à la Culture qu’il connût le nom du dernier Goncourt, symbole archaïque de la marchandisation culturelle, rejoint ici Jack Lang, le Loopi de Loop du sponsoring, courant en zigzag après les artistes en leur criant : “I am zé goude woulfe”….. Audimat et réification restent les mamelles de l’art officiel.

Sans doute face à ce consternant vide de la pensée, faut-il tenter de poser quelques jalons et dire qu’il y a des artistes et qu’ils sont vivants. Bien sûr, il y a des alchimistes nuls, qui fabriquent du plomb avec de l’or, mais l’action artistique consiste précisément, d’abord à se doter d’outils critiques adéquats, puis à chercher collectivement comment faire la différence. Est-il réellement impossible d’évaluer l’art contemporain ? Qu’est-ce qui, dans la création contemporaine fait aujourd’hui sens ? Où sont les tentatives d’élaborer de nouveaux langages ? Que nous disent-ils sur notre monde ? Comment, enfin, ouvrir les pistes qui y mènent à tous ceux dont nous aurons su (r)éveiller l’appétit de savoir ou même la simple curiosité ?

2) – Avignon 98. Un comédien, Charles Berling, interprète une pièce de Sophocle, “Oedipe le tyran”, dans la version de Hölderlin. Une oeuvre importante et difficile qui demande à l’évidence à chacun, metteur en scène, comédien, spectateur, un effort intellectuel. Parlant sur France-Inter, à un journaliste qui n’en demandait pas tant, ce comédien se sent obligé de préciser que “ce n’est pas du tout intello-chiant” (sic !). Pourquoi consentir une telle bassesse ? Que signifie dans la bouche d’un comédien marqué à la gauche chic du théâtre subventionné une si répugnante pitrerie ?

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L’État n’est pas fait pour diriger l’art mais pour le servir, et il le sert dans la mesure où ceux qui en ont la charge le comprennent. (A. Malraux)

La question posée par Malraux taraude depuis trente ans les artistes, et ceux qui, ayant développé une sensibilité et une connaissance de l’art, sont en charge, sur le terrain, de sa diffusion, de « l’élargissement du cercle des connaisseurs ».

Les tendances récentes des décideurs politiques, Ministère de la Culture, collectivités territoriales, rendent cette question d’une urgence dramatique.

Au début de la décentralisation, avaient été nommés à la direction des lieux de diffusion de l’art, soit des artistes, soit des amoureux de l’art, de ceux qui avaient parcouru les chemins de l’art, établi un dialogue riche avec les artistes, s’étaient inlassablement interrogés sur la nature de l’art, sa place et son rôle dans la société, sur sa diffusion dans toutes les couches de la population, sur les pratiques artistiques, bref sur l’art vivant.

Au Ministère, des artistes ou de vrais connaisseurs de l’art étaient majoritairement les référents des acteurs de terrain.

Quelle est la situation aujourd’hui ?

Les énarques, il y a 20 ou 30 ans, méprisaient joyeusement le Ministère de la Culture, où les perspectives de carrière étaient bien maigres. N’y venaient que quelques passionnés qui choisissaient de faire un métier pour lequel ils ressentaient ces affinités électives qui sont parfois si fortes, plutôt que de grimper les étapes d’un plan de carrière soigneusement planifié, avec pantouflage ou carrière politique à la clé.
Aujourd’hui, à l’exemple de certains politiques, le Ministère de la Culture est un marchepied intéressant pour les carriéristes. Qu’on se souvienne qu’y sont passé Philippe Douste-Blazy, Philippe de Villiers, François Léotard, mais aussi André Santini1, Jean-Philippe Lecat, Françoise Giroud, Michel d’Ornano, Jacques Toubon ou Michel Duffour à qui l’on doit le consternant statut des EPCC, mais on abordera plus loin ce point.
Les deux derniers ministres en poste ne dérogent pas à la règle : Jean-Jacques Aillagon voulait surtout être Maire de Metz, on a les ambitions qu’on peut, d’où la création, dont l’urgence n’était pas aveuglante, d’une « antenne » du CNAC Georges Pompidou dans cette bonne ville de garnison. L’antenne est là, mais on sait ce qu’il est advenu de l’ambition…

Quant à Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre en exercice pour encore deux mois, la visite de son site de député, lors de sa nomination, ne jetait qu’une bien faible lueur sur son intérêt pour l’art. Nommé pour calmer la révolte des artistes en 2003, il a joyeusement trahi sa parole et, tel un Titan entassant Pélion sur Ossa, il a accumulé décisions consternantes sur réductions de crédits.

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  1. Durant les quelques mois passés comme Secrétaire d’État à la Culture, sa principale action aura été d’obtenir pour le conservatoire d’Issy-les-Moulineaux, ville dont il est Maire, le label d’École Nationale de Musique. Ensuite, sans doute épuisé par l’effort, il a quitté le Ministère. []

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“¿EDUCACIÓN EN VALORES y EDUCACIÓN LIBERADORA ?”

Viendo desde otro punto de vista, qué sería de algunos de nuestros brillantes especialistas y reputadísimos pedagogos, si la educación en el Perú fuese de calidad. Qué sería de nuestros eximios investigadores e ilustrísimos maestros, si la virtud de nuestra educación fuese la excelencia. Qué sería de nuestros reverendos doctores y distinguidísimos profesores, si la educación tuviera el nivel que deseamos. Pero, gracias a la ‘generosidad’ de la crisis educacional, muchos de nuestros especialistas no hacen más que aprovecharse de la situación desastrosa del sector. Gracias a la ‘longanimidad’ del colapso de la educación, los pedagogos organizan cónclaves para chacharear sobre la calidad. Y gracias a la inutilidad gubernamental, nuestros maestros nos muestran su verdadero rostro y nos exponen la exiguidad de sus conceptos sobre la educación. Ahora por fin entendemos el por qué de esas inútiles discusiones sobre la base de estultas interrogantes : « ¿para qué queremos educar ? ». Nuestros envalentonados que critican al gobierno y que cobran del Estado, dicen que el presidente Toledo no sabe de educación. Pues, sí. Tienen razón, él no sabe nada de educación, y yo lo he dicho sin reticencias ni eufemismos y casi temerariamente, en un artíuclo anterior titulado : « Buenas noches educación ». Lo que el jefe de Estado sabe es, de instrucción, de adiestramiento, de adoctrinamiento, de amaestramiento ; pero, de educación no sabe absolutamente nada. De modo que él no puede dar lo que no tiene. Y, nuestros especialistas que pontiofican sobre la calidad y la excelencia, ¿saben de educación ? ¿Alguna vez han explicado sobre lo que significa educar ?. Claro, existen honrosas excepciones que tienen conceptos claros e ideas precisas, pero son muy pocos. Son esos que nunca han ostentado cargos ministeriales ni algo parecido. Ellos están en lo suyo, convencidos de que la educación no tiene salvación. Pero no es exactamente de ellos de quienes quiero ocuparme, sino de los otros. De esos que creen que inculcar es ‘educar’, adocenar es ‘educar’, uniformar es ‘educar’, y que aseguran que la única manera de formar a la niñez con valores es a través de la religión. De aquellos que piensan que la enseñanza del folclor en los centros educativos genera desarrollo y que la mayor cantidad de ordenadores garantiza lacalidad educativa. A eso se reduce sus conceptos de ‘educación’. Por eso, el ‘novedoso’ título de sus publicaciones y sus certámenes pedagógicos, suenan cual vetustas chicharras golpeándonos sin piedad en nuestros maltratados tímpanos. ¡Dios mío ! Qué país es este, donde los viejos especialistas, analistas, investigadores dedicados por larguísimos años a la educación, no saben lo que significa educación. Entonces, por un lado nos hablan de la « educación emancipadora », y por otro, ensoberbecidos se desgañitan sobre sus ostentosos seminarios : « ¡Propuestas para una educación liberadora ! » Es infinitamente increíble que muchos de estos personajes sean requeridos por los gobiernos de turno, no sólo como asesores y consultores, sino también como capacitadores y actualizadores de docentes, e incluso como funcionarios. Y lo fatal y lacerante de todo, es que la Educación peruana está en manos de este tipo de ‘especialistas’ que creen que existe ‘educación’ que esclaviza, ‘educación’ que subyuga, ‘educación’ que somete, ‘educación’ que encadena. Entonces, se les enciende una chispa de ‘lucidez’ y proponen discutir sobre una ‘educación liberadora’, y quieren ni siquiera concienciar, sino ‘concientizar’ a los docentes sobre la importancia de la ‘educación emancipadora’. En este mismo frente también están los que piensan que existe la ‘educación’ en desvalores, ‘educación’ que deforma, ‘educación’ que pervierte, ‘educación’ que degenera. Entonces,luego de un largo y ‘sesudo’ análisis, gritan ¡eureka ! : han descubierto la solución. En seguida entra en ‘debate’ la ‘educación en valores’, y sobre ella : escriben artículos, publican libros, pontifican en seminarios, exponen en certámenes pedagógicos. Aquí cabe decir con la hidalguía schopenhauereana, que cuando nuestros ‘especialistas’ y ‘pedagogos’, dotados de cierto conocimiento sobre la ‘educación’ nos salgan con sus inútiles y estultas verborreas, hemos de mofarnos de ellos abiertamente, hasta que la verguenza les haga recuperar el sano juicio, y sepan que la educación es estrictamente subversiva, infinitamente desesclavizadora, cabalmente liberadora, rigorosamente emancipadora. En consecuencia, aquella que carece de virtud liberadora y de fuerza emancipadora, simplemente ya no es educación, sino, otra cosa. Por tanto, nos se puede discutir ni debatir un tema inexistente.

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On se souvient des déclarations du Medef critiquant certains manuels d’économie utilisés au lycée qualifiés de trop « marxistes »… Education et idéologie auraient des liens ténus. Soyons vigilants.

Quelles sont les valeurs enseignées à l’école en matière d’éducation civique ? Comment parle-t-on de citoyenneté aux nouvelles générations ?

Pour le savoir, il peut être utile de se référer au « Cahier du Citoyen » édité par Hachette Education (2005). Pour nombre de collèges, ce manuel figure dans la liste des fournitures et livres à acheter en début d’année de 5ième. Il en existe certainement d’autres, disponibles chez d’autres éditeurs : le traitement des axes du programme officiel y est-il sensiblement différent ? Comment sont choisis au collège les manuels pédagogiques de référence ?

Ces questions restent ouvertes mais la lecture critique du manuel édité chez Hachette fournit un début de réponse édifiant !

La citoyenneté enseignée à l’école : « Egalité, Solidarité, Sécurité »

Depuis quand la Sécurité est-elle une valeur citoyenne ?

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Au chapitre de cette éducation :

Passons sur la Sécurité routière page 58 redoublée par « un comportement responsable sur la route » (page 60) et un zoom de circonstance « conduire un 50 cm3 » (page 62).

- Page 54 : La sécurité dans la vie quotidienne

Où les notions enseignées sont désignées par « dangers », « accidents », « pièges » avec leur corollaires : bons « réflexes », « prévention ».

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